L'homélie du dimanche (prochain)

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11 janvier 2026

Jean-Baptiste sur un petit nuage

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 12 h 30 min

Jean-Baptiste sur un petit nuage

Homélie pour le 2° dimanche du Temps Ordinaire / Année A
18/01/26

Cf. également :
La portée animalière du sacrifice du Christ
Alors Clarice, les agneaux se sont tus ?
Lumière des nations
Révéler le mystère de l’autre
Réinterpréter Jean-Baptiste 
Dès le sein de ta mère…
 

1. Et moi, je ne le connaissais pas…
Ce Jésus que je ne connaissais pas
Curieux d’entendre le précurseur déclarer par deux fois ne pas connaître Jésus, qui est pourtant son cousin ! « Et moi, je ne le connaissais pas » (Jn 1,31.33) : cette confession de non-savoir est pourtant la clé de la grandeur de Jean-Baptiste, lui qui est « le plus grand parmi ceux qui sont nés d’une femme » (Mt 11,1).

Jean Baptiste est, de tous les hommes, celui qui a approché de plus près le mystère du Verbe incarné. Et pourtant, c’est lui-même qui affirme ne pas connaître Jésus !
Après un tel témoignage du précurseur, serait-il légitime de notre part de prétendre connaître le Christ ? Est-ce même possible ?

Toute la difficulté réside dans le mystère même qu’est Jésus ! Le Christ, est certes notre frère en humanité (et en cela nous pouvons le connaître), mais il est aussi Dieu. Or Dieu est en lui-même inconnaissable parce qu’Il dépasse infiniment nos capacités humaines. Toute notre connaissance de Lui ne peut être que limitée et donc incomplète ! « Ô Toi, l’Au-delà de tout, n’est-ce pas tout ce qu’on peut connaître de toi ? », priait Grégoire de Nazyance. En d’autre terme, Dieu ne peut pas être totalement compris puisqu’il est infini.

baptême de jésus par Jean BaptisteLorsque Jean Baptiste perçoit la divinité cachée derrière l’humanité du Christ, il tressaille ! Il se reconnaît complètement dépassé… d’où le : « et moi, je ne le connaissais pas »… Il tressaille au désert devant son cousin qui approche, comme il avait tressailli in utero devant le corps de Marie arrondi par la grossesse inattendue (Lc 1,41). Ce tressaillement est le signe d’une autre perception, donnée par l’Esprit et non acquise par l’intelligence.
Jean Baptiste s’émerveille devant le mystère qu’est Jésus. S’il se sent indigne de dénouer la courroie de sa sandale, c’est parce qu’il a saisi que le Christ est la révélation de Dieu ! 

Comment déchiffrer cette étonnante confession d’inconnaissance du dernier prophète de l’Ancien Testament ?
Que pourrait-elle bien signifier pour nous aujourd’hui dans notre quête spirituelle ?

Essayons de décrypter l’ignorance volontaire de Jean-Baptiste à l’aide d’un manuscrit anonyme du XIV° siècle fort justement appelé : « Le nuage d’inconnaissance ».
Examinons le chemin d’union à Dieu qu’il propose, en quoi il suit la voie tracée par Jean-Baptiste, et les appels que nous pouvons y entendre pour nous-mêmes.

2. Les deux nuages
Jean-Baptiste sur un petit nuage dans Communauté spirituelleCe traité anglais (The cloud of unknowing) du XIV° siècle s’inscrit dans une longue tradition mystique, qui expérimentent combien Dieu est plus grand que tout, suscitant ainsi un désir infini de le chercher et de lui être uni [1]. On a déjà cité Grégoire de Nazyance (IV° siècle) qui chante l’Au-delà de tout : au-delà des concepts, des définitions, des dogmes mêmes. Denis l’Aréopagite (V°) s’écriait, emporté par son élan amoureux : « Moins je connais Dieu, plus je le connais ». Même le génial rationnel qu’était Saint Augustin (IV°) admettait sa limite : « Si tu comprends, c’est que ce n’est pas Dieu ». Nicolas de Cues (XV°) écrira un traité sur « La docte ignorance ». Et Saint Jean de la Croix au XV° siècle continuera ce fil mystique avec sa « Nuit obscure ». C’est ce qu’on appelle la tradition apophatique (du substantif grec ἀπόφασις, apophasis, issu du verbe ἀπόφημι – apophēmi = « nier ») : nous pouvons dire ce que Dieu n’est pas, non ce qu’il est.

La non-connaissance que prônent ces génies de la foi, loin d’être désespérante ou bloquante, nourrit au contraire un désir toujours plus grand de contempler Celui qui échappe à toute emprise humaine.
L’inconnu anglais – et l’anonymat convient bien à cette quête d’inconnaissance – qui a écrit Le nuage d’inconnaissance, visiblement en le vivant lui-même, développe de façon structurée son expérience spirituelle en 75 chapitres.
En voici les thèmes principaux.

