L'homelie du dimanche

28 octobre 2018

Toussaint et défunts

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 12 h 00 min

Toussaint et défunts

 

Cf. :

Toussaint : un avenir urbain et unitaireCimetière à Nièvre en France à la Toussaint.

Toussaint alluvionnaire

Les cimetières de la Toussaint 

Tous un : la Toussaint, le cimetière, et l’Église… 

Toussaint d’en-haut, Toussaint d’en-bas 

Toussaint : le bonheur illucide

Ton absence…

La mort, et après ?

J’irai prier sur vos tombes (Toussaint)

Le train de la vie

Mots-clés : ,

29 octobre 2017

Toussaint : la mort comme un poème

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 22 h 00 min

Toussaint : la mort comme un poème

 

Cf. également :

Toussaint : un avenir urbain et unitaire

Toussaint alluvionnaire

Les cimetières de la Toussaint 

Tous un : la Toussaint, le cimetière, et l’Église… 

Toussaint d’en-haut, Toussaint d’en-bas 

Toussaint : le bonheur illucide 

 

Une fois n’est pas coutume : laissons la parole à un poète pour nous introduire dans la tonalité si particulière de cette belle fête de Toussaint, que Verlaine désigne si justement comme « notre double fête à tous ».

 

Ces vrais vivants qui sont les saints,

Et les vrais morts qui seront nous,

C’est notre double fête à tous,

Comme la fleur de nos desseins,

 

Comme le drapeau symbolique

Que l’ouvrier plante gaîment

Au faite neuf du bâtiment,

Mais, au lieu de pierre et de brique,

 

C’est de notre chair qu’il s’agit,

Et de notre âme en ce nôtre œuvre

Qui, narguant la vieille couleuvre,

À force de travaux surgit.

 

Notre âme et notre chair domptées

Par la truelle et le ciment

Du patient renoncement

Et des heures dûment comptées.

 

4966 Novembre 2012  pour tous Mais il est des âmes encor,

Il est des chairs encore comme

En chantier, qu’à tort on dénomme

Les morts, puisqu’ils vivent, trésor

 

Au repos, mais que nos prières

Seulement peuvent monnayer

Pour, l’architecte, l’employer

Aux grandes dépenses dernières.

 

Prions, entre les morts, pour maints

De la terre et du Purgatoire,

Prions de façon méritoire

Ceux de là-haut qui sont les saints.

 

Paul Verlaine (1844-1896)

Recueil : Liturgies intimes (1892).

 

 

LECTURES DE LA MESSE

 1ère lecture : « Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 2-4.9-14)
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

Psaume : Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent,
qui cherchent la face de Dieu de Jacob !

2ème lecture : « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-3)
Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Evangile : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

 Acclamation : Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. 
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Patrick Braud

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30 octobre 2016

Le train de la vie

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

Le train de la vie

 

Cf. également :

Ton absence…

La mort, et après ?

En ce jour de prière pour les défunts (tous les défunts ! pas seulement ceux que nous avons aimés…), voici un texte, de source anonyme, qui circule sur la toile et nous invite à penser à eux autrement.

Afficher l'image d'origineLa vie est comme un voyage dans un train :
on monte et on descend, il y a des accidents,
à certains arrêts, il y a des surprises
et à d’autres, il y a une profonde tristesse.

Quand on naît et qu’on monte dans le train,
nous rencontrons des personnes et nous croyons
qu’elles resteront avec nous pendant toute le voyage:
ce sont nos parents !
Malheureusement la vérité est tout autre.
Eux ils descendent dans une gare
et ils nous laissent sans leur amour et leur affection,
sans leur amitié et leur compagnie.

En tous cas, il y a d’autres personnes qui montent dans le train
et qui seront pour nous très importantes
Ce sont nos frères et nos sœurs,
nos amis et toutes les personnes merveilleuses que nous aimons.
Certaines considèrent le voyage comme une petite promenade.
D’autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage.
Il y a d’autres personnes toujours présentes
et toujours prêtes à aider ceux qui en ont besoin.
Certains quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours…
D’autres montent et descendent tout de suite
et nous avons tout juste le temps de les croiser…

Nous sommes surpris que certains passagers
que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon
et que pendant ce temps nous laissent voyager seul.
Naturellement, personne ne peut nous empêcher
de les chercher partout dans le train.
Parfois malheureusement nous ne pouvons pas
nous asseoir à côté d’eux car la place est déjà prise.

