Devenez colombophiles !
Devenez colombophiles !
Homélie pour la Fête du Baptême du Seigneur / Année A
11/01/26
Cf. également :
La voix de la résilience
Ces moments où le ciel s’ouvre
L’Esprit de la colombe
Une parole performative
Jésus, un somewhere de la périphérie
De Star Wars au baptême du Christ
Baptême du Christ : le plongeur de Dieu
« Laisse faire » : éloge du non-agir
Le baptême du Christ : une histoire « sandaleuse »
« Laisse faire » : l’étrange libéralisme de Jésus
Lot de consolation
Yardén : le descendeur
Rameaux, kénose et relèvement
Il a été compté avec les pécheurs
Le principe de gratuité
1. Lâcher de colombes
Un monastère tout proche de la frontière turque : ce samedi 26 juin 2016, le pape François terminait sa visite en Arménie par un lâcher de colombes. Il venait de s’attirer les foudres du régime d’Ankara pour avoir osé rappeler la réalité et l’historicité du génocide arménien de 1945, commis essentiellement par des musulmans (turcs) sur les chrétiens (arméniens). Le chef de l’Église apostolique arménienne, Karenine II, a lui aussi lancé avec François une colombe en direction du Mont Ararat, lieu supposé du refuge pour l’arche de Noé après le déluge.
Comme quoi on peut être artisan de paix sans être naïf : pas de paix sans justice, pas d’amour des ennemis sans vérité historique. La colombe que Noé a envoyée par trois fois avant qu’elle lui rapporte un rameau d’olivier annonçant la fin du déluge (Gn 8) ne cache pas les crimes commis avec les ailes de l’excuse : un génocide est un génocide ; le reconnaître permettrait aux Turcs de s’engager sur un authentique chemin de réconciliation.
La colombe qui fait ce dimanche le trait d’union entre Jésus et son Père au Jourdain (Mt 3, 13-17) est bien sûr le rappel de la colombe de Noé : le baptême est bien ce déluge spirituel qui noie nos péchés ; l’Esprit est bien ce trait d’union entre nous et Dieu, qui annonce la paix avec soi-même, les autres, l’univers, grâce au pardon reçu dans les eaux du baptistère.
La colombe est un bel animal gracile au symbolisme si riche !
J’ai eu la joie d’expérimenter la tradition nuptiale du lâcher de colombes au sortir d’un mariage, au lieu des jets de poignées de riz cinglantes et païennes (censées apporter fécondité et prospérité) : l’assemblée sortant de l’église a pu s’émerveiller de ces dizaines d’ailes blanches se déployant vers le ciel en un bruissement libre et joyeux.
Les colombes symbolisent en premier lieu l’amour et la fidélité. En effet, l’oiseau est connu pour garder le même conjoint jusqu’à sa mort. Le couple se partage les tâches, notamment la couvaison, en occupant le nid l’un après l’autre. On retrouve cette notion dans la fameuse expression “couple de tourtereaux”.
Selon la tradition, deux colombes libérées par les mariés représentent leur future vie ensemble pendant qu’elles volent vers le haut dans l’air. La présence de colombes le jour du mariage est synonyme d’amour, de paix, de prospérité, de foi et d’espérance.
Le Cantique des cantiques regorge de comparaisons entre la bien-aimée et la colombe :
Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes (Ct 1,15).
Ma colombe, cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce et charmant ton visage (Ct 2,14)
Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile… (Ct 4,1).
Je dors, mais mon cœur veille. J’entends mon bien-aimé qui frappe. « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit » (Ct 5,2).
Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d’eau se baignant dans le lait, posées au bord d’une vasque (Ct 5,12).
Unique est ma colombe, ma parfaite. Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui l’enfanta (Ct 6,9).
Pas étonnant que la colombe soit devenue le symbole de l’amour nuptial !
Dans de nombreuses cultures, les colombes étaient considérées comme des symboles de pureté, de douceur et de paix. Ces attributs s’alignent magnifiquement sur la compréhension chrétienne du rôle de l’Esprit Saint dans nos vies, en purifiant nos cœurs, en nous guidant doucement et en apportant la paix qui dépasse toute compréhension.
La capacité de la colombe à voler vers le ciel en a fait un symbole naturel pour le divin. Dans les mentalités anciennes, les oiseaux étaient des créatures qui pouvaient traverser la frontière entre la terre et le ciel, entre les royaumes de l’humain et du divin. Le Saint-Esprit, en tant que présence de Dieu actif dans notre monde, est parfaitement représenté par cette créature qui franchit les frontières.
Psychologiquement, l’image d’une colombe parle de notre besoin profond de douceur et d’éducation. Le Saint-Esprit, souvent décrit comme le Consolateur ou l’Avocat, trouve une représentation visuelle appropriée dans la colombe, une créature associée aux soins maternels et à la présence apaisante.
En hébreu, le mot pour Esprit (ruah) est féminin. Il atteste d’un pôle féminin en Dieu-même, et peut avoir
influencé le choix d’une colombe – souvent associée à des qualités féminines – comme symbole de l’Esprit.
