L'homelie du dimanche

20 novembre 2010

Un roi pour les pires

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Un roi pour les pires

 

Homélie du Christ Roi / Année C

21/11/2010

 

Le sacre de Napoléon 1°

Un roi pour les pires dans Communauté spirituelle versailles_sacre_napoleon

 

Si vous avez vu cette immense toile (10m x 6m!) du peintre Jacques-Louis DAVID au Louvre, vous vous souvenez certainement du geste orgueilleux du nouvel empereur. Au milieu du faste de la cérémonie, il prend lui-même la couronne pour « se faire » empereur. Puis il couronne Joséphine.

Un témoin raconte :

« la couronne étant placée sur l’autel, Napoléon la prit de ses mains et la posa lui-même sur sa tête ; cette couronne était un diadème de feuilles de chêne et de laurier en or ; des diamants formaient les glands et les fruits. Cela fait, l’empereur prit également sur l’autel la couronne destinée à l’impératrice, et la mit sur la tête de Joséphine à genoux devant lui.

[... ] Puis l’empereur, assis, la couronne sur la tête, et la main sur les Saints Évangiles, prononça le serment. » (extraits de Mémoires d’une femme de qualité, Paris, 1830)

 

Le sacre du crucifié

Ce couronnement de l’empereur contraste singulièrement avec le couronnement dérisoire du Christ : une tresse d’épines, un titre ironiquement « royal » inscrit sur une pancarte de bois [1], et comme témoins d’intronisation des soldats d’occupation, deux criminels de droit commun ?

  01-INRI Christ dans Communauté spirituelle

D’ailleurs, qui parle de roi, de règne dans cet évangile ?

Les soldats : « si tu es le roi des juifs, sauve-toi toi-même ».

Et le « bon larron » – ou du moins le malfaiteur curieusement appelé ainsi par la tradition, alors qu’il n’est pas meilleur que l’autre ! - : « Jésus souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne ».

Les soldats voient la royauté du Christ comme Napoléon voyait son sacre : se couronner soi-même, se sauver soi-même. Une royauté pour soi, pour sa gloire.

Le malfaiteur voit la royauté du Christ pour les autres : il espère qu’intronisé, Jésus se souviendra de lui.

La réponse du Christ est étrangement princière, et semble davantage provenir d’un trône que d’une croix infamante :

« Dans la promesse qu’il lui fait, Jésus s’élève au-dessus de la condition de l’homme : il parle en Dieu. Il est là, sur la Croix, semblable à un esclave, au dernier des esclaves ; mais il y a conservé la nature divine ; et parlant d’un haut d’un trône plutôt que d’une croix, il fait acte d’une puissance souveraine : il distribue le Ciel ». 

(saint Léon le Grand : sermon II sur la Passion, 1)

 

N’oublions jamais la malédiction qui s’attachait à un crucifié : « maudit soit quiconque pend au gibet de la croix » (Dt 21,23 // Ga 3,13).

Transformer la croix, ce symbole de l’exclusion, du rejet par les hommes et par Dieu, en un trône royal : voilà ce que fait la parole du criminel à qui Jésus révèle le vrai sens de sa royauté : « aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis »

C’est donc une royauté qui sauve ceux qui font confiance. « Nous avons ce que nous méritons » : eh bien non ! Avec le Christ ce n’est pas « au mérite » ! C’est « à la grâce », à la « merci » d’un don gratuit…

« On lui a infligé cette injure nouvelle de l’associer, lui, l’innocent, à des scélérats. Nous, nous avons tué des hommes qui voulaient vivre, lui a ressuscité des morts ; nous avons pris le bien d’autrui, lui, il a ordonné de distribuer ce que l’on possède ».
(saint Jean Chrysostome : sermon II sur le Bon Larron, 3)

 

Notre royauté baptismale

Par le baptême, nous sommes configurés au Christ, prêtre, prophète et roi.

Retrouvons notre dignité royale à l’image du crucifié, maudit de tous, et pourtant ouvrant aux coupables la porte du paradis.

 

Voilà une piste solide pour exercer notre royauté avec le Christ : offrir gratuitement aux pires d’entre nous une solidarité, une communion réelle (« avec moi ») qui transforme leur présent (« aujourd’hui », « dans le paradis »).

 

- En entreprise, cette royauté baptismale va transformer l’exercice de l’autorité hiérarchique (indispensable) en une farouche volonté de promouvoir ses collaborateurs, de donner sa chance à celui que tous condamnent, de dépasser les rapports marchands pour respecter la personne qui est en face. Et une personne humaine est toujours plus grande que ses actes, les meilleurs comme les pires.

