L'homélie du dimanche (prochain)

22 mars 2026

Rameaux : Judas retourné comme un gant

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 12 h 30 min

Rameaux : Judas retourné comme un gant

 

Homélie pour le Dimanche des Rameaux / Année A 

29/03/26 


Cf. également :
Rameaux : Fais la fête, Église du Christ !
Choisir Judas comme ami
Remplacer Judas aujourd’hui

Jeudi Saint / De la bouchée au baiser : la méprise de Judas
De quoi l’ânon des rameaux est-il le nom ?
Le coq défait Pierre
Rameaux : la Passion du Christ selon Mel Gibson
Rameaux : vous reprendrez bien un psaume ?
Rameaux : la Passion hallucinée de Jérôme Bosch
Rameaux : le conflit ou l’archipel
Comment devenir dépassionnés
Rameaux : assumer nos conflits
Rameaux, kénose et relèvement
Briser la logique infernale du bouc émissaire
Les multiples interprétations symboliques du dimanche des rameaux
Le tag cloud de la Passion du Christ
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
C’est l’outrage et non pas la douleur
Il a été compté avec les pécheurs
Sortir, partir ailleurs…


1. Judas, apôtre des nations malgré lui ?

La Passion selon saint Matthieu que nous venons d’écouter ce dimanche des Rameaux présentes plusieurs spécificités par rapport aux autres évangiles. Parmi celles-ci, intéressons-nous à Judas.


Rameaux : Judas retourné comme un gant dans Communauté spirituelle 250px-Cimabue01
- Il est là dès le début du récit, cherchant une occasion de 
« livrer Jésus » aux juifs. Pour Matthieu, a posteriori, c’est le signe qu’il voulait le trahir. À bien y réfléchir, il se peut que Judas – qualifié par Matthieu d’Iscariote, ce qui vient du mot sicaire = armé d’un poignard – ait projeté d’organiser une rencontre entre Jésus et les chefs religieux pour qu’ils unissent leurs forces en vue de chasser l’occupant romain et de rétablir la royauté en Israël. Un peu comme De Gaulle voulait unifier les forces de la Résistance… !
Il n’était pas le seul. C’était par exemple le rêve politique des disciples d’Emmaüs : « Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël » Lc 24,21.


- Judas est là ensuite, lors de la Cène, où Matthieu le qualifie de 
« maudit » dans la bouche de Jésus. Judas a quant à lui entendu le verbe livrer comme l’ordre d’organiser une négociation, et s’est cru confirmé dans cette mission. « Serait-ce moi ? » « C’est toi qui l’a dit ».

- Judas est là, après le repas, à Gethsémani où il emmène une foule rassemblée par les chefs juifs. Il embrasse Jésus comme on embrasse un ami, persuadé de lui rendre service en le faisant amener auprès du grand prêtre. Jésus semble le confirmer encore dans sa mission : « mon ami, que tu es venu faire, fais-le ! ».
- Judas est de nouveau présent à la fin du récit. Voyant que sa tentative d’union avait échoué et que Jésus était condamné, il réalise qu’il a tout compromis et est rongé par le « remords ». Il rend les 30 pièces d’argent, salaire dérisoire au sa médiation, il va se pendre.

On le voit : Judas est un fil rouge dans la Passion du Christ ; il rythme la progression du drame ; il en est un acteur essentiel.

 

English%20School%20-%20Judas%20repents%20and%20in%20remorse%20returns%20the%20thirty%20pieces%20of%20silver%20%20-%20%28MeisterDrucke-100679%29 Judas dans Communauté spirituelleZoomons maintenant sur la fin de Judas, où Matthieu opère une relecture étonnante [1]. Que font les grands prêtres avec les 30 pièces d’argent ? Ils achètent un champ, celui où un potier déposait ses tessons de vases brisés ; ce champ-dépotoir est désormais appelé le « champ du sang » à cause de Judas. Ils l’achètent pour y enterrer les étrangers décédés à Jérusalem !


Autrement dit : le sang innocent de Jésus versé dans sa Passion devient grâce à Judas le moyen de racheter un lieu pour ceux qui n’en ont pas. Grâce à Judas finalement, le sang de Jésus ouvre un lieu pour les exclus, et donne aux étrangers le repos en Israël ! Voilà un étonnant renversement : à l’insu de son plein gré, Judas offre aux nations l’accès à la terre d’Israël ! C’est comme s’il élargissait l’Alliance aux païens, alors qu’il se voulait nationaliste forcené…

 

Pour justifier cet achat ô combien symbolique, les grands prêtres (ou Matthieu) font appel à une prophétie soi-disant de Jérémie :

« Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : ‘Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné’ ».