L’imagerie de la colombe relie également le Saint-Esprit au concept de nouvelle création. Tout comme une colombe annonçait le nouveau départ après le déluge du temps de Noé, l’apparition de l’Esprit comme colombe au baptême de Jésus annonce l’inauguration d’une nouvelle ère dans l’histoire du salut.
Le retour de la colombe avec la feuille d’olivier signifie une nouvelle vie et une nouvelle fertilité. Après une inondation catastrophique qui a détruit toute la végétation, cette petite feuille verte était un signe puissant que la terre devenait à nouveau habitable. C’est une belle métaphore du renouveau et de la régénération, qui nous rappelle que même après les expériences les plus dévastatrices, une nouvelle vie peut émerger. La colombe au Jourdain annonce un monde enfin réconcilié en Jésus.
Le fait que la colombe ait été envoyée trois fois est également majeur. L’action de YHWH « trois fois saint » demande souvent trois jours pour se déployer, et les chrétiens ont bien compté trois jours entre le Vendredi Saint et la Dimanche de Pâques. La colombe au Jourdain préfigure ainsi la Résurrection du Christ, le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du salut.
Les colombes nous enseignent la pureté et la simplicité. Jésus lui-même a exhorté ses disciples à être « aussi innocents que les colombes » (Mt 10,16). Cela ne signifie pas être naïf ou ignorer les complexités du monde. Il s’agit plutôt de cultiver un cœur et un but uniques, en se concentrant sur ce qui compte vraiment dans notre vie spirituelle. Dans notre société de consommation, la simplicité de la colombe nous met au défi d’examiner nos attachements et nos priorités. Sommes-nous en train d’encombrer nos vies avec des possessions ou des préoccupations inutiles ? Pouvons-nous, comme la colombe, trouver la joie dans la simplicité?
Les colombes sont connues pour leur instinct de homing (comme les saumons !), leur capacité à retourner dans leurs nids en volant sur de grandes distances. Les poilus de 14-18 s’en servaient comme de fidèles messagers volant au-dessus des lignes de front pour communiquer avec l’arrière… Cela peut nous en apprendre sur le retour spirituel, sur le retour à Dieu, peu importe jusqu’où nous nous sommes peut-être égarés. Le prophète Osée utilise l’image de colombes revenant de terres lointaines pour décrire le peuple de Dieu revenant à Lui : « Comme un oiseau, tout tremblants, ils viendront de l’Égypte, et comme une colombe, du pays d’Assour ; je les ferai habiter dans leurs maisons, – oracle du Seigneur » (Os 11,11). Dans notre propre vie, nous pouvons parfois nous sentir éloignés de Dieu, mais comme la colombe, nous avons toujours la capacité de revenir.
Les colombes nous enseignent encore la douceur. Dans un monde qui valorise souvent l’agressivité et la domination, la colombe nous rappelle la force que l’on retrouve dans la douceur. Comme l’a dit saint François de Sales, « rien n’est aussi fort que la douceur, rien n’est aussi doux que la force réelle ». Cette douceur n’est pas une faiblesse, mais une force puissante pour le bien dans nos relations et dans notre approche du monde.
Enfin, les colombes peuvent nous enseigner la communauté. De nombreuses espèces de colombes s’accouplent pour la vie et sont connues pour leur dévouement envers leurs partenaires et leur progéniture. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à construire des communautés fortes et aimantes, en nous soutenant mutuellement dans nos voyages spirituels. L’exemple de la colombe nous met au défi d’approfondir nos engagements envers nos familles, nos communautés ecclésiales et l’humanité tout entière.
2. La colombe eucharistique
Au musée de Limoges, vous pouvez admirer un étrange oiseau recouvert d’émail champlevé, magnifique et gracieux : une colombe eucharistique. C’est qu’au Moyen-Âge on n’avait pas encore inventé l’adoration eucharistique. On ne conservait quelques hosties consacrées que pour les porter aux malades ou aux absents, selon l’antique tradition que les orthodoxes ont gardée. Alors, pour éviter que les rats ne les grignotent ou que l’humilité ne les moisisse, on gardait quelques hosties consacrées dans une pyxide (petite boîte) en forme de colombe, richement décorée, qu’on élevait au-dessus de l’autel à l’aide de chaînes pour qu’elle y demeure suspendue.
Planant ainsi au-dessus de l’autel eucharistique, cette colombe rappelait le rôle de l’Esprit dans la messe : c’est lui l’acteur de la transformation du pain/vin en corps sacramentel du Christ ; c’est lui l’acteur de la transformation de l’assemblée en « corps vrai » (comme on disait au Moyen-Âge) du Christ.
Relisez les deux épiclèses d’une prière eucharistique :
1ère épiclèse, sur les dons (épiclèse consécratoire) : « Sanctifie ces offrandes, en répandant sur elles ton Esprit; qu´elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur ».
2ème épiclèse, sur l’assemblée (épiclèse de communion) : « Humblement, nous te demandons qu´en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l´Esprit Saint en un seul corps ».
