L'homelie du dimanche

4 juin 2011

Le dialogue intérieur

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Le dialogue intérieur

 

Homélie du 7° Dimanche de Pâques    05/06/11

 

·      La force de cet homme, c’est qu’il semble habité par une relation d’échange continu avec un autre qui l’aime. Le courage de cet homme, qui va plonger dans sa Passion, il le puise dans un dialogue intérieur, qui visiblement le soutient et lui donne la force d’avancer.

 

Dans l’Évangile de Jean, c’est encore plus flagrant que dans les trois autres : Jésus n’est lui-même qu’en étant tendu vers un Autre que lui-même, avec qui il est profondément uni. D’où ces longs passages où Jésus parle à son Père. Il « lève les yeux » vers lui et lui dit en confiance sa joie, son désir, son attente.

Supprimez ce dialogue intérieur et Jésus s’effondre, incapable de rien faire par lui-même.

Il est celui qui incarne au plus haut point une relation vivante où l’autre fait tellement partie de soi qu’on se surprend à lui parler même en marchant, en travaillant, en se rasant le matin…

 

Ici, c’est à un moment particulièrement angoissant que ce dialogue se fait intense : Jésus serait qu’il va « passer » de ce monde à son Père (Jn 17). Il parle longuement à celui qui est la source et le terme de sa trajectoire humaine. Il s’appuie sur ce dialogue intérieur pour confier ceux qu’il aime, pour ne pas perdre courage, pour aller jusqu’au bout : « je viens vers toi » (Jn 17,11).

 

·      D »ailleurs, que faisons-nous à l’eucharistie, pendant ce long moment solennel où les prêtres semblent absorbés par la prière eucharistique ? Avez-vous déjà réalisé qu’en fait, c’est à un long dialogue de Jésus avec son Père dans lequel nous sommes ainsi introduits ? La prière eucharistique s’adresse au Père, à travers ce que le Fils a fait ou fait pour nous.

Le lien d’unité qu’est l’Esprit Saint, lien vivant unissant les deux, nous unit alors au Christ pour entrer à travers lui dans l’intimité de ce dialogue trinitaire.

 

L’eucharistie est une initiation au dialogue intérieur…

 

Le Christ nous associe à la conversation qu’il entretient avec son Père. D’où cet « admirable commerce » eucharistique, où l’échange amical et aimant divinise ceux qui s’y laissent introduire.

 

·      Où en sommes-nous de notre « dialogue intérieur » ?

Acceptons-nous de laisser le silence, la solitude nous décoller de notre immédiat pour nous  situer en face d’un autre ? Si nous sommes toujours le nez dans le guidon, rivés à nos objectifs à court terme, envahis par les bruits du monde, nous risquons d’étouffer cette capacité de trouver en nous un partenaire « plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes ».

 

Évidemment, des circonstances dramatiques obligent parfois à cette plongée en soi : une chimiothérapie longue avec tant de passages à vide, un divorce qui n’en finit pas, une période de chômage désespérante… D’ailleurs dans ces situations le dialogue intérieur prend plutôt la forme d’une révolte, d’une colère, d’une accusation devant tant d’injustice et d’insignifiance, ou d’un silence résigné… Mais le simple fait de dire tout cela à quelqu’un, au lieu de le garder pour soi, est salutaire.

 

En ce sens, prier peut être ne rien dire, mais le dire à quelqu’un.

 

Se tenir devant l’autre intérieur, que ce soit pour l’accuser, se réjouir, le bénir ou rester muet en face de lui, c’est déjà un dialogue intérieur qui ouvrira bien des portes.

 

Jésus est habitué à cette échange de souffle entre lui et son Père : que ce soit devant le tombeau de Lazare pour le remercier à l’avance, à Gethsémani pour transpirer son angoisse, ou ici en Jn 17 pour confier ceux qu’il aime au moment de partir.

Ce dialogue intérieur est comme une basse continue qui constitue l’identité la plus vraie de cet homme étonnant. À tel point qu’en l’appelant Christ, ses amis reconnaissent en lui l’image du Père, le partenaire privilégié d’une relation de dialogue unique, grâce à l’Esprit qui les unit.

 

Dans l’eucharistie, Jésus nous fait entrer dans ce dialogue continu qui l’alimente.

 

Dans le Notre Père, il nous tourne avec lui et en lui vers la source ultime. Jésus ne conduit pas à lui-même : il oriente vers l’Autre avec lequel il ne fait qu’un.

