L'homelie du dimanche

9 février 2013

Porte-voix embarqué

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Porte-voix embarqué

 

Homélie du 5° Dimanche ordinaire / Année C
10/02/2013

 

Admirez la technique de communication de Jésus !


Porte-voix embarqué dans Communauté spirituelle peche         Pressé par la foule, il refuse de se laisser submerger par elle au point de devenir inaudible.
Il rétablit une certaine distance, une juste distance, entre la foule et lui. Comme si, pour transmettre une parole vraie, il fallait savoir garder une juste distance, ni trop loin, ni trop près?

 

         Bien plus encore, Jésus s’éloigne un peu en réquisitionnant la barque de Simon. Car il s’impose un peu, notre brave Jésus : alors que les pécheurs étaient fatigués de leur nuit de labeur, il monte à bord sans crier gare, et demande à Simon de reprendre les rames. Comme si, pour nourrir les autres d’une parole consistante, il fallait savoir réquisitionner les médias disponibles. L’abbé Pierre l’avait senti d’instinct, lui qui a lancé son fameux : « Mes amis au secours ! » au micro de Radio Luxembourg. Le 1er février 1954.


Bien plus encore,
Jésus joue habilement des propriétés acoustiques de l’eau du lac de Génésareth. Tous les marins savent en effet que les bruits, et la voix humaine, se propagent de manière extraordinaire sur l’eau calme : on peut parler sans crier, et la surface polie du lac va représenter ces paroles sur des kilomètres. Comme si, pour s’adresser à une foule, il fallait être aussi habile dans les techniques de communication que les meilleurs techniciens des médias utilisés?


Vous l’avez deviné : le début de notre évangile d’aujourd’hui peut se lire comme
un petit traité de communication chrétienne !

Savoir trouver la juste distance avec l’auditoire, réquisitionner gentiment les médias disponibles, en maîtriser avec sagesse les techniques oratoires : Jésus n’a pas dédaigné s’inscrire dans la culture de la communication de son époque ! Ici avec le coup de la barque haut-parleur, là avec l’art des paraboles, ailleurs encore avec des gestes frappant l’imagination (vendeurs chassés du Temple?) ? Nous pouvons entendre son appel à faire retentir l’Évangile dans notre culture médiatique actuelle.


Radios, télévisions, Internet, MP3 : les enfants naissent aujourd’hui entourés d’écrans ; leur monde est numérique et ils y sont à l’aise.

« En tant qu’élément du phénomène de la mondialisation, les médias, en raison même du développement rapide de la technologie, façonnent profondément l’environnement culturel (cf. Jean-Paul II, Lettre apostolique Le progrès rapide, n. 3). En effet, d’aucuns affirment que l’influence éducative des médias dans la formation rivalise avec celle de l’école, de l’Église, et peut-être aussi avec celle de la famille. « Pour beaucoup, la réalité est ce que les médias reconnaissent comme telle » .

(Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, Aetatis novae, n. 4) ».
(Message de Benoît XVI pour la Journée des Communications sociales 2007)

 

Patrick Braud


- Quelle influence ont les médias sur les enfants ?

Ne diabolisez pas trop vite. C’est une formidable fenêtre sur le monde.

Évidemment, passer 2h15 en moyenne par jour devant un écran de télé pour un enfant de 11?14 ans c’est beaucoup ; mais les adultes y passent 3h30 eux : qui donne l’exemple de quoi ?
Évidemment surfer pendant des heures sur Internet agace les parents. Mais les sociologues remarquent que le goût pour l’écriture revient avec le clavier, la curiosité est décuplée par l’immense encyclopédie vivante en ligne, les confidences amicales passent aussi par le tchat et Facebook.

         Bien sûr il y a des dangers ; bien sûr il y a des risques. Bien sûr Jésus aurait pu chavirer dans la barque de Pierre.

« Le lien entre enfants, médias et éducation peut être envisagé sous deux aspects: la formation des enfants par les médias; et la formation des enfants pour avoir une attitude appropriée face aux médias. (…)

Éduquer les enfants à un jugement critique dans l’usage des médias relève de la responsabilité des parents, de l’Église et de l’école. Le rôle des parents est primordial. Il est de leur droit et de leur devoir d’assurer une utilisation prudente des médias, en formant la conscience de leurs enfants à exercer un jugement sain et objectif qui les guidera alors dans le choix ou le rejet des programmes qui sont à leur disposition (cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, n. 76). Pour cela, les parents devraient avoir les encouragements et le soutien des écoles et des paroisses, assurant que ce devoir parental difficile, bien que passionnant, est accompagné par toute la communauté.

L’éducation aux médias devrait être positive. Des enfants exposés à ce qui est excellent sur le plan esthétique et moral reçoivent une aide pour développer leur jugement, leur prudence et leur sens du discernement. Il est aussi important de reconnaître la valeur fondamentale de l’exemple des parents ».


Évangéliser, c’est aussi nourrir l’imaginaire de celui à qui on s’adresse. Cet imaginaire se construit dans la tête d’un enfant à travers les représentations, l’éveil artistique, le goût de la lecture, l’initiation au langage des images, des écrans, de l’Internet. Voilà pourquoi notre Église a depuis toujours été pionnière en communication. Rappelez-vous les dessins sur verre utilisés au catéchisme avant la guerre, puis les cinémas paroissiaux, les journaux catholiques, la messe à la télévision, Radio Vatican, et maintenant RCF ou radio Notre Dame, KTO etc.

 communication dans Communauté spirituelle

         À nous de comprendre que l’Église est faite de communautés éducatives, où l’on peut faire face aux questions de vie et de mort dont les jeunes sont porteurs. Pour cela, le dialogue entre générations est indispensable. Nous en sommes capables !


         Éduquer les enfants aux médias de leur temps ; nous laisser en retour façonner par l’inculturation de l’annonce du Christ dans ces médias, grâce et avec les jeunes qui ont bien des choses à nous apprendre sur ce monde médiatique.

 

Que le Christ au bord du lac, prêchant sur l’eau à la foule, nous insuffle un Esprit de communicateurs passionnés.

 

1ère lecture : Révélation du Dieu saint et vocation d’Isaïe (Is 6, 1-2a.3-8)

Lecture du livre d’Isaïe

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler.
Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »

Psaume : Ps 137, 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8

R/ Saint est le Seigneur notre Dieu !

De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’oeuvre de tes mains.

2ème lecture : La tradition de la foi au Christ mort et ressuscité (brève : 1…11) (1Co 15, 1-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu, et vous y restez attachés,
vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,
et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,
et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois ? la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts ?
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m’a comblé n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi.
Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà votre foi.

Evangile : La pêche miraculeuse. La vocation des Apôtres (Lc 5, 1-11)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.
La voix du Seigneur appelle :
« Venez, suivez-moi, je ferai de vous
des pêcheurs d’hommes. »
Alléluia. (cf. Mt 4, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
À cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L’effroi, en effet, l’avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Patrick Braud    

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