L'homélie du dimanche (prochain)

28 avril 2012

La Résurrection est un passif

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La Résurrection est un passif

Homélie du 4° dimanche de Pâques  29/04/2012

Notre époque est à l’individualisme, dit-on. Le mot d’ordre serait : ‘il faut que tu t’en sortes. N’attend rien des autres. Réussis à la force du poignet. Accroche-toi et tu verras que tu as en toi tout pour accomplir tes rêves.’ Un corollaire inquiétant de cet hymne au mérite est ailleurs le mépris des pauvres et des perdants de la vie. Ceux qui n’arrivent pas à sortir de leurs galères sont ceux qui ne le méritent pas. Ils n’ont pas su mobiliser leurs énergies et leurs talents : tant pis pour eux, car personne ne peut le faire à leur place.

Les lectures de ce quatrième dimanche de Pâques s’inscrivent radicalement en faux contre cette mentalité du self-made-man. Regardez les verbes employés : ils sont presque tous au passif.

Le paralysé de la Belle Porte du Temple de Jérusalem « a été sauvé ». Il ne s’est pas sauvé tout seul, à force de rééducation ou de mendicité. Dans la bouche de Pierre (dans son « kérygme »), Jésus le Nazaréen « a été crucifié par vous, et ressuscité par Dieu ». Comme une balle de ping-pong, Jésus est d’abord livré à la foule, avant d’être délivré par son Père. Il a été « rejeté » puis il fait « pierre d’angle » (Ac 4,8-12).

La résurrection n’est donc pas à mettre à l’actif de Jésus, mais de son Père, et au passif de la foule. Personne ne se ressuscite lui-même. Personne, encore moins le Fils unique, celui qui choisit de se recevoir sans cesse d’un Autre avec qui il ne fait qu’un. D’où le paradoxe de l’évangile de Jean, où Jésus semble affirmer que c’est lui qui fait tout : « je donne ma vie, pour la reprendre ensuite », avant de préciser qu’il ne le fait qu’en communion avec son Père, de qui il reçoit la force et la puissance pour traverser la mort : « voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jn 10,11-18)

Souvenons-nous que la dernière tentation du Christ sur la croix, c’est justement de renoncer au passif, pour tenter de survivre tout seul. Par trois fois (cf. les trois tentations au désert), on lui suggère sur la croix : « sauve-toi toi-même ». (Lc 23, 34-38). Il refusera jusqu’au bout, parce que sa vie c’est de se recevoir et non de prendre.

Le verbe ressusciter devrait donc, du côté du Christ comme du côté des hommes, se conjuguer toujours au passif.
Personne ne peut se ressusciter lui-même.
Pour Dieu seul la résurrection est un actif.

Du coup, c’est l’ensemble de la vie chrétienne qui est placée sous le signe du passif : être sauvé, être aimé, être appelé. Comme la vie humaine d’ailleurs : personne ne s’est fait naître lui-même. On est d’abord conçu avant de concevoir, parlé avant de parler, éduqué avant d’éduquer, aimé avant d’être aimé. Saint Jean le dit avec force dans la deuxième lecture : c’est « Dieu qui a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes ».

Ce passif est au coeur de la résurrection du Christ, et donc de la nôtre. En fait, la résurrection est un acte trinitaire : le Fils est relevé d’entre les morts par son Père dans la force de l’Esprit. Les trois sont unis dans cette plongée aux enfers et cette remontée lumineuse. Même la déréliction de Jésus, abandonné sur la croix, est la volonté commune des trois d’aller chercher et sauver ceux qui étaient perdus. « Aussi Dieu l’a-t-il exalté, et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2,6-11).

Les conséquences de ce passif résurrectionnel sont pour nous immenses.
Non il n’est pas vrai que chacun doive s’en sortir seul, en comptant sur ses seules forces.
Non il n’y a pas de loi d’airain qui condamnerait les pauvres ou les vaincus de cette société à ne s’en prendre qu’à eux-mêmes.
Le vrai salut est de pouvoir compter sur d’autres. Cela peut paraître humiliant, puisqu’on nous répète à l’envi que c’est une faiblesse coupable. Mais cela se révèle humanisant, parce qu’on apprend ce que être aimé signifie.

 

Être ressuscité, c’est recevoir de l’autre le courage de se relever.
C’est faire l’expérience d’une dette que je ne pourrai rembourser qu’en ressuscitant à mon tour quelqu’un qui ne pourra pas me le rendre.
C’est finalement recevoir de Dieu la force de vaincre la mort, quelque soit le visage que celle-ci prend en nous et autour de nous.

