Comment parler de la Trinité ?
Comment parler de la Trinité ?
Homélie pour le Dimanche de Pentecôte / Année A
31/05/26
Cf. également :
La Trinité, mon fidèle garagiste
Trinité : le triangle amoureux
Trinité : quelle sera votre porte d’entrée ?
La structure trinitaire de l’eucharistie
La Trinité est notre programme social
Trinité économique, Trinité immanente
Les trois vertus trinitaires
Vivre de la Trinité en nous
La Trinité, icône de notre humanité
L’Esprit, vérité graduelle
Trinité : Distinguer pour mieux unir
Trinité : ne faire qu’un à plusieurs
Les bonheurs de Sophie
Trinité : au commencement est la relation
La Trinité en actes : le geste de paix
La Trinité et nous
1. Les métaphores de la Trinité
Comment parler de ce qui nous dépasse absolument ?
Comment, avec des mots, décrire Celui que rien ne peut contenir, ni l’espace ni le temps, ni même le langage ?
Comment expliquer l’infini avec le fini ?
Les Pères de l’Église ont cherché à relever ce défi, surtout dans leurs homélies, pour que le peuple chrétien devine, pressente, approche l’ultime clé de voûte de la Révélation : la divinité de Jésus le Christ, la communion d’amour de l’Esprit Saint unissant le Père et le Fils en un seul Dieu (mais non en un Dieu seul !). Aussi ils ont puisé dans la nature, dans l’être humain, ou dans les sciences, des images aidant à comprendre comment Dieu peut être Un en Trois, sans toutefois épuiser la richesse de ce mystère. Rappelons que mystère en grec (mysterion, sacramentum en latin) ne signifie pas énigme incompréhensible mais au contraire révélation toujours plus compréhensible, qu’on n’aura jamais fini de comprendre parce que c’est inépuisable.
Voici les principales métaphores utilisées par les Pères de l’Église dans les premiers siècles pour évoquer la Trinité.
– La source, le fleuve et l’eau
C’est l’une des images des plus anciennes pour exprimer la consubstantialité (même nature) tout en distinguant les trois personnes divines. La source jaillit, le fleuve en découle, et l’eau leur est commune. Tertullien écrivait (en 213) : « Le Père est toute la substance ; le Fils en est une dérivation et une partie, comme il le déclare lui-même : « Mon Père est plus grand que moi. » [...] De même que la source et le fleuve sont deux formes, mais indivisibles » (Contre Praxeas, 9).
– Le soleil, le rayon et la lumière
Contre les disciples d’Arius qui niaient la divinité du Christ, Athanase d’Alexandrie (IV° siècle) prenait l’image de l’astre solaire qui tout en restant lointain (le Père) produit la lumière et la chaleur (l’Esprit) et le rayon (le Christ) qui nous touchent. La chaleur n’est pas le rayon de soleil, qui lui- même n’est pas la source, mais les trois sont inséparables.
« Qui oserait dire que l’éclat est étranger au soleil, ou que le soleil est séparé de son éclat ? [...] De même que le soleil et son rayon sont un, ainsi la divinité du Fils est celle du Père » (Discours contre les Ariens, II, 33).
Jean Damascène (VII° siècle) prendra l’image du feu au lieu du soleil : « Dans le feu, il y a le feu lui-même, la lumière et la chaleur. La lumière et la chaleur sont engendrées par le feu, mais elles sont coéternelles avec lui, sans que le feu ne les précède dans le temps » (De la foi orthodoxe, Livre I, chapitre 8).
– La racine, la tige et le fruit
Tertullien à nouveau part de cette humble réalité agricole connue de tous : une plante comme unité organique est composée de trois parties distinctes, et là encore inséparables : « La racine pousse la tige, et la tige produit le fruit ; ces trois objets sont distincts, mais ils ne font qu’un dans la plante » (Contre Praxeas, 8).
– La mémoire, l’intelligence, et la volonté
Cette analogie psychologique développée par Augustin d’Hippone (début V° siècle) repose sur une vision de l’être humain où ces trois facultés de l’esprit se conjuguent au service d’un seul.
