Jésus super-coach !
Jésus super-coach !
Homélie pour le 12° Dimanche du Temps ordinaire / Année A
21/06/26
Cf. également :
Une utopie à proclamer sur les toits
Terreur de tous côtés !
N’arrêtez pas vos jérémiades !
L’effet saumon
Sous le signe de la promesse
La « réserve eschatologique »
Depuis l’ouvrage de référence (Un coach nommé Jésus, InterEditions) écrit par Sophie Soria en 2005, on sait que les meilleurs coachs pourront puiser dans les Évangiles une source d’inspiration pour renouveler l’accompagnement de leurs clients. Symétriquement, les disciples du Christ auront intérêt à décoder les pratiques de Jésus grâce aux outils du coaching moderne. Il y a certes bien des différences entre les deux approches, mais également suffisamment de proximité pour que les chrétiens s’y intéressent, afin de renouveler leur interprétation des Évangiles.
Tentons l’exercice avec l’évangile de ce dimanche (Mt 10,26-33), où Jésus se révèle être un super coach !
1. Déplacer notre peur (le recadrage)
Quand Jésus dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps », il ne nie pas notre peur : il la situe ailleurs. Il ne dit pas qu’il n’y a rien à craindre : il déplace l’objet de la peur. Chrysostome commentait : « Il ne dit pas : ne craignez rien ; mais : ‘ne craignez pas ceux-ci’, afin de vous faire craindre Celui-là » [1].
Jésus nous invite ainsi à accueillir la peur (celle des disciples devant la Passion qui approche), mais en l’orientant vers le bon objet : la mort spirituelle, et non la mort physique. C’est ce qu’on appelle en coaching le recadrage : le coach invite son client à ne plus voir un obstacle comme une menace mortelle pour son identité, mais comme une donnée extérieure. En « déplaçant » la peur vers une valeur supérieure (mes principes, ma mission de vie), on neutralise l’impact paralysant des peurs quotidiennes.
On comprend bien ce que signifie le verbe recadrer [2]. C’est un terme typiquement visuel issu de la photographie ou du cinéma. Avant de prendre une photo ou un film, on doit cadrer, c’est-à-dire centrer l’objectif de l’appareil de prise de vue sur le sujet qui nous intéresse le plus, sur ce qui est le plus important à nos yeux. Recadrer, c’est donc changer de cadre, en le déplaçant soit de côté (dans les quatre directions possibles : droite, gauche, haut, bas), soit en faisant un zoom, soit en reculant pour s’éloigner du sujet. Ces deux derniers recadrages diminuant ou élargissant le cadre.
Le recadrage est un processus qui va permettre de reconsidérer une situation selon un point de vue différent de celui initialement adopté. En effet, la signification que nous accordons à un événement dépend avant tout du cadre dans lequel nous le percevons. Lorsque nous changeons de cadre, nous changeons la signification : entendre le grincement d’une porte au réveillon du jour de l’an ou le même bruit à trois heures du matin une nuit de pleine lune n’aura pas le même effet sur nos ressentis…
Recadrer notre peur ici comme nous y invite Jésus, c’est se focaliser sur l’essentiel et non sur les détails.
Le recadrage consiste donc à déplacer un comportement, un événement, une croyance, une émotion d’une perspective à une autre. Il s’agit de regarder la même réalité, mais avec d’autres lunettes.
Finalement, recadrer notre peur, ce n’est pas la nier, mais lui donner un sens différent.
Les disciples ont peur ? Oui, ils ont raison, si cette peur concerne ce qui est plus précieux encore que la vie corporelle. Qu’ils recadrent ainsi leur peur et ils auront là un formidable moteur pour résister, ne pas renier, rester fidèles à l’essentiel.