Acceptons de verser cette capacité résurrectionnelle à l’actif de Dieu, à notre propre passif. Cela passe par l’appui sur d’autres, la confiance, l’ouverture, la confidence, l’humble appel à l’aide…

Pâques est une fête pour ceux qui acceptent de recevoir.

 

1ère lecture : Le kérygme de Pierre (Ac 4, 8-12)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Convoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’lsraël : c’est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c’est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. En dehors de lui, il n’y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »

Psaume : 117, 1.4, 8-9, 22-23, 28-29

R/ Sur la pierre méprisée par les maçons, Dieu a fondé son oeuvre

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants !

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’?uvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

2ème lecture : Dans son amour, Dieu fait de nous ses enfants(1Jn 3, 1-2)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes bien-aimés,
voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ? et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est.

Evangile : Le Bon Pasteur se donne pour son troupeau (Jn 10, 11-18)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie.Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
Patrick Braud

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21 avril 2012

Bon foin ne suffit pas

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Bon foin ne suffit pas

 Homélie du 3° Dimanche de Pâques  22/04/2012

 

La parabole du foin et du râtelier

« Qu’importe que le foin soit bon, si le râtelier est trop élevé ? »

Mgr. Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, rapporte cette anecdote savoureuse de la dernière assemblée épiscopale tenue à Lourdes. Un conférencier devait tenir éveillés les évêques en un début d’après-midi : lourde tâche à laquelle il n’a pu satisfaire. Son propos théologique était sans doute construit et sérieux, mais son propos Bon foin ne suffit pas dans Communauté spirituelle pour-comprendre-les-media_150est passé très haut au-dessus des têtes mitrées qui plongeaient alors en méditation horizontale accentuée… À la sortie, l’un des assoupis rapportait cette vérité du foin : « le foin était sans doute très bon, mais le râtelier était trop haut ».

En termes techniques, on pourrait dire que le faire-savoir est aussi important que le savoir-faire. « Medium is message » comme l’écrivait le pionnier des théoriciens des médias, Marshall MacLuhan. La façon de communiquer fait partie du message délivré.

 

L’inculturation du kérygme

Dans les Actes des Apôtres que nous lirons pendant tout le temps pascal, Pierre, Paul et les autres ont bien compris cet énorme enjeu : si l’annonce de la Résurrection n’est pas adaptée à la culture des auditeurs, elle sera incompréhensible ou irrecevable.

Par chance, ce livre des Actes a recueilli plus d’une vingtaine de ces annonces pascales. On les appelle kérygme, d’un mot grec qui signifie crier, annoncer publiquement une nouvelle très importante.

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Que constate-t-on en étudiant ces kérygmes en détail ? Qu’ils varient dans leur style, leur argumentation, les mots choisis. De Pierre parlant aux pèlerins de la Pentecôte à Jérusalem à Paul s’adressant aux sages grecs de l’Aréopage d’Athènes, l’annonce de la joie de Pâques s’adapte à la culture de ses auditeurs.

Cette inculturation s’impose donc aux apôtres comme une nécessité spirituelle : aimer l’autre exige de le rejoindre dans sa culture pour lui révéler la résurrection du Christ de l’intérieur, sans autre violence que celle du choc de Pâques.

 

Relisez le kérygme de Pierre en ce troisième dimanche de Pâques (Ac 3,13-19). Pierre sait qu’il parle des juifs pratiquants. Il reconnaît leur qualité en les appelant « hommes d’Israël », et en rappelant que Dieu est celui « d’Abraham, Isaac et Jacob », « le Dieu de nos pères », s’incluant ainsi lui-même dans le peuple à qui il parle. Puis il dit vous lorsqu’il évoque la Passion de Jésus, livré, rejeté, dédaigné pour Barabbas par cette foule de Jérusalem. Tout de suite il adoucit cette charge en les appelant « frères », et en rappelant que c’est « dans l’ignorance » qu’ils ont agi (« ils ne savent pas ce qu’ils font », a fort justement plaidé Jésus en leur faveur).

Il fera ensuite référence à Moïse, à l’Alliance, aux prophètes, pour convaincre ses frères juifs que Jésus est bien le Messie humilié annoncé par les Écritures.

Vers la fin du livre (Ac 17,22-34), Paul s’appuiera quant à lui sur les philosophes grecs et une statue dédiée « au dieu inconnu » à Athènes, car il s’adresse à Aréopage qui ne connaît pas les écritures juives.