Ces deux épiclèses que toutes les prières eucharistiques doivent comporter (l’ancien canon romain y déroge, mais son déficit pneumatologique est bien connu [1]) l’affirment avec force : il arrive rien d’autre au pain et au vin que ce qui arrive à l’assemblée ; et il n’arrive rien d’autre à l’assemblée que ce qui arrive au pain et au vin, à savoir être unis au Christ ressuscité, par lui, avec lui et en lui. C’est l’Esprit commun du Père et du Fils qui opère cet enlacement amoureux des « trois corps du Christ », selon le processus ainsi résumé :
La colombe planant au-dessus de la tête de Jésus au Jourdain est déjà notre colombe eucharistique de Limoges : l’annonce que le culte véritable est de s’offrir soi-même « en vivante hostie », uni à Jésus qui fait l’offrande de lui-même à son Père : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre » (He 10,5-7).
Plongeons avec Jésus dans les eaux de notre baptême pour y noyer nos péchés.
Laissons l’Esprit comme une colombe soutenir notre envol vers le Père et faire de nous « une vivante offrande à la louange de sa gloire » (Prière eucharistique n° 4)…
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[1] La liturgie romaine avait supprimé pendant longtemps les épiclèses, mais les a heureusement réintégrées dans les diverses versions du canon de la messe à la suite de la réforme entreprise en 1963. En fait, la différence de pratique liturgique à ce sujet entre l’Orient et l’Occident reposait sur une dissension concernant le sacerdoce. Pour la théologie orientale, le prêtre ne s’identifie pas avec le Christ et il ne prononce pas les paroles : « Ceci est mon corps » in persona Christi, comme le suppose l’Église latine. Il parle au nom de la communauté, in persona Ecclesiae. Et pour que ses paroles aient une efficacité, on invoque l’Esprit, seul capable de donner le Christ. C’est par l’Esprit Saint que le Christ lui-même réalise les paroles prononcées par le prêtre et les siennes, l’Eucharistie actuelle et la Cène. L’épiclèse se trouve ainsi, plus encore que le Filioque, au centre d’un des sujets les plus importants pour l’œcuménisme : celui de la place et du sens du sacerdoce dans la communauté chrétienne.
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Petit excursus sur « les trois corps du Christ »
La théologie dite ‘des trois corps’ était très populaire au Moyen-Âge.
La réflexion chrétienne des premiers siècles parle de l’unique Corps du Christ, sous trois formes, dans la ligne du Nouveau Testament :
- le corps historique de Jésus, né de Marie (devenu corps « spirituel », glorifié dans la Résurrection).
- le corps eucharistique, qualifié de corps mystique, au sens du mystère biblique, c’est-à-dire d’une réalité imprégnée de grâce divine, pour le salut des fidèles. Il n’y avait pas alors d’objectivation de la réalité eucharistique; c’était sa finalisation qui importait, le fait que le pain soit vraiment une nourriture « non pas matériellement ou sous des espèces visibles, mais par une force et une puissance spirituelle » (Florus de Lyon au IXème siècle) qui fait que ce pain devienne en nous le mystère même du salut.
- le corps du Christ qui est l’Église, qualifié de corpus verum (corps vrai), au sens biblique du mot vérité, c’est-à-dire ce vers quoi on tend, la finalité et la plénitude du mystère. La communion eucharistique n’a d’autre but que de nourrir les saints pour établir entre eux une vraie communion, et qu’ainsi l’Église (= l’assemblée des saints) devienne le verum corpus Christi.
Il a avait donc là trois formes de présence du corps du Christ, indissociables: la réalité visée était d’établir la communion des saints qui constitue l’Église dans sa plénitude de corpus verum, ceci en se fondant sur les paroles et les gestes de la personne historique de Jésus, et grâce à la nourriture eucharistique qui recevait le nom de sacramentum corporis ou encore de corpus mysticum. Le lien entre corps eucharistique et corps ecclésial est alors très fort. Mais le débat en Occident sur les erreurs de Béranger de Tours (1088) va provoquer un véritable chassé-croisé : le vrai corps deviendra l’Eucharistie, et le Corps mystique l’Église.
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LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Voici mon serviteur, qui a toute ma faveur » (Is 42, 1-4.6-7)
Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.
Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
PSAUME
(Ps 28 (29), 1-2, 3ac-4, 3b.9c-10)
R/ Le Seigneur bénit son peuple en lui donnant la paix. (Ps 28, 11b)
Rendez au Seigneur, vous, les dieux,
rendez au Seigneur gloire et puissance.
Rendez au Seigneur la gloire de son nom,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.
La voix du Seigneur domine les eaux,
le Seigneur domine la masse des eaux.
Voix du Seigneur dans sa force,
voix du Seigneur qui éblouit.
Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,
Et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! »
Au déluge le Seigneur a siégé ;
il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !
DEUXIÈME LECTURE
« Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint » (Ac 10, 34-38)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ, lui qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. »
ÉVANGILE
« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)
Alléluia. Alléluia. Aujourd’hui, le ciel s’est ouvert, l’Esprit descend sur Jésus, et la voix du Père domine les eaux : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ! » Alléluia. (cf. Mt 3, 16-17, Ps 28, 3)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »
Patrick Braud
Mots-clés : baptême, colombe, Esprit





