Évidemment, les différences entre le coaching et la pratique de Jésus sautent aux yeux : un disciple n’est pas un client, la peur spirituelle ne fait pas partie de l’horizon naturel du coaching, et Jésus incarne lui-même ce courage centré sur l’essentiel auquel il invite ses amis tandis qu’un coach prend soin de demeurer extérieur au parcours de son client.
Reste que le recadrage de notre peur est un outil puissant. Au lieu de craindre la perte de notre confort matériel (le corps), nous devrions craindre la perte de notre humanité et de notre lien au vivant (l’âme).
L’invitation de Jésus à déplacer notre peur est libérante : en la déplaçant du périssable vers l’essentiel, on relativise les pressions de ce monde. Il y a une hiérarchie des craintes qui nous libère de ce qui est second, voire secondaire.
Quel décentrement de vos peurs auriez-vous besoin d’effectuer ?
2. Le courage tranquille (l’alignement, le ‘flow’)
Relativiser des peurs non essentielles devient peu à peu la source d’une force intérieure, d’un courage tranquille pour affronter les obstacles (la persécution et la mort dans notre passage d’évangile).
Ce courage tranquille n’est pas l’absence de peur, mais sa domestication par une certitude plus grande. Dans la perspective de la foi, il ne naît pas d’une force de caractère innée ou d’une insensibilité, mais d’un ancrage métaphysique.
C’est une force qui ne fait pas de bruit, qui ne cherche pas le conflit pour le conflit, mais qui reste debout quand tout s’effondre.
La foi structure cette posture. Elle permet de distinguer entre ce qui passe et ce qui demeure, ce qui est essentiel et ce qui est contingent. Une mère abbesse d’une abbaye bénédictine répétait souvent à ses sœurs qui s’affolaient d’un rien : « Quid ad aeternitatem ? », « Qu’est-ce que cela par rapport à l’éternité ? ». Et les sœurs repartaient confuses, mais libérées.
En s’attachant à ce qui ne périt pas (Dieu, la vérité), le croyant déplace en centre de gravité : il ne réagit plus de manière compulsive aux événements ; il s’aligne sur cette conviction intérieure qui lui sert de boussole.
Les piliers de ce courage tranquille d’inspiration évangélique peuvent être synthétisés dans le tableau suivant :
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Piliers du courage tranquille |
Définition |
Action concrète |
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La Présence |
Se savoir accompagné en permanence (« Je suis avec vous ») |
Garder son calme dans l’incertitude. |
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La Sobriété |
Ne plus dépendre de l’approbation sociale |
Dire la vérité même si elle déplaît. |
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L’Espérance |
Croire que le mal n’a pas le dernier mot (« Je me déclarerai pour vous ») |
Persévérer dans le bien, |
En coaching, l’alignement (ou congruence) est l’état où les différentes dimensions d’une personne sont en harmonie.
Être aligné signifie que mes actions, mes compétences, mes croyances et mes valeurs profondes (le « Pourquoi ») pointent dans la même direction, sont cohérentes. Lorsqu’un individu est désaligné (par exemple, s’il fait un travail qui contredit ses valeurs), il subit un stress important et une perte d’énergie.
Lorsqu’un individu aligne ses actions sur ses valeurs profondes, il développe une résilience naturelle. Le stress diminue car le conflit interne disparaît. Comme le martyr qui témoigne, le coaché qui agit en accord avec ses valeurs profondes ressent une paix que les circonstances extérieures ne peuvent pas troubler.
Le verset 32 de notre évangile : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes », est l’expression ultime de l’alignement théologique. Le disciple ne vit pas un « double discours ». Ce qu’il croit au plus profond de son cœur (la foi) s’exprime dans ses actes et ses paroles, sans peur du jugement extérieur.
En coaching, le flow (ou ‘l’expérience optimale’) désigne un état de concentration et d’immersion totale dans une activité, au point de perdre la notion du temps et de l’ego.
Le flow se produit lorsque le défi rencontré correspond exactement à nos compétences, et que l’objectif est clair. Dans cet état, la peur de l’échec disparaît, car l’action devient le seul centre d’attention.