 

- En famille, cette royauté baptismale va mettre enfants et parents à l’école d’une même générosité d’attention à l’autre, pour apprendre à vivre ensemble.

 

- En Église même, cette royauté baptismale devrait faire voir les « titres » et les responsabilités autrement ! Un évêque comme une catéchiste devraient « royalement » se ficher des honneurs et des titres, et ne se passionner que pour le salut des brebis perdues, des enfants « difficiles », des « mécréants » proches du bon larron…

 

Le premier acte du roi Jésus est « aujourd’hui » d’inviter un criminel à partager son paradis (avant Marie elle-même…).

Nous serons rois par lui, avec lui et en lui, si nous répercutons cette invitation à tous les damnés de la terre qui se croient maudits des hommes, maudits de Dieu.

 

 


[1]. INRI = ‘Jésus de Nazareth Roi des Juifs’, en trois langues, ce qui annonce malgré tout l’universalité de cette  étrange royauté ; cf. saint Augustin : « c’était les trois langues qui avaient la prééminence à cette époque : la langue hébraïque, la langue de ceux qui avaient la gloire de posséder la Loi de Dieu ; la langue grecque, la langue de la sagesse humaine, et la langue latine, la langue de ceux qui commandaient à l’univers »

 


1ère lecture : David reçoit l’onction royale (2S 5, 1-3)

Lecture du second livre de Samuel

Toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Nous sommes du même sang que toi !
Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, tu dirigeais les mouvements de l’armée d’Israël, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le pasteur d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ »
C’est ainsi que tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël.

 

Psaume : Ps 121, 1-2, 3-4, 5-6a.7a

R/ Ton règne, Seigneur, est un règne de paix

Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,
là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.

C’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.
Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Que la paix règne dans tes murs ! »

2ème lecture : Dieu nous a fait entrer dans le royaume de son Fils (Col 1, 12-20)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

Frères,
rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part, dans la lumière, à l’héritage du peuple saint.
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.
Lui, le Fils, Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c’est-à-dire de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, puisqu’il devait avoir en tout la primauté.
Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui,sur la terre et dans les cieux,en faisant la paix par le sang de sa croix.

 

Evangile : Le Roi crucifié (Lc 23, 35-43)

On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée,
ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Patrick Braud 

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20 février 2010

Et plus si affinité…

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ET PLUS SI AFFINITÉ ?

 

Homélie du  1° Dimanche de Carême / Année C

21/01/10

 

Les trois tentations de notre page d’évangile sont construites autour de la même structure:

chapiteau de Chauvigny

SI    tu es le fils de Dieu,          Alors     ordonne à cette pierre de devenir du pain

         tu te prosternes devant moi,             tu auras tout cela

         tu es le fils de Dieu,                         jette-toi en bas.

 

Comme quoi cela peut être particulièrement « diabolique » d’utiliser nous aussi cette structure de langage ! C’est ce que nous faisons hélas lorsque nous disons à nos proches ou à nos collaborateurs :

- Si tu es mon enfant, alors tu dois réussir en classe.

- Si tu m’obéis aveuglement, tu auras de l’avancement.

- Si tu es chrétien, tu dois tout partager…

 

On perçoit l’ombre du chantage qui pèse sur ces déclarations radicales.

Si tu es ce que tu prétends être, je te prends au mot, et tu es coincé : tu dois correspondre à l’image que je me fais de cette identité.

 

C’est presque à un débat sur l’identité nationale que nous assistons entre le démon est Jésus !

Le démon lui parle de son identité filiale pour amener Jésus à tomber dans la folie du pouvoir, démesuré, magique, tout-puissant : transformer les pierres en pain, voler dans le vide sans se faire mal…

Et Jésus lui répond justement à partir de son identité la plus intime : être fils, c’est se recevoir, et non faire tout ce dont j’ai envie.

- Recevoir sa nourriture, la vraie : la Parole qui sort de la bouche d’un Autre.

- Recevoir la gloire des mains de Dieu, à sa manière, et non pas magouiller pour obtenir une gloire trop humaine (« la gloire de ces royaumes »).

- Recevoir sans maîtriser, ce qui implique de ne pas mettre Dieu à l’épreuve en l’utilisant pour faire du spectaculaire.

 

L’identité, qu’elle soit française ou filiale, ne s’obtient pas à l’issue d’un chantage ou d’un marchandage.

Elle résulte d’un don gratuit : la nation donne à un enfant de faire partie de la communauté française, ou bien Dieu donne à celui qui croit – et qui le proclame – d’être sauvé et de devenir enfant de Dieu.