Ce n’est pas grave…le voyage est comme ça :
plein de défis de rêves, d’espoirs, d’adieux….mais sans retour.
Essayons de faire le voyage de la meilleure façon possible.
Essayons de comprendre nos voisins de voyage
et cherchons le meilleur en chacun d’entre eux.

Rappelons-nous qu’à chaque moment du voyage
un de nos compagnons peut vaciller
et peut avoir besoin de notre compréhension.
Nous aussi pouvons vaciller et il y aura toujours
quelqu’un pour nous comprendre.

Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas
quand on descendra du train pour toujours,
Nous ne savons pas non plus
quand nos compagnons de voyage feront la même chose.
Même pas celui qui est assis juste à côté de nous.

Moi je pense que je serai triste de quitter le train…. J’en suis sûr !
La séparation avec tous les amis que j’ai rencontrés dans le train
sera douloureuse, laisser mes proches seuls sera très triste.
Mais je suis sûr qu’un jour ou l’autre j’arriverai à la gare centrale
et je les reverrai tous arriver avec un bagage
qu’ils n’avaient pas quand ils sont montés dans le train.

Par contre je serai heureux d’avoir contribué
à augmenter et enrichir leur bagage.

À ceux qui font partie de mon train, je souhaite un

BON VOYAGE!

 

Patrick BRAUD

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29 octobre 2016

Toussaint : un avenir urbain et unitaire

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

Toussaint : un avenir urbain et unitaire

Homélie pour la fête de Toussaint / Année C
01/11/2016

Cf. également :

Toussaint alluvionnaire

Les cimetières de la Toussaint 

Tous un : la Toussaint, le cimetière, et l’Église… 

Toussaint d’en-haut, Toussaint d’en-bas 

Toussaint : le bonheur illucide 

 

Chaque année, pour cette fête de Toussaint, nous lisons la grandiose vision de saint Jean dans son Apocalypse, où notre avenir commun est évoqué à grand renfort d’images spectaculaires. La figure de la ville y est centrale : l’humanité ne sera pas rassemblée dans un jardin, mais dans une ville, la Jérusalem céleste, selon le langage imagé de saint Jean. Pas question de « jardin des délices », d’un Éden retrouvé, ou même des descriptions très rurales du Coran. L’histoire humaine ne revient pas à son origine, mais va vers sa plénitude, fort différente du début.

 

La cité ultime

La plupart des religions païennes prônent ce que Mircea Éliade appelle le « mythe de l’éternel retour ». Le rôle de la religion serait de rétablir l’ordre des origines, en se plaçant symboliquement en ce temps-là (in illo tempore), grâce à des sacrifices d’animaux ou humains. L’islam intégriste défend un semblable retour à la révélation soi-disant originelle (salaf = les ancêtres : le salafisme veut revenir à la parole du début, un peu à la manière du protestantisme au XVI° siècle). L’apôtre Jean – lui - nous indique un avenir radicalement différent de nos origines : non pas revenir au « jardin jadis perdu » (comme on le chantait autrefois), mais se rassembler dans une cité. Car la ville est le lieu de la promiscuité et de la proximité (positive ou négative), le lieu de l’échange, des commerces, de la rencontre, du mélange.

Orienter notre espérance de Toussaint en avant, vers un modèle de vie urbain et non en arrière, vers le jardin d’Éden, a des conséquences. C’est l’action de l’Esprit qui est en jeu : l’Esprit renouvelle la face de la Terre ; il fait toutes choses nouvelles ; il introduit la nouveauté de Dieu au milieu des hommes ; il inspire des solutions nouvelles aux questions nouvelles que ni la Torah ni Jésus n’avaient pu envisager. Le péché contre l’Esprit est justement de vouloir arrêter cette interprétation toujours en marche, de chercher à immobiliser la foi et les pratiques, de nourrir la nostalgie d’un âge d’or qui n’a en réalité jamais existé.