Le chrétien dans l’épreuve, ou le martyr dans son témoignage, entre dans une forme de flow spirituel. Parce qu’il est libéré du contrôle excessif du futur et de l’angoisse de sa survie (l’ego), il est entièrement présent à l’instant présent. Il agit avec une paix et une fluidité totale. « À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34). « Les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Mt 10, 30).
Le coaching moderne et la théologie s’accordent sur ce qui brise cet état de fluidité : la peur et la division intérieure. Ce que le coaching appelle le ‘désalignement » (ou incohérence).
Ce désalignement peut venir par exemple d’un ‘syndrome de l’imposteur’ (croire que je ne suis pas à ma juste place) ou d’une ‘dissonance cognitive’ (lorsqu’on agit contre ses valeurs).
Dans l’Évangile, c’est la tiédeur, la peur du regard des autres, ou le fait de vouloir « sauver sa vie » (Mt 10,39) en compromettant sa foi.
La différence essentielle réside dans la finalité de cet alignement. Le coaching s’arrête à la réalisation de soi (le niveau le plus haut de la pyramide de Maslow). L’évangile propose d’aller plus loin : jusqu’à la transcendance. L’alignement ne sert pas seulement à être bien dans sa peau, mais à devenir un « témoin » (martyr) qui éclaire le monde d’une vérité qui n’est pas la sienne parce qu’elle vient d’en-haut.
Quel domaine de votre vie nécessiterait aujourd’hui un meilleur alignement entre vos valeurs profondes et vos actions quotidiennes ?
3. La juste estime de soi : de la confiance musclée (le faire) à la confiance reçue (l’être)
Dans le coaching, on apprend à déminer les pièges du manque de confiance en soi qui provoque le désalignement : syndrome de l’imposteur, croyance limitante, enfermement victimaire etc. Le coaching classique est quelque peu volontariste (voire pélagien). On se dit : « J’ai confiance en moi parce que j’ai déjà réussi chose dans ma vie, parce que j’ai des compétences ». C’est une construction qui repose sur mes ressources et qui s’obtient au bout d’un processus de reconstruction.
Dans notre évangile, la confiance n’est pas construite, mais reçue d’un autre : vos cheveux sans comptés, vous valez mieux que les moineaux du ciel.
La spiritualité de Matthieu 10 propose une confiance en soi décentrée : je n’ai pas confiance en moi parce que je suis fort, mais parce que je suis « porté », « connu » et aimé inconditionnellement.
C’est ce que le coaching de « troisième génération » (plus holistique) appelle la Reliance : se sentir relié à quelque chose de plus grand que soi pour agir avec audace dans le monde. Le « courage tranquille » est alors le fruit de cette connexion : on n’est plus un moineau seul face à la tempête, mais un moineau qui sait qu’il y a un ciel.
Ce passage d’une ‘confiance musclée’ à une ‘confiance reçue’ s’appuie sur un changement de paradigme intérieur : le passage d’une autonomie crispée, centrés sur soi, à une dépendance libératrice, parce que décentrée en Dieu.
Ma valeur personnelle est un cadeau, pas une médaille, un donné et non un effort ; elle fait partie de mon identité et non de mes diplômes ; elle ne dépend pas de mes performances.
Cela libère une énergie immense. Puisque je n’ai plus besoin de prouver ma valeur, je peux me consacrer entièrement à la tâche, sans la peur de l’échec qui paralyse le volontariste. Sinon, tout repose sur « mes » épaules, « ma » volonté, « ma » force. Cela mène inévitablement à l’épuisement (le burn-out est souvent la maladie d’une confiance trop musclée qui finit par se déchirer).
Le courage tranquille de la confiance reçue déplace ce centre : on accepte de ne pas tout contrôler (lâcher-prise). Comme le moineau, on fait sa part (voler, chercher sa nourriture), mais on s’appuie sur les courants d’air (la Providence). On ne se voit plus comme un guerrier isolé, mais comme un collaborateur d’un projet plus vaste.
