L'homelie du dimanche

3 décembre 2011

Res et sacramentum

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

Res et sacramentum

 

Homélie du 2° dimanche de l’Avent / Année B

04/12/11

 

Le geste et sa visée

Curieuse, cette façon qu’a Jean-Baptiste de distinguer le baptême dans l’eau et le Res et sacramentum dans Communauté spirituelle 21baptême dans l’Esprit Saint : c’est donc que les deux ne vont pas automatiquement ensemble !

Il peut y avoir des gens qui font la démarche de l’immersion dans le Jourdain, mais qui ne sont pas pour autant plongés dans l’Esprit Saint. Et réciproquement, certains peuvent très bien nager dans l’Esprit Saint sans jamais avoir été baptisés dans l’eau ecclésiale…

 

Jean-Baptiste a formellement immergé les foules dans l’eau du Jourdain.

Jésus a de façon immatérielle irradié l’Esprit Saint tout au long de sa vie.

L’Église baptisera ensuite en unissant l’eau et l’Esprit (Jn 3,5 ; Ac 10,47) dans un même geste sacramentel.

 

Les théologiens du Moyen Âge ont précieusement recueilli cette distinction fondatrice à travers leur théorie des sacrements.

Qu’est-ce qu’un sacrement, disaient-ils ? C’est un geste avec une parole : plonger quelqu’un dans l’eau en lui disant : « je te baptise, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ».

Quel est le but du sacrement, poursuivaient-ils ? C’est communiquer la vie divine, la ‘grâce’. Mais justement, en restant fidèle à Jean-Baptiste, on est obligé de constater que les deux ne sont pas mécaniquement liés. La réalité ultime (la grâce) peut-être donner au-delà des gestes sacramentels. « Dieu n’est pas limité par les sacrements » est un vieil adage médiéval. Et beaucoup de ceux qui reçoivent les sacrements ne sont pas assurés pour autant de participer à la vie divine.

Ces théologiens ont appelé res la réalité ultime visée par le sacrement, et sacramentum le geste lui-même avec l’élément matériel qui lui correspond (l’eau pour le baptême, l’huile pour la confirmation et l’onction des malades, le pain pour l’eucharistie etc.).

On peut visualiser ainsi le triangle Res et Sacramentum qui est en jeu dans le baptême comme pour tout sacrement.

 

Les différent cas de figure sont alors :

- Sacramentum tantum (le geste seulement) :

lorsqu’un sacrement est reçu seulement par coutume ou habitude, sans libre adhésion personnelle, en dehors d’un réel désir de recevoir Dieu lui-même.

Il y a bien une démarche extérieure, mais sans correspondre à une démarche personnelle intérieure. C’est là que Jésus parle d’hypocrites : « Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres; mais leur coeur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. » (Mc 7,7)

Le terme est employé une vingtaine de fois dans le Nouveau Testament, et n’a pas dû faire plaisir à tout le monde !

 

- Res tantum (la réalité seulement,sans le geste):

lorsque la réalité de grâce est donnée par Dieu au-delà des frontières visibles, qu’elles soient ecclésiales, sacramentelles ou sociales.

Ainsi le roi Cyrus est appelé l’Oint, le Christ, alors qu’il n’est pas circoncis. Mais en permettant aux juifs de revenir d’exil, il participe pleinement à l’action de Dieu dans l’histoire.

Ainsi bon nombre de nos contemporains qui ne sont pas baptisés participent pleinement à la réalité de l’amour de Dieu par la qualité de leur désir et de leurs actes.

Ainsi bon nombre de baptisés (divorcés remariés par exemple) n’ont plus l’accès formel aux gestes de la communion eucharistique, mais peuvent participer réellement à cette communion avec Dieu et leurs frères au-delà du geste lui-même (c’est la fameuse « communion de désir »).

De toute façon, après la mort, les ?figures’ disparaîtront, et seule demeurera la réalité (res) ultime visée.

 

- Res et sacramentum (la réalité vécue dans le geste):

lorsque les deux démarches sont vécues conjointement et en cohérence.

C’est une plénitude qui réjouit les baptisés, sans disqualifier les deux autres pôles dont elle constitue pourtant l’accomplissement. Le baptême reçu dans une foi active nous divinise vraiment, nourris de l’eucharistie, dans la force de l’Esprit.

 

L’Église-sacrement

Prenant le relais des théologiens du Moyen Âge, le concile Vatican II est allé encore plus  Avent dans Communauté spirituelleloin en définissant l’Église elle-même comme un quasi-sacrement, comme la matrice des 7 sacrements. « L’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Lumen Gentium n°1)

Cette affirmation a des conséquences immenses, que nous commençons à peine à formuler, et dont nous commençons à peine à sentir l’importance. L’appartenance visible à l’Église est importante, mais ne suffit pas à vivre dans l’Esprit Saint. « Beaucoup de ceux qui se croient dedans sont dehors, beaucoup de ceux qui se croient dehors sont dedans » (saint Augustin). Et en même temps, et il y a dans l’Église une plénitude, un accomplissement qui ne se rencontrent nulle part ailleurs.

