L'homélie du dimanche (prochain)

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27 février 2010

L’alliance entre les morceaux

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

L’ALLIANCE ENTRE LES MORCEAUX

 

Homélie du 2° Dimanche de Carême / Année C

28/02/10

 

Curieux texte que notre première lecture !

Texte si mystérieux qu’il a donné lieu à une multitude de commentaires, tant juifs que chrétiens.

Je vous propose d’en parcourir quelques interprétations, en essayant de les actualiser, et ? pourquoi pas ? – en faisant le lien avec notre évangile de la Transfiguration.

 

1. Une alliance exigeante où Dieu s’engage tout entier

Ce rite étrange où les partenaires d’une alliance passent au milieu de morceaux d’animaux découpés semble très ancien.

Les deux partenaires passaient entre les carcasses pour garantir qu’ils observeraient les clauses du traité d’alliance, sinon il leur arriverait la même chose qu’aux animaux découpés ! La vie des animaux sacrifiés était la garantie de la vie qui s’engageait dans le pacte.

Ce qui est étonnant ici, c’est que Dieu accepte de se soumettre à ce rite, fait pour conjurer la fidélité des humains, alors que Dieu ? lui – est fidèle et n’est pas concerné par cette garantie ! Pour assurer à Abraham qu’il ira jusqu’au bout de sa promesse d’une descendance alliée à lui, quoiqu’il arrive, Dieu accepte de passer entre les morceaux (sous la forme du feu). C’est comme s’il disait à Abraham qu’il s’engage sur sa vie, lui l’Immortel !

 

D’où une première piste de méditation : lorsque Dieu s’engage, il le fait « à la vie à la mort ». Cet engagement de Dieu culmine en Jésus-Christ transfiguré : il va signer l’Alliance de son sang.

 

2. L’annonce des exils et de la délivrance

L'alliance entre les morceaux dans Communauté spirituelle UJUj1253683La promesse de Dieu de s’allier à la descendance d’Abraham s’accompagne d’une mauvaise nouvelle (si difficile à entendre que la liturgie catholique l’a enlevée de la première lecture, hélas !) : « et sache que ta descendance séjournera dans une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée » (Genèse 15,13).

D’où « l’angoisse, sombre et intense, qui tomba » sur Abraham à cette annonce.

Et les animaux pourraient symboliser les exils successifs du peuple juif dans l’histoire.

De l’esclavage en Égypte à la catastrophe de la Shoah, l’alliance entre Dieu et les juifs est mise à rude épreuve, et semble bien souvent contredite, voire anéantie. Mais pourtant Dieu reste fidèle (cf. 1.), et à travers chaque exode, chaque exil, il forme son peuple à attendre de lui la délivrance absolue, celle qu’apportera le Messie.

Lorsque Abraham écarte les rapaces qui descendaient sur les morceaux, c’est comme s’il protégeait le peuple en l’obligeant à attendre jusqu’au soir le passage de Dieu au milieu des morceaux d’animaux. Le texte dit même qu’il agite des « foulards » pour écarter les rapaces ; or le mot foulards (soudarim en hébreu) vient du mot seder , qui signifie l’ordre rituel à respecter (lors d’une fête par exemple) : il faut donc respecter le temps de Dieu qui n’est pas le temps des hommes…

 

D’où une deuxième piste de méditation : Dieu restera fidèle à son alliance, quelque soit les exils et les épreuves qui marqueront notre histoire, personnelle et collective?

Compter sur Dieu permet ainsi de traverser et de transformer les exodes, les exils, et même la Shoah en attente active de sa délivrance qui ne peut venir que de lui.

La transfiguration du Christ est ainsi la promesse de fidélité divine qui lui est donnée pour traverser sa passion qui approche.