L’abandon le lâcher-prise ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire tout ce qui est possible avec une paix totale quant au résultat.
Nombre de jeunes retraités passent par une petite dépression où le vide de leur agenda les angoisse. Nombre de maires récemment battus aux municipales passent par un blues post-électoral où leur image sociale s’effondre… Comme si le faire déterminait l’être…
Adopter une confiance reçue transforme radicalement notre rapport aux défis :
- moins de fatigue mentale : On cesse de calculer tous les risques, car on accepte une part d’imprévu.
- plus d’audace : le « martyr » (le témoin) peut risquer sa réputation ou son confort car son trésor est ailleurs, hors d’atteinte des événements extérieurs.
- une présence accrue : en ne craignant plus le futur, on devient pleinement disponible à l’instant présent et aux personnes qui nous entourent.
C’est, en somme, passer d’un mode de survie (où l’on doit sans cesse muscler sa défense) à un mode de vie (où l’on déploie ses ailes parce qu’on se sait porté).
Autrement dit : la juste estime de soi repose davantage sur l’être que sur le faire. Si nous valons plus que tous les moineaux du ciel, si nos cheveux sont comptés, alors qu’avons-nous à craindre ? « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ » (Rm 8).
De là le courage tranquille des martyrs, qui ont davantage peur de l’infidélité que des fauves de l’arène, et qui savent que leur dignité vient de Dieu et non des hommes.
Comment ce passage d’une confiance « musclée » (volontarisme) à une confiance « reçue » (abandon) pourrait modifier votre approche du stress quotidien ?
Conclusion
Déplacer notre peur, laisser un courage tranquille s’installer en nous, fonder notre valeur en Dieu plus que sur nos actes : qu’à cela l’Esprit du Christ nous guide, lui le super-coach plus grand que toutes les sagesses humaines…
Prière au vrai coach de Vie
Seigneur,
Apprends-moi à déplacer ma peur.
Détourne mon regard de ce qui n’est que passager :
Le jugement des hommes, l’angoisse du lendemain et le bruit du monde.
Que ma seule crainte soit de m’éloigner de Ta Lumière,
Et que ce respect filial devienne ma plus grande liberté.
Donne-moi la juste estime de moi.
Rappelle à mon âme que mes cheveux sont comptés,
Que ma valeur n’est pas le fruit de mes succès,
Mais le reflet de Ton regard sur moi.
Délivre-moi de la fatigue de devoir me prouver,
Et fais-moi la grâce de m’accueillir tel que je suis, aimé et connu.
Infuse en moi ce courage tranquille.
Que ma confiance ne soit pas une crispation de ma volonté,
Mais un abandon entre Tes mains.
Accorde-moi cet alignement profond où mes paroles et mes actes
Témoignent de la paix que Tu déposes en mon cœur.
Que je sois, au milieu des tempêtes,
Comme le moineau qui vole sans inquiétude,
Porté par Ton souffle, aligné sur Ta Vérité,
Et debout dans la joie d’être Ton témoin.
Amen.
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[1]. St Jean Chrysostome, Homélies sur Matthieu, XXXIV, 2
[2]. Il ne s’agit pas ici du ‘recadrage managérial’, détournement abusif du mot pour désigner une engueulade en bonne et due forme pour rappeler au salarié ce qu’il doit faire…
LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)
Lecture du livre du prophète Jérémie
Moi Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.
PSAUME
(Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)
R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)
C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
Et moi, je te prie, Seigneur : c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.
Réponds-moi, Seigneur, car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse, regarde-moi.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement !
DEUXIÈME LECTURE
« Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
ÉVANGILE
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)
Alléluia. Alléluia. L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage. Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »
Patrick BRAUD






