 

·      Voilà donc l’enjeu du dialogue intérieur : nous maintenir perpétuellement en état d’accueillir ce que Dieu nous donne ; exprimer le désir qui nous anime.

 

C’est peut-être cela la prière perpétuelle à laquelle aspirait Paul, les ermites du désert et les Pères de l’Église : tout faire sans interrompre jamais notre dialogue intérieur.

Faire 300 km en voiture, se laver les dents le matin, saluer le voisin, goûter une musique qui convient à notre âme, savourer un beau paysage, déguster un bon vin, un moment d’amitié? [1] : soignons notre dialogue intérieur !

 


[1]Les bénédictions juives expriment très bien ce désir de parler à Dieu en toutes circonstances : bénir Dieu à l’occasion d’un repas, d’un voyage, d’une visite, et même des toilettes (oui, il existe une bénédiction juive pour ce moment-là aussi, car rien de ce qui est créé ne peut être exclu du dialogue intérieur !).

1ère lecture : Les disciples réunis dans la prière après l’Ascension (Ac 1, 12-14)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n’est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)
Arrivés dans la ville, ils montèrent à l’étage de la maison ; c’est là qu’ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, arthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
D’un seul coeur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.

Psaume : Ps 26, 1, 4abcd, 7-8

R/ Oui, nous verrons la bonté de Dieu sur la terre des vivants

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ? 

J’ai demandé une chose au Seigneur, 
la seule que je cherche : 
habiter la maison du Seigneur 
tous les jours de ma vie.

Écoute, Seigneur, je t’appelle ! 
Pitié ! Réponds-moi ! 
Mon coeur m’a redit ta parole : 
« Cherchez ma face. »

2ème lecture : Bienheureux les persécutés pour le Christ (1P 4, 13-16)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Mes bien-aimés, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera.
Si l’on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.
Si l’on fait souffrir l’un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur.
Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.

 

Evangile : La grande prière de Jésus : « Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ne vous laisse pas orphelins : il reviendra vers vous, alors votre c?ur connaîtra la joie.Alléluia. (cf. Jn 14, 18; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l »heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’oeuvre que tu m’avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé. 

Je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

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23 avril 2011

Comment annoncer l’espérance de Pâques ?

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Comment annoncer l’espérance de Pâques ?

 

Comment annoncer l'espérance de Pâques ? dans Communauté spirituelle 672-chasseoeufsflickrComment allez vous parler de Pâques à vos collègues de travail ? Ils évoqueront leur long week-end en famille, leur virée au bord de la mer ou en montagne. Ils raconteront peut-être les yeux brillants de leurs enfants cherchant les oeufs dans le jardin, où se barbouillant les doigts avec les chocolats de Pâques. Mais vous ? Comment allez-vous témoigner de la joie de Pâques à vos voisins, dans votre immeuble, votre quartier ?

Il suffit peut-être d’une écoute plus profonde que d’habitude, d’une disponibilité plus sereine pour l’échange banal dans l’escalier ; il suffit de laisser l’annonce nocturne vous habiter : si le Christ est ressuscité, toute rencontre humaine a une dimension d’éternité. Si Christ est vraiment ressuscité, la banalité la plus ordinaire recèle une promesse à côté de laquelle vous ne voudrez pas passer.

 

Se taire ou proclamer ?

Dans les quatre Évangiles, dans les Actes des Apôtres, les lettres de Paul, on a l’impression que l’évènement de Pâques est si fort qu’ils en parlent à tout le monde, explicitement, à temps et à contretemps.

Impossible de faire cela sans discernement aujourd’hui !

Et en plus ce serait anti-évangélique : après 17 siècles d’histoire de l’Église en France, on ne peut pas agir comme si c’était la première Pâque.

 

À tel point que certains ont cru qu’il fallait rester discrets, ne pas brandir son étendard, mais cheminer humblement avec leurs compagnons de travail, de logement, sans rien dire de leur foi en la résurrection. Plus encore, la thèse du « christianisme anonyme » (Karl Rahner) donnait à penser qu’en fait beaucoup ne sont « pas loin du royaume de Dieu », comme dit Jésus au scribe, et sont sans doute des chrétiens qui s’ignorent, au moins sur le plan éthique. Alors à quoi bon vouloir les convertir ?

chut000 annonce dans Communauté spirituelleCette attitude a été utile et même nécessaire dans les années 60-80, où l’Église en France devait renoncer à la puissance et à la domination sociale.