« Puisque donc ces trois choses, mémoire, intelligence, volonté, ne sont pas trois vies, mais une seule vie ; ni trois esprits, mais un seul esprit : il s’ensuit qu’elles ne sont pas trois substances, mais une seule substance » (De Trinitate, Livre X, 11,18).
– La source et les deux bras (le Y de l’eau)
Grégoire de Nysse (IV° siècle) utilise des images de flux liquides pour contrer l’idée que le Fils et l’Esprit seraient inférieurs au Père.
« Imaginez une source unique de laquelle partent deux fleuves : l’unité de la source n’est pas divisée par la dualité des courants » (Ad Ablabium, Qu’il n’y a pas trois Dieux).
– Le trèfle (à trois feuilles)
Plus tardivement, on attribue à Saint Patrick (V° siècle) une catéchèse trinitaire à partir d’un trèfle, si commun en Irlande : il n’y a qu’une seule plante mais les trois feuilles sont distinctes. Voilà pourquoi les vaillants rugbymen du XV d’Irlande portent toujours un trèfle cousu sur leurs maillots…
– La pensée, la voix, et le verbe
Grégoire de Naziance (IV° siècle) souligne le processus de formation du langage, de l’idée qui habite l’esprit humain à la parole dite à l’autre, via le souffle de la voix qui relie les deux. Aucun des trois n’existe sans les autres, et pourtant elles restent distinctes.
« Le Père est le Noûs (l’Intelligence), le Fils est le Logos (la Parole), et le Saint-Esprit est le Pneuma (le Souffle) qui accompagne la Parole » (Discours 31, Sur le Saint-Esprit).
Grégoire de Naziance a aussi utilisé cette image pour expliquer comment notre esprit perçoit l’unité à travers la pluralité : si trois soleils étaient étroitement mêlés, on ne verrait qu’une seule lumière globale.
« À peine ai-je commencé à penser à l’Unité que la Trinité me baigne de sa splendeur. À peine ai-je commencé à penser à la Trinité que l’Unité me saisit à nouveau. [...] C’est comme si l’on voyait trois soleils se pénétrer l’un l’autre, et que le mélange de leurs lumières n’en produisait qu’une seule » (Discours 40, Sur le Baptême, 41).
– Le triangle équilatéral
Ceux qui aiment la rigueur mathématique seront servis : trois côtés distincts mais égaux, une seule surface, une seule figure. Augustin écrivait : « Dans un triangle équilatéral, il y a trois angles égaux, mais une seule et même grandeur de surface » (De Trinitate, Livre V).
Les analogies géométriques continuent à fasciner : Lacan en psychanalyse a noirci des tableaux de cercles, de nœuds gordiens et de mathèmes touchant à la théologie ; l’ésotérisme, la franc- maçonnerie, les philosophies des sciences cherchent depuis toujours des correspondances entre les sciences et le divin…
– L’analogie arithmétique
Contrairement à l’addition (1+1+1=3), qui diviserait Dieu, des théologiens ont utilisé la multiplication pour montrer l’unité intrinsèque des Trois : 1x1x1 = 1 ; l’unité multipliée par elle-même reste l’unité. « La substance conserve l’unité, la relation multiplie la Trinité » (Boèce, VIe siècle, De Trinitate).
– Le bouclier de la foi (« Scrutum Fidei »)
Ce diagramme logique est apparu dans l’héraldique médiévale (XII°–XIII° siècle) pour éviter toute confusion entre les trois personnes divines. Le schéma en forme de triangle, de bouclier (ou de cercle avec quatre nœuds) illustre simplement que le Père est Dieu, ainsi que le Fils et l’Esprit, alors que le Père n’est pas le Christ, ni l’Esprit, et l’Esprit n’est pas le Fils.
- L’analogie de l’amour humain
Elle a le mérite d’évoquer Dieu non comme un objet (eau, feu, plante, triangle etc.) mais comme un ensemble de relations. C’est Augustin qui en parle d’expérience (il a vécu quelques années avec une femme, dont il a eu un enfant, avant de se convertir et de devenir évêque d’Hippone) : « Tu en vois trois : celui qui aime, celui qui est aimé, et l’Amour » (Ecce tria sunt : amans, et quod amatur, et amor ; De Trinitate, Livre VIII, 10, 14).