 

3. L’alliance est la raison ultime de la création

wXRp1896993 Abraham dans Communauté spirituelleÀ ce moment, une « torpeur mystérieuse » s’empare d’Abraham… On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec la première « torpeur mystérieuse », celle d’Adam, premier être humain, de qui va sortir une relation d’alliance entre Isch et Ischa, entre le masculin et le féminin (Gn 2,21). L’alliance entre Dieu et Abraham est de la même essence que l’alliance entre l’homme et la femme.

 

Mieux encore : c’est pour cette alliance que le monde a été créé !

Prenez en effet le mot hébreu que nous avons traduit par « genèse », « commencement ».

bereschit alliance

C’est le premier mot de la Bible : Bereshit. Eh bien, les cabalistes ont depuis longtemps repéré que, si vous coupez le mot hébreu Bereshit en trois morceaux égaux (Ber ? esh ? it), le début et la fin forment le mot Berit = l’alliance, et au centre il vous reste le mot Esh = le feu en hébreu ! Ainsi, lorsque le feu passe au milieu de l’alliance, la genèse du monde s’accomplit. La création a pour but cette alliance, qui est présente dès l’origine du monde dans la pensée même de Dieu !

 

On peut relire l’Évangile de la Transfiguration comme l’accomplissement de cette alliance. Pierre et ses compagnons sont accablés de sommeil, comme Adam et comme Abraham. Jésus est lui-même d’une blancheur éclatante, comme une nuée lumineuse. Il passe entre Moïse et Élie d’un côté, et Pierre ses compagnons de l’autre : c’est une nouvelle « alliance entre les morceaux » qui va conduire Israël et l’Église jusqu’à leur délivrance totale, la délivrance pascale.

 

4. Couper une alliance

En hébreu, on ne dit pas « conclure » une alliance, mais « couper » une alliance (Bereshit, B.R.H = trancher, couper, faire un choix).

C’est parce que l’alliance suppose deux partenaires distincts : tant qu’un morceau d’Adam ne lui a pas été enlevé, il ne peut pas vivre d’alliance. Abraham coupe les carcasses d’animaux pour symboliser cette radicale différence entre Dieu et l’homme, les deux partenaires de l’alliance.

D’ailleurs, l’autre rite qui va marquer l’alliance entre Dieu et son peuple est lui aussi un rite de coupure, de séparation : c’est la circoncision (circoncision = Brit mila, les mêmes lettres que Bérit / alliance, c’est le même mot!). Ce rite symbolise la différence fondamentale entre l’homme et la femme (on coupe le prépuce, partie formellement féminine du sexe masculin, pour bien distinguer masculin et féminin) pour renvoyer à la différence fondamentale entre Dieu et l’homme, dont le respect permet de vivre une relation d’alliance entre les deux.

Pas d’alliance sans acceptation de la différence !

Pas de relation d’alliance sans acceptation d’une certaine perte, d’une coupure, d’une séparation (ce que les juifs vont expérimenter dans la douleur à travers leurs exils successifs).

Les animaux coupés en deux pourraient en ce sens représenter les sacrifices nécessaires à l’alliance, sacrifices d’animaux lors du temple de Jérusalem, sacrifices spirituels ensuite…

 

Impossible de tout dire !

 

Que cette alliance entre les morceaux nous aide à revisiter cette semaine les alliances qui sont – ou qui devraient être- les nôtres : sont-elles à l’image de cette Alliance fondatrice ?


1ère lecture : L’Alliance entre les morceaux (Gn 15, 5-12.17-18a)

 

Lecture du livre de la Genèse

Le Seigneur parlait à Abraham dans une visiosn. Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! »
Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste.
Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te mettre en possession de ce pays. »
Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que j’en ai la possession ? »
Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. »
Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux.
Comme les rapaces descendaient sur les morceaux, Abram les écarta.
Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux s’empara d’Abram, une sombre et profonde frayeur le saisit.
Le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! »
Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux.
Ce jour-là, le Seigneur conclut une Alliance avec Abram en ces termes :« A ta descendance je donne le pays que voici. »


Ecoutez le commentaire d’Emeric Deutsch ici:
http://www.akadem.org/sommaire/series/module_2796.php

 

Psaume : Ps 26, 1, 7-8, 9abcd, 13-14

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut

Le Seigneur est ma lumière et mon salut,
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie,
devant qui tremblerais-je ?