Il y a du salut hors de l’Église.

Il y a du non-salut dans l’Église.

Et en même temps l’Église est le chemin privilégié d’une plénitude à nulle autre pareille.

Tenons ensemble les trois pôles des relations entre res et sacramentum, et alors l’humilité comme la joie du salut primeront sur l’hypocrisie ou les fanatismes de tous bords.

 

 

1ère lecture : « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)

Lecture du livre d’Isaïe

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au c?ur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu’elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. »

Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. »

Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda :« Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l’accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son coeur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.

Psaume : 84, 9ab.10, 11-12, 13-14

R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

2ème lecture : « Nous attendons les cieux nouveaux et la terre nouvelle » (2P 3, 8-14)

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre Apôtre

Frères bien-aimés, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c’est pour vous qu’il patiente : car il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir. Pourtant, le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments en feu seront détruits, la terre, avec tout ce qu’on y a fait, sera brûlée. Ainsi, puisque tout cela est en voie de destruction, vous voyez quels hommes vous devez être, quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu vous devez avoir, vous qui attendez avec tant d’impatience la venue du jour de Dieu (ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les éléments en feu se désagrégeront). Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l’attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix.

 

Evangile : Jean Baptiste annonce la venue du Seigneur (Mc 1, 1-8)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez la route : tout homme verra le salut de Dieu. Alléluia. (Cf. Lc 3, 4.6)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j’envoie mon messager devant toi, pour préparer la route. À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
Patrick Braud 

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11 décembre 2009

Éloge de la déontologie

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 8 h 34 min

Éloge de la déontologie


Homélie du 3° Dimanche de l’Avent / Année C
13/12/2009

 

Lorsque les foules viennent interroger Jean le Baptiste : « que devons-nous faire ? », il répond au niveau de leur conscience : « celui qui a de vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ».

Viennent ensuite des catégories professionnelles qui lui posent la même question. Aux collecteurs d’impôts, Jean-Baptiste répond par un appel à l’honnêteté professionnelle : « n’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé ». Aux militaires, il fait appel là encore alors à leur honnêteté et à leur conscience professionnelle : « ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde ».

Ce premier niveau de conscience morale auquel fait appel Jean-Baptiste est capital. Lui, le Précurseur, il prépare les chemins du Christ en appelant chacun à écouter sa conscience,  notamment dans l’exercice de ses responsabilités professionnelles.

Aujourd’hui encore, ce rôle de précurseur est attendu par beaucoup. Que ce soit des traders  en quête de légitimité pour leurs salaires ou leurs primes ; que ce soit des chercheurs en bioéthique se posant des questions sur l’utilisation de leurs découvertes ; que ce soit les responsables d’entreprises confrontés à la crise sociale, ils sont nombreux ceux qui posent toujours cette même question : « et nous, que devons-nous faire ? »


La science du devoir

Derrière cette question, il y a l’intuition que, pour être efficace et morale, une profession doit se donner des règles de comportement, avec des interdits et des contrôles, bref une déontologie (en grec : discours sur ce qu’il convient de faire = la science du devoir).

Le serment d'Hippocrate (forme originale, en grec ancien)C’est le premier niveau de toute morale économique, trop souvent télescopé par les réflexions éthiques (et même celle de l’Église). Les acteurs d’un champ économique sont capables, entre eux, de définir un certain nombre de règles qu’ils jugent « morales » et indispensables à leur activité. C’est vrai à la Bourse de Paris, mais aussi dans le monde médical (cf. le serment d’Hippocrate, sans doute l’une des plus anciennes formes de déontologie professionnelle, au 4° siècle av. JC, cf. l’Ordre des médecins.), dans une branche professionnelle (les journalistes ont leur charte de déontologie dès 1918, les avocats leur Conseil de l’Ordre, et bien d’autres métiers également)?

Dans notre page d’évangile, c’est à Jean Baptiste que les fonctionnaires et les soldats s’adressent pour savoir ce qu’il faut faire. Mais la réponse de Jean-Baptiste les renvoie en fait à eux-mêmes, à leur conscience. D’où le 1° niveau de la réflexion éthique: « examinez en vous-mêmes ce qui est juste ». C’est comme si Jean-Baptiste les invitait à être les premiers acteurs de leur conversion, à ne pas chercher à l’extérieur d’eux-mêmes des normes et des devoirs à accomplir.