 

La deuxième lecture utilise elle aussi une structure conditionnelle : si tu crois… si tu affirmes de ta bouche… alors tu seras sauvé. Mais ce n’est pas ici pour faire pression, ce n’est pas un chantage, ce n’est pas une instrumentalisation de l’identité de l’autre, c’est au contraire une invitation à recevoir gratuitement le salut offert sans condition ! Il suffit de vouloir le recevoir pour qu’il soit réel.

Tout l’inverse du démon qui voudrait pousser Jésus à conquérir par lui-même une identité contestée : si tu es le fils de Dieu, montre-le moi, et à tous !

 

Le travail de sape des tentations est donc de nous faire croire que l’amour serait toujours au conditionnel, suspendu à telle ou telle performance.

Si tu fais cela, alors je croirai en toi? : avouons que nous mettons souvent Dieu à l’épreuve de cette manière !

- Si tu m’épargnes la maladie, alors j’irai à pied à Saint-Jacques-de-Compostelle…

- Si tu es Dieu, tu dois m’éviter ce licenciement.

- Si tu es Dieu, tu aurais dû éviter au peuple haïtien ce terrible tremblement de terre…

 

Du coup, nous reproduisons ce chantage au conditionnel avec nos collègues de travail :

- Si tu apportes de bons résultats, tu auras ta place parmi nous ;

ou avec nos familles :

- Si tu es mon mari / ma femme, tu dois m’apporter tout ce qui me manque ;

ou avec notre Église :

- Si tu es vraiment évangélique, tu dois être meilleure que les autres… (sinon je te quitte !)

 

Alors que Jésus renverse la perspective :

- Tu es enfant de Dieu… nourris-toi de sa Parole.

- Tu as déjà le salut et la vie : pourquoi te prosterner devant des idoles qui ne peuvent rien pour toi ?

- Tu es déjà aimé de Dieu : pourquoi en voudrais-tu des preuves magiques et extraordinaires ?

 

Ce renversement de perspective rejaillit donc sur nos propres comportements :

- Tu es mon collaborateur : appuie-toi sur cette confiance pour donner le meilleur de toi-même.

- Tu as mon affection, ma reconnaissance, et ce qui est à moi est à toi : appuie-toi sur ce pouvoir partagé pour te mettre au service des autres.

- Tu es mon enfant / mon conjoint / mon parent : tu n’as rien à prouver, sois libre d’être toi-même, n’écoute pas ce qui veulent te mettre à l’épreuve et Dieu avec…

 

Alors au début de ce carême, ne soyons pas des tentateurs, de ceux qui mettent une pression insupportable sur leurs proches en leur faisant un chantage permanent, comme si tout était « sous condition ».

Combattons cette tendance sournoise à tout marchander.

Car « tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent ».

 

 

 


1ère lecture : La profession de foi du peuple d’Israël (Dt 26, 4-10)

Moïse disait au peuple d’Israël : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu.
Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen vagabond, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse.
Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage.
Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions pauvres, malheureux, opprimés.
Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte par la force de sa main et la vigueur de son bras, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges.
Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel.
Et voici maintenant que j’apporte les prémices des produits du sol que tu m’as donné, Seigneur. »

 

Psaume : Ps 90, 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab

R/ Reste avec nous, Seigneur, dans notre épreuve

Quand je me tiens sous l’abri du Très Haut
et repose à l’ombre du Puissant
Je dis au Seigneur:  » Mon Refuge
mon Rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

Le malheur ne pourra te toucher
ni le danger approcher de ta demeure
Il donne mission à Ses anges
de te garder sur tous tes chemins

Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres
tu marcheras sur la vipère et le scorpion
tu écraseras le lion et le dragon

« Puisqu’il s’attache à Moi, Je le délivre
Je le défends car il connaît Mon Nom
il m’appelle et Moi Je lui réponds
Je suis avec lui dans son épreuve « 

2ème lecture : La profession de foi en Jésus Christ (Rm 10, 8-13)

Frère, nous lisons dans l’Ecriture : La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Celui qui croit du fond de son coeur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.
En effet, l’Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n’aura à le regretter.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
Il est écrit en effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.

 

Evangile : La tentation de Jésus (Lc 4, 1-13)

Après son baptême, Jésus, rempli de l »Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l »Esprit à travers le désert
où, pendant quarante jours, il fut mis à l’épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre. »
Le démon l’emmena alors plus haut, et lui fit voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre.
Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m’appartient et je le donne à qui je veux.
Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras. »
Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ;
car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder ;
et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.
Patrick BRAUD

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