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon coeur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère,
tu restes mon secours.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

 

2ème lecture : Le Christ nous transfigurera (brève : 3, 20 – 4, 1) (Ph 3, 17-21; 4, 1)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, prenez-moi tous pour modèle, et regardez bien ceux qui vivent selon l’exemple que nous vous donnons.
Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens vivent en ennemis de la croix du Christ.
Ils vont tous à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne tendent que vers les choses de la terre.
Mais nous, nous sommes citoyens des cieux ; c’est à ce titre que nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,
lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance qui le rend capable aussi de tout dominer.

 

Evangile : La Transfiguration (Lc 9, 28-36)

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante.
Et deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie,
apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, se réveillant, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s’en allaient, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. »
Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul.Les disciples gardèrent le silence et, de ce qu’ils avaient vu, ils ne dirent rien à personne à ce moment-là.
Patrick BRAUD 

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20 février 2010

Et plus si affinité…

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

ET PLUS SI AFFINITÉ ?

 

Homélie du  1° Dimanche de Carême / Année C

21/01/10

 

Les trois tentations de notre page d’évangile sont construites autour de la même structure:

chapiteau de Chauvigny

SI    tu es le fils de Dieu,          Alors     ordonne à cette pierre de devenir du pain

         tu te prosternes devant moi,             tu auras tout cela

         tu es le fils de Dieu,                         jette-toi en bas.

 

Comme quoi cela peut être particulièrement « diabolique » d’utiliser nous aussi cette structure de langage ! C’est ce que nous faisons hélas lorsque nous disons à nos proches ou à nos collaborateurs :

- Si tu es mon enfant, alors tu dois réussir en classe.

- Si tu m’obéis aveuglement, tu auras de l’avancement.

- Si tu es chrétien, tu dois tout partager…

 

On perçoit l’ombre du chantage qui pèse sur ces déclarations radicales.

Si tu es ce que tu prétends être, je te prends au mot, et tu es coincé : tu dois correspondre à l’image que je me fais de cette identité.

 

C’est presque à un débat sur l’identité nationale que nous assistons entre le démon est Jésus !

Le démon lui parle de son identité filiale pour amener Jésus à tomber dans la folie du pouvoir, démesuré, magique, tout-puissant : transformer les pierres en pain, voler dans le vide sans se faire mal…

Et Jésus lui répond justement à partir de son identité la plus intime : être fils, c’est se recevoir, et non faire tout ce dont j’ai envie.

- Recevoir sa nourriture, la vraie : la Parole qui sort de la bouche d’un Autre.

- Recevoir la gloire des mains de Dieu, à sa manière, et non pas magouiller pour obtenir une gloire trop humaine (« la gloire de ces royaumes »).

- Recevoir sans maîtriser, ce qui implique de ne pas mettre Dieu à l’épreuve en l’utilisant pour faire du spectaculaire.

 

L’identité, qu’elle soit française ou filiale, ne s’obtient pas à l’issue d’un chantage ou d’un marchandage.

Elle résulte d’un don gratuit : la nation donne à un enfant de faire partie de la communauté française, ou bien Dieu donne à celui qui croit – et qui le proclame – d’être sauvé et de devenir enfant de Dieu.

 

La deuxième lecture utilise elle aussi une structure conditionnelle : si tu crois… si tu affirmes de ta bouche… alors tu seras sauvé. Mais ce n’est pas ici pour faire pression, ce n’est pas un chantage, ce n’est pas une instrumentalisation de l’identité de l’autre, c’est au contraire une invitation à recevoir gratuitement le salut offert sans condition ! Il suffit de vouloir le recevoir pour qu’il soit réel.

Tout l’inverse du démon qui voudrait pousser Jésus à conquérir par lui-même une identité contestée : si tu es le fils de Dieu, montre-le moi, et à tous !