Cela rejoint le rôle essentiel de la déontologie : établir un ensemble de règles de pratiques  professionnelles, élaborées et contrôlées par les professionnels eux-mêmes.

 

La déontologie répond ainsi à deux objectifs :

- l’intégrité de la profession (« ad intra ») : ne pas laisser le groupe professionnel éclater à cause de l’attitude hétérogène de quelques-uns. La déontologie contribue à l’harmonie, la confraternité au sein de la profession.

- la légitimité de la profession (« ad extra ») : obtenir la reconnaissance extérieure et la dignité professionnelle grâce au respect du client. C’est la question de la légitimité de l’image donnée à l’extérieur.

La déontologie fait appel à la conscience morale de chaque acteur professionnel : ce n’est pas une logique juridique. Elle n’est pas de l’ordre d’un Code pénal. Elle encadrera l’exercice de la conscience professionnelle, sans se réduire à elle.

En ce sens, elle présente l’avantage de ne pas être imposée de l’extérieur (hétéronomie), mais de résulter d’un consensus moral entre acteurs se forgeant une conscience commune.

On voit le poids que peuvent avoir dans ces questions de déontologie des acteurs inspirés par l’Évangile : s’ils sont compétents et reconnus comme tels par leurs pairs, ils pourront témoigner d’une vision de l’homme qui peut inspirer des comportements adoptés par tous.

 

La déontologie : nécessaire, mais non suffisante

Prenons l’exemple de la Bourse. Pour que les marchés financiers fonctionnent bien, il faut qu’il y ait un minimum d’autodiscipline chez les opérateurs des sociétés de Bourse. Par exemple : s’engager à effectuer réellement un ordre d’achat ou de vente dans le temps et l’espace indiqués ; accorder à la parole au téléphone le même poids qu’à un écrit ; ne pas utiliser d’informations confidentielles à d’autres fins que celles du client ; exercer les activités avec diligence, loyauté, neutralité et impartialité etc?

Ces impératifs déontologiques n’ont manifestement pas tous été respectés lors de la période qui a conduit à la crise financière de 2008 !

 

Mais l’interdit moral sous-jacent à la déontologie est d’ordre général. Il s’adresse à la conscience, et fait appel à la bonne volonté du professionnel. Il ne comporte d’autre sanction que la reconnaissance ou la réprobation morale par son milieu professionnel ou par les clients (seuls certains Ordres ont le droit de rayer quelqu’un de la profession en cas de faute grave).

On ne peut donc pas confondre code déontologique et code pénal : la déontologie n’est pas juridique ; sa logique est morale, non pénale.

Par exemple, la Maffia italienne a un code d’honneur très précis (l’omerta?) mais qui ne contribue certes pas au bien commun général !

La déontologie joue cependant le rôle d’un diapason, qui donne le ton, qui indique l’attitude commune moyenne (au sens statistique) et la sensibilité morale moyenne d’un milieu professionnel.

C’est déjà un premier niveau, fort important, d’autodiscipline et d’autorégulation.

Ensuite viennent les niveaux des normes morales, de la visée éthique. Mais ensuite seulement?

Si nous voulons être fidèles au Précurseur, alors il nous faut commencer par là : préparer les chemins, graduellement.

Le premier appel à lancer n’est pas d’emblée la conversion au Christ, radicale et intransigeante. Le premier appel est bien celui de Jean-Baptiste : « faites ce qui vous semble juste, en conscience, par rapport à vos responsabilités professionnelles notamment ».

C’est ainsi que vous préparerez les chemins du Seigneur : en comblant les ravins de l’injustice, en redressant les chemins tortueux de pratique professionnelles peu reluisantes, en aplanissant la route des décisions ordinaires  à prendre dans l’exercice de votre métier.

Déontologie, morale, éthique : puisse Jean-Baptiste nous apprendre à ne pas confondre ces trois niveaux de la conversion au Christ, et à en jouer graduellement !


Lectures du 3° Dimanche de l’Avent / Année C

1ère lecture : « Fille de Sion, réjouis-toi, car le Seigneur est en toi » (So 3, 14-18)

Lecture du livre de Sophonie

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse, fille de Jérusalem!
Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.
Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !
Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. »

Psaume : Is 12, 2, 4bcde, 5-6

R/ Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieur de nous.

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur,
car il a fait des prodiges que toute la terre connaît.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

2ème lecture : Soyez dans la joie : le Seigneur est proche (Ph 4, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul aux Philippiens

Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie.
Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

Evangile : Jean Baptiste prépare les foules à la venue du Messie (Lc 3, 10-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »
Des publicains (collecteurs d’impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie.
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d’autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
Patrick BRAUD
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