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On peut faire l’étude exhaustive de tous ces kérygmes : ils ont une structure commune, mais s’adaptent toujours à la culture de leurs auditeurs.

C‘est donc une loi normative pour l’Église encore aujourd’hui : ne pas annoncer le Christ ressuscité en Afrique avec les mêmes mots qu’en Europe. Enraciner la joie de Pâques dans les cultures africaines, orales et concrètes, pleines de magie et d’invisible, ne se fait pas de la même façon qu’en France par exemple, dans une culture marquée par la rationalité et l’abstraction. Le grand succès des Églises baptistes et évangéliques dans nos métropoles tient d’ailleurs largement à une inculturation réussie auprès des minorités ethniques : miracles, ferveur, émotion alliant la fête, le corps et l’expérience. La désaffection des jeunes générations pour les assemblées catholiques vient en grande partie d’un déficit d’inculturation : pas d’images PowerPoint ou multimédia, une musique exculturée, des mots difficiles, peu de participation… Il n’en faut pas plus pour transformer en corvée ce qui est au départ une joyeuse annonce !

 

 

La pédagogie du Ressuscité

Plus que jamais, il nous faut décrypter les valeurs et les codes des nouvelles cultures technologiques et urbaines qui émergent autour de nous. Plus que jamais il ne faut faire confiance à l’Esprit de Pentecôte pour s’appuyer sur les « semences du Verbe » répandues dans les cultures actuelles. Répéter un message ancien ne suffit pas : il faut le traduire sans cesse, le nettoyer de sa gangue d’autrefois pour en retrouver le noyau vital.

D’ailleurs, c’est ce que fait le ressuscité dans l’Évangile d’aujourd’hui (Luc 24).

Il commence par rejoindre ces deux hommes sur leur route d’Emmaüs, allant même jusqu’à s’éloigner avec eux de Jérusalem, ce qui est symbolique de leur état d’esprit désabusé après le vendredi maudit. Il les écoute, et laisse parler, pour s’imprégner de leurs références, pour comprendre leurs espoirs déçus. Après seulement, il leur annonce comme aux apôtres apeurés la joie de Pâques, mais à partir de ce qu’ils connaissent tous, à partir de leur identité profonde : Moïse, les prophètes, les psaumes, le Messie, l’Écriture.

Voilà ce que toute l’Église devrait commencer par faire : cheminer avec, écouter, comprendre la culture de l’autre de l’intérieur, lui parler avec ses mots pour que l’annonce de la Résurrection le touche au plus profond, le bouleverse dans ses entrailles.

 

Sommes-nous à la hauteur de ce défi ?

Que connaissons-nous de nos cultures environnantes ? des langues, des langages, des images et des références de nos contemporains ?

Question de génération, d’origines ethniques, d’éducation ou de milieu social : comment annoncer l’Évangile sans l’inculturer dans le monde de l’autre ?

Faisons l’effort de mieux connaître au moins l’une de ces cultures que nous ignorons (et que nous dénigrons sans doute); nous y découvrirons le Ressuscité, selon sa promesse : « je vous précède en Galilée » (Mc 14,28; 16,7), c’est-à-dire dans une culture que vous ne connaissez pas.

 

1ère lecture : Dieu a donné sa gloire à son serviteur Jésus (Ac 3, 13-15.17-19)
Lecture du livre des Actes des Apôtres

Devant tout le peuple, Pierre prit la parole :
« Hommes d’Israël, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré ; devant Pilate, qui était d’avis de le relâcher, vous l’aviez rejeté.
Lui, le saint et le juste, vous l’avez rejeté, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Lui, le Chef des vivants, vous l’avez tué ; mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu qui, par la bouche de tous les prophètes, avait annoncé que son Messie souffrirait, accomplissait ainsi sa parole.
Convertissez-vous donc et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés. »

Psaume : Ps 4, 2, 7, 9

R/ Révèle-nous, Seigneur, ton visage de lumière

Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière ! 

Beaucoup demandent : 
« Qui nous fera voir le bonheur ? » 
Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! 

Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, 
car tu me donnes d’habiter, Seigneur, 
seul, dans la confiance.

2ème lecture : Le Christ victime offerte pour nos péchés (1Jn 2, 1-5a)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier. Et voici comment nous pouvons savoir que nous le connaissons : c’est en gardant ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection.

Evangile : Le Christ ressuscité envoie les Apôtres en mission(Lc 24, 35-48)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité est apparu à ses Apôtres, il leur a donné sa paix. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s »était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d’eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os, et vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures.
Il conclut : « C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C’est vous qui en êtes les témoins. »
Patrick Braud

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