La situation est bien différente aujourd’hui. Non pas qu’il faille tout rejeter de cette période où l’Église se faisait « dialogue, conversation » selon la belle expression de Paul VI  en 1964 (Ecclesiam suam). L’attitude d’humilité, d’admiration devant l’éthique et le sens humain de « l’autre » sont toujours des repères évangéliques.

Mais « l’autre » justement ne partage plus la culture, le « background », le fonds commun minimum des années 60-80. Une proportion énorme de jeunes a grandi sans jamais avoir pu ouvrir une Bible. La majorité n’a entendu parler de Jésus ou de l’Église que par les Guignols de l’Info, les blogs les plus illuminés ou des événements occasionnels comme le mariage d’un ami, l’enterrement des grands-parents. Ils ne sont pas contre la résurrection du Christ, ni pour non plus. Ils ne connaissent pas. Et – sauf à nourrir une quête personnelle plus fréquente qu’on ne le croit – ils partent en week-end de Pâques comme pour le congé du 14 juillet : en ayant le sentiment quelque part il y a bien ?quelque chose’ à l’origine, mais sans trop savoir quoi.

 

Alors la situation des chrétiens n’est pas plus confortable qu’autrefois. Se taire sur la Résurrection serait comme passer à côté d’une bande de gamins désoeuvrés sans leur proposer de jouer au basket ou au rugby. Trop parler, trop vite, trop mal, serait également dévastateur.

 

Partir du désir de l’autre

Comment sortir de l’impasse ?

Relisons les annonces de la résurrection du Christ dans l’Écriture. Elles sont si nombreuses (explicites dans le Nouveau Testament, en filigrane dans l’Ancien Testament) que vous ne n’y arriverez pas en une semaine ! Eh bien, mettez-y le mois, relisez un maximum de passages où l’annonce de la résurrection retentit. En vous demandant à chaque fois : sur quoi s’appuie cette annonce ?

Reprenez les textes de la vigile et du matin de Pâques.

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- dans la nuit de Pâques, c’est sur « la visite au tombeau », sur le désir des femmes d’honorer la mémoire de leur ami que le Ressuscité s’appuie pour se manifester  (Mt 28, 1-10).

- pour Paul ce même soir, c’est sur le baptême qu’il greffe la proclamation de la Résurrection (Rm 6,3).

- le jour de Pâques, Pierre s’appuie sur la vision de Corneille, centurion romain, pour oser entrer chez lui et l’inviter à croire que « Dieu a ressuscité Jésus le troisième jour » (Ac 10,39).

- la deuxième lecture part de la célébration populaire de la fête juive de Pâques pour en dévoiler le sens profond : « Christ, notre agneau pascal, a été immolé ». (1 Co 5,7).

- l’Évangile de Jean s’appuie sur l’amour de Marie-Madeleine pour celui qu’elle vient de perdre, ce qui la pousse à « se rendre au tombeau de grand matin » (Jn, 20,1). Puis c’est la course au tombeau de Pierre et de Jean, traduisant leur course intérieure pour trouver un sens à leur vie.

 

Bref : impossible d’annoncer la joie de Pâques sans s’appuyer sur un désir, une quête, une vision, une coutume pratiquée par l’autre. Aujourd’hui encore, la perte d’un être cher, un baptême, un rêve secret, une fête populaire, une course intérieure anime sûrement ceux que nous croisons, à un moment ou à un autre.

 

La finesse du discernement spirituel

Si nous laissons l’Esprit du Ressuscité habiter en nous, il nous donnera sa finesse de discernement pour deviner l’attente la plus vraie qu’il a déposée en l’autre.

Si nous sommes à l’écoute de cette attente, si nous lui permettons de se dire, alors très simplement la proposition de la Résurrection pourra se faire, sans violence aucune, dans le respect absolu de la conscience et de la liberté de chacun.

Témoignage discret, joie rayonnante ou annonce explicite : ce qui se passera après cette première annonce ne nous appartient pas.

 

Seule compte la finesse spirituelle avec laquelle les baptisés pourront inviter à croire ce cri déchirant la nuit de Pâques : « il est ressuscité d’entre les morts ! »

 

 

Messe du jour de Pâques

1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)

 

Quand Pierre arriva de Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui.
Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice.
Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts.
Il nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts.
C’est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. »

 

Psaume : Ps 117, 1.4, 16-17, 22-23

 

R/ Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, alléluia !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’?uvre du Seigneur, la
merveille devant nos yeux..

 

2ème lecture : Vivre avec le Christ ressuscité (Col 3, 1-4)

 

Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre.

En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

 

Evangile : Le tombeau vide et la foi des Apôtres (Jn 20, 1-9)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Patrick Braud

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