Problème : la citation renvoie plutôt à Zacharie 11,12-13 qu’à Jérémie 18–19 !
Le texte de Jérémie développe le geste prophétique de la cruche brisée près de la Porte  des Tessons :
« Ainsi parle le Seigneur : Va, et achète une cruche en terre cuite. Prends quelques anciens parmi le peuple et les prêtres, et sors vers le Val-de-la-Géhenne, à l’entrée de la porte des Tessons. [...] Tu briseras la cruche sous les yeux des hommes qui t’auront accompagné, et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Je briserai ce peuple et cette ville, comme on brise une poterie qui ne peut plus être réparée » (Jr 19,1-2.10-11).
Le texte de Zacharie parle quant à lui du salaire de 30 pièces d’argent rendu au Temple :
« Je leur dis alors : “Si cela vous semble bon, donnez-moi mon salaire, sinon n’en faites rien.” Ils pesèrent mon salaire : trente pièces d’argent. Le Seigneur me dit : “Jette-le au fondeur, ce joli prix auquel ils m’ont apprécié !” Alors je ramassai les trente pièces d’argent et je les jetai au fondeur dans la Maison du Seigneur » (Za 11,12-13).

On y retrouve le salaire dérisoire de 30 pièces d’argent - à peine le prix d’un esclave tué accidentellement (Ex 21,32) -, le berger rejeté par les chefs, l’argent jeté dans le Temple. La correspondance est quasi parfaite avec Mt 27. Alors, pourquoi invoquer Jérémie ?

Peut-être parce que se réclamer d’un grand prophète (Jérémie en l’occurrence) est plus prestigieux et impressionnant que d’un petit (Zacharie) ?

Peut-être Matthieu superposait-il les deux ?

Peut-être pour réinterpréter la mort de Judas grâce à Jérémie (le vase brisé) plus que Zacharie (l’argent et le champ) ?

 

Jérémie 18Car, pour Jérémie, Dieu est comme un potier qui va s’ingénier à refaçonner le vase abîmé : « Le vase qu’il façonnait de sa main avec l’argile fut manqué. Alors il recommença, et il fit un autre vase, selon ce qu’il est bon de faire, aux yeux d’un potier » (Jr 18,4). Et voilà le génie de Matthieu : il va convoquer le célèbre passage du vase recréé par le potier pour signifier que même la trahison et le suicide de Judas n’auront pas le dernier mot :  Dieu va faire surgir le salut des non-juifs, à partir de l’argent de Judas et du champ du sang.
Ce qui est racheté par le sang du Christ devient un lieu d’accueil pour ceux qui n’avaient pas de tombeau.
L’argent de la mort sert à préparer une demeure aux étrangers, dans l’espérance de la résurrection.
Cet argent qui ne peut entrer dans le Temple parce qu’il est impur permet aux impurs d’entrer en Israël ! Il devient le fondement d’un lieu nouveau, ouvert à ceux qui en étaient exclus.
Le champ du potier est le premier espace racheté par le sang du Christ, non pour les juifs, mais pour les païens !

Avec Zacharie, on insiste sur le refus de Jésus – lui, le bon berger – par Israël.
Avec Jérémie, on  retourne comme un gant la malédiction qui pesait sur Judas : grâce à lui, malgré lui peut-être, à son insu en tous cas, la mort de Jésus devient une bénédiction pour les nations étrangères !

 

Origène écrit : « Nous sommes l’argile, Dieu est le potier ; et si le vase est brisé, ce n’est pas pour qu’il périsse, mais pour qu’il soit refait » (Homélies sur Jr 18, 6).