 

Le travail de sape des tentations est donc de nous faire croire que l’amour serait toujours au conditionnel, suspendu à telle ou telle performance.

Si tu fais cela, alors je croirai en toi : avouons que nous mettons souvent Dieu à l’épreuve de cette manière !

- Si tu m’épargnes la maladie, alors j’irai à pied à Saint-Jacques-de-Compostelle…

- Si tu es Dieu, tu dois m’éviter ce licenciement.

- Si tu es Dieu, tu aurais dû éviter au peuple haïtien ce terrible tremblement de terre…

 

Du coup, nous reproduisons ce chantage au conditionnel avec nos collègues de travail :

- Si tu apportes de bons résultats, tu auras ta place parmi nous ;

ou avec nos familles :

- Si tu es mon mari / ma femme, tu dois m’apporter tout ce qui me manque ;

ou avec notre Église :

- Si tu es vraiment évangélique, tu dois être meilleure que les autres… (sinon je te quitte !)

 

Alors que Jésus renverse la perspective :

- Tu es enfant de Dieu… nourris-toi de sa Parole.

- Tu as déjà le salut et la vie : pourquoi te prosterner devant des idoles qui ne peuvent rien pour toi ?

- Tu es déjà aimé de Dieu : pourquoi en voudrais-tu des preuves magiques et extraordinaires ?

 

Ce renversement de perspective rejaillit donc sur nos propres comportements :

- Tu es mon collaborateur : appuie-toi sur cette confiance pour donner le meilleur de toi-même.

- Tu as mon affection, ma reconnaissance, et ce qui est à moi est à toi : appuie-toi sur ce pouvoir partagé pour te mettre au service des autres.

- Tu es mon enfant / mon conjoint / mon parent : tu n’as rien à prouver, sois libre d’être toi-même, n’écoute pas ce qui veulent te mettre à l’épreuve et Dieu avec…

 

Alors au début de ce carême, ne soyons pas des tentateurs, de ceux qui mettent une pression insupportable sur leurs proches en leur faisant un chantage permanent, comme si tout était « sous condition ».

Combattons cette tendance sournoise à tout marchander.

Car « tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent ».

 

 

 


1ère lecture : La profession de foi du peuple d’Israël (Dt 26, 4-10)

Moïse disait au peuple d’Israël : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu.
Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen vagabond, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse.
Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage.
Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions pauvres, malheureux, opprimés.
Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte par la force de sa main et la vigueur de son bras, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges.
Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel.
Et voici maintenant que j’apporte les prémices des produits du sol que tu m’as donné, Seigneur. »

 

Psaume : Ps 90, 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab

R/ Reste avec nous, Seigneur, dans notre épreuve

Quand je me tiens sous l’abri du Très Haut
et repose à l’ombre du Puissant
Je dis au Seigneur:  » Mon Refuge
mon Rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

Le malheur ne pourra te toucher
ni le danger approcher de ta demeure
Il donne mission à Ses anges
de te garder sur tous tes chemins

Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres
tu marcheras sur la vipère et le scorpion
tu écraseras le lion et le dragon

« Puisqu’il s’attache à Moi, Je le délivre
Je le défends car il connaît Mon Nom
il m’appelle et Moi Je lui réponds
Je suis avec lui dans son épreuve « 

2ème lecture : La profession de foi en Jésus Christ (Rm 10, 8-13)

Frère, nous lisons dans l’Ecriture : La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Celui qui croit du fond de son coeur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.
En effet, l’Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n’aura à le regretter.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
Il est écrit en effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.

 

Evangile : La tentation de Jésus (Lc 4, 1-13)

Après son baptême, Jésus, rempli de l »Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l »Esprit à travers le désert
où, pendant quarante jours, il fut mis à l’épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre. »
Le démon l’emmena alors plus haut, et lui fit voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre.
Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m’appartient et je le donne à qui je veux.
Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras. »
Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ;
car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder ;
et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.
Patrick BRAUD

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