Pour qu’il y ait amour humain, il faut trois éléments : l’aimant (e), l’aimé(e), l’amour lui-même. C’est la relation d’amour qui fait exister le couple, au point que celui-ci devient un troisième, inséparable de l’aimant et de l’aimé. Thomas d’Aquin dira plus tard que « en Dieu, la relation est substantielle » : c’est parce que Dieu aime qu’il est Dieu et non l’inverse. L’amour suscite le Verbe comme Fils bien- aimé et en même temps établit la paternité de Celui qui en est la source. La relation de communion qui unit les deux fait exister l’Esprit comme le trait d’union vivant où la circulation de l’amour (périchorèse en grec, circumincession en latin) unit sans confusion, personnalise chacun des Trois sans séparation.
« Sans confusion ni séparation » est d’ailleurs l’une des expressions-clés du premier concile de Nicée (325) qui affirmait ainsi l’unité des deux natures humaine et divine en Jésus de Nazareth. Cette formule s’applique à merveille à la trinité des personnes divines.
2. Ressemblance et dissemblance
Les Pères de l’Église étaient bien conscients des limites de ces recours aux métaphores. Ces images sont imparfaites et ne peuvent traduire la totalité du mystère trinitaire, toujours infiniment plus compréhensible. Par exemple, dans l’image du soleil, le rayon est plus faible que l’astre, qui ne correspond pas à l’égale dignité trois personnes divines. De même l’image de la source semble induire une disparition de celle-ci dans le fleuve, ou une scission en deux bras. Et chaque pétale du trèfle n’est qu’un tiers du trèfle, pas le trèfle lui- même.
Bref : notre langage, notre raison ne pourront jamais épuiser ni traduire en plénitude la réalité trinitaire.
Le IV° concile du Latran (1215) a produit à cet égard une phrase magnifique et essentielle.
« Entre le Créateur et la créature, on ne peut noter de ressemblance telle qu’on ne doive noter entre eux une plus grande dissemblance » (Quia inter creatorem et creaturam non potest tanta similitudo notari, quin inter eos maior sit dissimilitudo notanda).
Cette phrase agit comme un garde-fou métaphysique. Elle signifie que chaque fois que nous disons quelque chose de « vrai » sur Dieu par analogie (Dieu est « Père », Dieu est « Lumière », Dieu est « Amour »), l’écart entre le sens humain de ces mots et leur réalité divine reste infiniment plus vaste que leur point commun.
La tradition mystique de l’apophatisme (du grec apophasis, négation) en a tiré la conclusion logique qu’on ne peut dire qui est Dieu vraiment, mais seulement ce qu’il n’est pas [1].
Dès que je dis quelque chose sur Dieu (exemple : Dieu est amour), aussitôt je dois le nier en rappelant que l’amour en Dieu ne ressemble pas à notre amour humain (la dissemblance est plus forte que la ressemblance). Car Dieu n’est pas qu’amour ; il est aussi justice, jalousie, absence, ténèbres… Dieu est donc au-delà de l’amour, car l’amour n’est pas Dieu. Il est également au-delà de la bonté, car la bonté en Dieu n’a rien à voir avec notre concept moral ou émotionnel : la dissemblance est plus forte que la ressemblance.
Cette dissemblance flagrante porte l’intelligence à admettre qu’elle ne saisit rien de Dieu, ce qui est le début de la contemplation mystique. Nicolas de Cues (XV° siècle) parlait de la « docte ignorance », cette confession de non-savoir qui n’éteint pas la quête spirituelle mais au contraire la plonge au cœur du trop-compréhensible. On parle de Dieu pour ne pas rester muet, mais on nie aussitôt ce qu’on vient de formuler pour ne pas devenir idolâtre.
Rappelez-vous le jeu des 7 erreurs entre deux dessins dans nos journaux : entre Dieu et nos images de lui, il y a bien plus que 7 erreurs !
Denis l’Aréopagite (V° siècle) écrivait :
« Trinité suressentielle, plus que divine et plus que bonne [...] conduis-nous jusqu’au seuil ultime des Écritures mystiques, là où les mystères de la théologie, simples, absolus et immuables, se découvrent dans la Ténèbre plus que lumineuse du silence ».