Le champ du potier devient ainsi, non pas un simple terrain funéraire, mais le lieu où Dieu reprend une matière ratée. Le monde, souillé par le péché et par le sang des idoles, n’est pas abandonné : il est racheté pour être retravaillé. Origène fait une lecture ouvertement universaliste : « Les étrangers ensevelis dans ce champ sont ceux qui étaient étrangers aux alliances, mais que le sang du Christ a rendus proches » (Commentaire sur Matthieu, série 35)

 

sacrifice d'enfants à MolochLe paradoxe est d’autant plus grand que le champ du potier de Jérémie se situe dans une vallée appelée Gei-Ben-Hinnom, vallée du fils de Hinnom. Or cette vallée était devenue sous le règne des rois impies Achaz et Manassé le théâtre de rites atroces. On y sacrifiait par le feu des enfants en l’honneur du dieu Moloch. Le sang de ces innocents  figurait déjà le sang de Jésus, l’enfant par excellence. Après les réformes du roi Josias, qui a souillé le site de multiples ordures afin d’empêcher ces rites sanglants, la vallée est devenue la décharge publique de Jérusalem. On y jetait les ordures, les carcasses d’animaux et parfois les cadavres de criminels. Pour éviter les épidémies et consumer les déchets, des feux y brûlaient en permanence. L’odeur de soufre et la présence constante de fumée et de vers ont frappé l’imaginaire collectif.

À l’époque du Nouveau Testament, le nom hébreu Gei-Hinnom est traduit en grec par Gehenna. Jésus utilise ce lieu physique que tout le monde connaît à Jérusalem pour illustrer un concept spirituel abstrait : l’enfer. Lorsqu’il parle de la « Géhenne où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Mc 9,48), il ne décrit pas un lieu souterrain imaginaire, mais il pointe du doigt la décharge, le dépotoir, la déchetterie fumante au sud de la ville pour dire : ‘Le destin de ceux qui rejettent Dieu ressemble à ce qui arrive aux déchets dans cette vallée’.

Et voici que la Géhenne devient, grâce à Judas, un lieu de repos pour les étrangers privés de sépulture !
Même l’enfer n’aura donc pas le dernier mot : Dieu est capable d’en faire un lieu de salut pour les nations…

 

2. Dieu peut-il se servir du mal ?

Se servir ne veut pas dire provoquer.

Les Pères de l’Église ont écrit des pages sublimes sur ce retournement de situation absolument renversant : le lieu où le sang de l’innocent a été versé injustement devient un lieu d’accueil pour les exclus de l’Alliance. L’argent qui était le salaire de la trahison devient le moyen de rachat des étrangers. Le champ où le potier entassait ses tessons d’argile brisés  devient la matrice où Dieu reprend sa création abîmée pour la restaurer, la ressusciter.

 

Le champ du potier/du sang devient ainsi une figure anticipée de l’Église des nations, née d’une infidélité et d’un échec apparent que Dieu va transformer. Comme l’écrivait Paul : « là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5,20).

ed6168 PassionAugustin ose en déduire que jamais le mal n’aura le dernier mot. Dieu est capable de retourner sa négativité contre lui, comme on retourne un gant :

« Le mal de Judas n’a pas empêché le bien de Dieu ; car le sang du Christ a servi à racheter même ce qui venait du crime » (De Civitate Dei, XVIII,49).

Ce qui ne pouvait rentrer dans le sanctuaire du Temple parce qu’il était impur est devenu un instrument de salut :

« Ce qui ne pouvait être remis dans le trésor sacré a pourtant servi à une œuvre de miséricorde » (Sermon 218).

L’argent du crime n’entre pas dans le Temple. Et pourtant, il sert à acheter un champ. Dieu ne sanctifie pas le péché. Mais il ne laisse pas le péché avoir le dernier mot. Le sang innocent versé par la trahison devient le prix d’un lieu d’accueil. Un champ pour les étrangers. Pour ceux qui n’avaient ni maison, ni tombe, ni place. Ainsi, même ce qui est né du mal est repris par Dieu et retourné vers la vie.

Et l’Église elle-même n’est pas née d’une fidélité parfaite, mais de l’argent de Judas converti en lieu d’accueil pour les étrangers, et tous les exclus de l’Alliance.

 

On peut aller encore plus loin dans le paradoxe en relevant les étymologies possibles de Gei-Hinnom, à l’origine de la Géhenne.

Bhalaswa, l'immense décharge de New Delhi, est en feuLa Géhenne, c’est d’abord la vallée du règne des gémissements (Nihoum en araméen, proche de Hinnom) des enfants sacrifiés à Moloch : vallée de larmes, de sang versé par les cultes idolâtres.

La racine la plus directe liée phonétiquement à Hinnom est Hanane. C’est une racine fondamentale de la spiritualité biblique :

• Hen (חֵן) : La grâce, la faveur, le charme / Hanoun (חַנּוּן) : Miséricordieux (un des attributs de Dieu).