Afficher l'image d'origine 

Un avenir unitaire

La foule de la fin des temps que Jean décrit par sa vision est multiculturelle, « de toutes nations, tribus, peuples et langues ». « Une foule que nul ne peut dénombrer ».

L’espérance chrétienne n’abolit donc pas les différences qui actuellement nous distinguent, voire nous séparent. Pas besoin de renoncer à son identité, nationale, ethnique ou linguistique pour entrer dans la ville eschatologique. Dieu lui-même ne veut pas effacer ce qui a constitué le génie de chaque peuple. Il assume ce que chaque culture contient de « germes de vérité », de « semences du Verbe », de « préparation évangélique ».

Voilà une bonne nouvelle : marcher vers notre avenir ne signifie pas unir le monde sous une seule bannière (ce dont rêve l’islam, pas le judaïsme). Mais plutôt inventer des lieux de rencontre et d’échange où toutes les nations pourront découvrir et anticiper la communion qui les attend en plénitude en Dieu.

Avec une nuance toutefois : tous se tiendront debout (symbole de résurrection) vêtus de robes blanches. Comme la blouse des écoliers de l’après-guerre, cette robe blanche de la Résurrection remet tous les hommes à égalité : pas de privilèges réservés aux riches ou aux gens bien-nés, pas de discrimination ni de minorités, mais une commune appartenance au peuple sauvé dans le sang du Christ. C’est d’ailleurs l’étrange image que développe Jean : laver ces robes blanches et les blanchir « par le sang de l’Agneau » ! C’est évidemment le baptême, participation à la Passion-Résurrection du Christ, qui est visé par Jean.

Est-ce à dire que seuls les baptisés entreraient dans la cité ultime ? L’Église a cru autrefois devoir baptiser à tour de bras pour sauver des peuples entiers de l’enfer. Certains fondamentalistes chrétiens le croient encore. Mais l’Apocalypse ne dit pas que ces foules sont chrétiennes : le texte dit seulement que la Passion du Christ a finalement obtenu le salut pour tous ceux qui sont rassemblés ici. La preuve : tous portent cette robe blanche désormais, qu’ils ne portaient pas dans leur vie terrestre. Le baptême et la foi ne sont pas des passeports pour la vie future. Bien des êtres humains y participeront sans avoir connu Dieu ou le Christ ni même cru en eux ! Le baptême est la joie de savoir par qui chacun est aimé et sauvé. La fois est la chance de mieux connaître celui qui nous ouvre cet avenir. Ce n’est en aucun cas exclusif des non-chrétiens.

Le concile Vatican II a dû réaffirmer ce principe essentiel du salut chrétien offert à tous :

« En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, ceux-là peuvent arriver au salut éternel. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. »
(Lumen Gentium n° 16)

Afficher l'image d'origine 

Portiers du Paradis

Dans sa vision apocalyptique, Jean mentionne les accès à la Jérusalem céleste. On y entre par 12 portes, comme sont 12 les tribus d’Israël et les apôtres. Donc Israël et l’Église jouent un rôle de rassemblement de cette humanité future. Juifs et chrétiens sont des portes qui doivent ouvrir à toute humanité l’unité divine qui caractérise la nouvelle Jérusalem, « ville où tout ensemble fait corps » comme le chantent les psaumes. Avec humilité (les portes ne sont pas le cœur de la cité) et générosité (laisser passer toute la foule appelée à entrer), juifs et chrétiens ont cette mission commune de préfigurer une humanité réconciliée. Chaque fois qu’ils contredisent cette vocation (et hélas c’est arrivé souvent et cela continue !), ils sont infidèles à leur rôle de portiers du paradis.

Célébrons donc la Toussaint sans nostalgie, tournés vers l’avenir qui nous est promis : une humanité réconciliée, rassemblée en Dieu, vivant de sa communion d’amour trinitaire. Travaillons à ce que cette vision d’avenir transforme notre présent en ce sens, dès aujourd’hui.

 

 

 1ère lecture : « Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 2-4.9-14)
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

Psaume : Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent,
qui cherchent la face de Dieu de Jacob !

2ème lecture : « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-3)
Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Evangile : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

 Acclamation : Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Patrick Braud

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