« C’est par l’arrêt de toute activité intellectuelle que l’on s’unit, selon le meilleur de soi-même, à Celui qui dépasse toute intelligence, et c’est en ne connaissant rien que l’on connaît au-delà de l’esprit. [...] Nous prions pour entrer dans cette Ténèbre qui est au-dessus de la lumière, afin de voir et de connaître, par l’aveuglement et l’ignorance, Celui qui est au-delà de toute vision et de toute connaissance » (La Théologie Mystique, Ch. I, 1 et 3).
« La manifestation de Dieu se produit d’abord dans la lumière ; puis, à mesure que l’esprit progresse et que, par une application plus haute et plus parfaite, il parvient à pénétrer la réalité, il voit la nature divine dans la ténèbre. [...] Car ce qui est laissé en dehors de la connaissance est une ténèbre lumineuse, parce que l’intelligence, en cherchant à voir ce qui est invisible, est enveloppée par l’obscurité de l’incompréhensibilité ».
« La véritable connaissance de Celui que nous cherchons et sa véritable vision consistent en ceci : ne pas voir. Car Celui que nous cherchons dépasse toute connaissance, étant séparé de toutes parts par son incompréhensibilité comme par une ténèbre » (La Vie de Moïse, Livre II, 163-164).
Au XVI° siècle, Jean de la Croix reprend cette intuition sous le terme de « Nuit Obscure ». Pour lui, la lumière divine est si forte qu’elle est « nuit » pour notre entendement limité.
« Cette nuit obscure est l’influence de Dieu dans l’âme [...] les contemplatifs l’appellent contemplation infuse ou théologie mystique. [...] Plus la lumière divine est claire et plus elle est pure, plus elle obscurcit les ténèbres de l’intelligence. [...] C’est ainsi que la lumière de la foi, par son excès, est pour l’âme une ténèbre épaisse » (La Nuit Obscure, II, 5).
La ténèbre n’est pas une absence de lumière, mais un excès de clarté que l’esprit ne peut supporter (comme l’obscurité pour la chauve-souris en plein jour). Pour voir Dieu, il faut cesser de vouloir le « saisir » avec des concepts (mots, images, métaphores).
Dieu reste le « Tout-Autre », même dans l’union la plus intime.
Les auteurs mystiques utilisent très souvent des oxymores (mélange d’opposés). C’est le seul moyen pour eux de respecter la « plus grande dissemblance » de Latran tout en parlant d’une expérience réelle.
Le Dieu Trinité est ainsi ténèbres lumineuse, unité plurielle, mouvement immobile, distinction inséparable, éternelle génération, solitude communiante…
Seul l’oxymore peut garder la trace de la tension entre des contraires qui en Dieu se conjuguent (coincidentia oppositorum). L’oxymore est le signe que le langage humain « craque » sous le poids du sujet trinitaire.
Comme le disait Saint Hilaire de Poitiers : « L’erreur des hérétiques nous force à exposer aux périls du langage humain les secrets des choses célestes ».
Et Augustin avertissait les catéchumènes : « Si tu le comprends, ce n’est pas Dieu » (Si comprehendis, non est Deus).
Gardons nous aussi cette double nécessité :
- parler de la Trinité avec des images simples et accessibles pour nourrir ceux qui la cherchent,
- et toujours inviter à aller « au-delà »…
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[1]. Position d’ailleurs assez proche de la théorie philosophique de Karl Popper au sujet de la vérité scientifique : la science ne peut dire ce qui est vrai, mais seulement ce qui est faux (falsifiabilité).
LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)
Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. »
CANTIQUE
(Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)
R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/
Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/
Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/
Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/
Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/
Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/
DEUXIÈME LECTURE
« La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent.
Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.
ÉVANGILE
« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)
Alléluia. Alléluia. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : au Dieu qui est, qui était et qui vient ! Alléluia. (cf. Ap 1, 8)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Patrick BRAUD
Mots-clés : apophatisme, métaphore, oxymore, Trinité