Le paradoxe est saisissant : la « Vallée de Hinnom » (la Géhenne) porte un nom qui évoque la grâce ! Pour les commentateurs, cela souligne le retournement du tragique : le lieu du châtiment est celui où se manifeste la miséricorde gratuite de Dieu.

• Hinman (חִנָּם) : « Gratuitement » ou « sans cause », don injustifié…

Le mot Hinman (dérivé de la même racine) signifie « pour rien » ou « gratuitement ». Dans la Bible, il est souvent utilisé pour désigner le don gratuit : recevoir quelque chose sans l’avoir mérité. Le lien avec Judas est clair : Judas a vendu le Christ pour de l’argent, mais au final, cet argent est devenu « Hinman », don gratuit accordé aux étrangers à Israël, grâce offerte aux nations.

 

3. Quel est ton champ du potier ?
 RameauxLe champ du potier est hors du Temple. Il est acheté avec un argent impur. Il est destiné aux morts. Et pourtant, c’est là que commence la rédemption. 
Il est temps pour chacun de s’interroger. Peut-être y a-t-il en nous une terre que nous jugeons perdue, un lieu marqué par l’échec, trahison, la mort ? Une faute dont nous n’osons plus attendre le pardon ?

Mais voici la Bonne Nouvelle : le Christ n’a pas versé son sang pour les lieux saints seulement, mais pour les terres rejetées, pour les champs inutiles, pour les étrangers que nous sommes devenus. Ce que nous abandonnons comme irrémédiable, Dieu l’achète encore. 

 

Ce qui ne pouvait entrer dans le Temple est devenu le premier lieu racheté par le sang du Christ.

 

Prière finale 

Seigneur Jésus Christ, toi qui n’as pas refusé la terre blessée, 

reprends entre tes mains d’argile ce qui en nous est brisé, 

et refais-le selon ton dessein de vie. 


Toi qui as porté le poids du péché sans désespérer de l’homme, 

délivre-nous du remords qui enferme et donne-nous la confiance qui attend ton pardon. 


Toi dont le sang innocent a acheté un lieu pour les étrangers et les perdus, 

ouvre en nous un espace où ta miséricorde puisse demeurer. 


Car ce que la faute a souillé, ta grâce peut encore le racheter,

Que ton Esprit nous conduise dans cette espérance…

______________________________________

[1]. On pourrait la comparer à l’interprétation de Luc, si différents, notamment en Ac 1,8. Mais ceci est une autre histoire !

 

LECTURES DE LA MESSE

ENTRÉE MESSIANIQUE  (Mt 21, 1-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion :Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

 

PREMIÈRE LECTURE
« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

 

PSAUME

(Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)
R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)

 

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !


Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.


Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.


Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !


Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

 

DEUXIÈME LECTURE
« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
 Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)

 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu

Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages

 

L. En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »

L. Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » L. Il leur dit : X. « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : X. « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : D. « Serait-ce moi, Seigneur ? » L. Prenant la parole, il dit : X. « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole : D. « Rabbi, serait-ce moi ? » L. Jésus lui répond : X. « C’est toi-même qui l’as dit ! »
L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : X. « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : X. « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »
L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : X. « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Prenant la parole, Pierre lui dit : D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » L. Jésus lui répondit : X. « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » L. Pierre lui dit : D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous les disciples dirent de même.

 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : X. « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : X. « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : X. « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : X. « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : X. « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : X. « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
L. Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : D. « Salut, Rabbi ! » L. Et il l’embrassa. Jésus lui dit : X. « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » L. Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : X. « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules : X. « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » L. Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.
Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ » L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L. Jésus lui répond : X. « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez lFils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » L. Ils répondirent : F. « Il mérite la mort. » L. Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »
L. Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » L. Mais il le nia devant tout le monde et dit : D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. » L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.
Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.
Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » L. Ils répliquèrent : A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! » L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.
L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus déclara : X. « C’est toi-même qui le dis. » L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : A. «
 Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » L. Ils répondirent : F. « Barabbas ! » L. Pilate leur dit : A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » L. Ils répondirent tous : F. « Qu’il soit crucifié ! » L. Pilate demanda : A. « Quel mal a-t-il donc fait ? » L. Ils criaient encore plus fort : F. « Qu’il soit crucifié ! » L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » L. Tout le peuple répondit : F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.
En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ » L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : X. « Éli, Éli, lema sabactani ? », L. ce qui veut dire : X. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »
L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.
Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » L. Pilate leur déclara : A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »
L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.
Patrick BRAUD

 

Mots-clés : , ,

Les commentaires sont desactivés.