a) L’impossibilité de connaître Dieu par l’intellect
CHRISTOS YANNARAS, L'AMOUR, LA RELATION, L'APOPHATISME - UNE THEO-PHENOMENOLOGIE EN DEBAT
Le thème fondateur : Dieu est absolument inconnaissable par les voies ordinaires de la connaissance. Tout ce que l’intellect peut saisir reste créé, alors que Dieu est incréé.
 L’auteur demande au disciple de renoncer à la spéculation, même théologique :
« Car par la pensée tu ne peux jamais Le saisir, mais par l’amour tu peux Le saisir pleinement » (ch. 6)
D’où le fameux « nuage d’inconnaissance », qui sépare l’âme de Dieu : non pas une ignorance brutale, mais un espace où l’intellect renonce à son pouvoir.
« Mets-toi sous la nuée de l’inconnaissance entre toi et ton Dieu » (ch. 3).

b) La voie courte (oraison du cœur) : un acte nu et simple d’amour
L’auteur propose une voie contemplative dépouillée, directe, sans images ni pensées, fondée sur un acte nu de volonté : aimer Dieu pour Lui-même.
« Le plus court des chemins pour atteindre Dieu est un simple regard d’amour vers Lui » (ch. 4).
La prière doit devenir une impulsion simple : « Prends un petit mot, d’une seule syllabe : “Dieu” ou “Amour”. Tiens-le serré dans ton cœur »  (ch. 7). Cette méthode est celle de la tradition apophatique : effacer tout concept pour ne laisser qu’un désir. Ou encore de la prière du cœur chère aux orthodoxes (philocalie) qui se concentre sur une seule phrase (« Seigneur Jésus, fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur »).

c) Le « nuage d’oubli » : oublier tout ce qui n’est pas Dieu
De même qu’un nuage d’inconnaissance masque Dieu, un nuage d’oubli doit masquer toutes les créatures, même « saintes » dans leur apparence.
« Mets sous toi un nuage d’oubli, et tout ce qui vit sous le ciel, oublie-le » (ch. 5).
Cette purification n’est pas mépris du monde, mais renoncement intérieur aux images, souvenirs, désirs, préoccupations, vertus affichées ou défauts passés.

d) L’amour comme force unique capable d’atteindre Dieu
Fénelon et le pur amourL’intel
lect est trop faible, mais l’amour peut dépasser le nuage : « Par l’amour, Dieu peut être atteint et tenu, jamais par la pensée » (ch. 6). L’auteur insiste : toute la vie spirituelle est unification du désir. Ce n’est pas la pureté préalable qui permet l’amour, mais l’amour qui purifie : « C’est l’amour qui fait l’unité avec Dieu, et non la multiplicité des œuvres » (ch. 24).

e) La pauvreté spirituelle et l’humilité : conditions de la voie contemplative
L’humilité est présentée comme la base : « De toutes les vertus, l’humilité est la plus reconnaissable à Dieu » (ch. 13). Elle est aussi un antidote aux illusions mystiques, aux exaltations de l’imagination ou aux prétentions spirituelles.

f) Discernement : différence entre contemplation vraie et illusions
Le texte met en garde contre les phénomènes psychiques, visions, ravissements sensibles, phénomènes extraordinaires etc.
Le véritable signe de la grâce est la charité humble, non les phénomènes.
Cela protège la mystique contre deux dangers : 
le quiétisme (passivité prétendument inspirée), et l’illuminisme (survalorisation des visions)

L’auteur recommande la plus grande sobriété en matière spirituelle : « Ne t’occupe jamais des visions, ni des miracles, ni des révélations ; ce sont risques pour les simples » (ch. 51). Il valorise au contraire la stabilité, la patience, la “nuée”, qui reste une pratique austère et pure.

g) La compassion envers tous et la prière pour autrui
La voie mystique n’est pas fuite du monde : l’auteur insiste sur la charité réelle envers autrui. « Tu prieras pour tous les hommes, mais dans la simplicité de cet amour unique » (ch. 43). La compassion est un fruit direct de l’union à Dieu : plus on s’unit à Lui, plus on aime les autres.

h) La primauté de la grâce
L’effort humain ne suffit jamais. La contemplation est essentiellement un don. « Cette œuvre ne peut être commencée ni poursuivie sans la grâce » (ch. 26). La volonté coopère, mais ne produit pas l’état contemplatif : elle ne fait que se disposer.

i) L’itinéraire spirituel : purification, simplification, union obscure
La nuit obscure
La structure implicite du chemin :
- Purification par l’humilité et l’oubli de soi
- Simplification par l’acte nu d’amour
- Union obscure où l’on “pénètre” le nuage d’inconnaissance par l’amour

« Dans l’obscurité, avance avec un seul amour humble » (ch. 46).
« Lorsque je dis obscurité, j’entends un manque et absence de connaissance, comme est obscure pour toi la chose que tu ne connais pas ou que tu as oubliée puisque tu ne la vois pas avec l’œil de l’esprit. Et pour cette raison il n’est point appelé un nuage de l’air, mais un nuage d’inconnaissance, lequel est entre toi et ton Dieu » (ch. 4)

Le Nuage d’inconnaissance est vraiment l’un des chefs-d’œuvre de la mystique apophatique. Sa thèse centrale : Dieu est connu non pas par la connaissance, mais par l’amour.
La méthode : une prière nue, monosyllabique, dépouillée de toute image, opérant dans un double nuage : inconnaissance de Dieu et oubli du monde.
La spiritualité qu’il propose est humble, sobre, exigeante, centrée sur un seul désir : aimer Dieu dans l’obscur.

Il y a donc bien deux nuages :
jpg_Nicolas_de_Cues_docte_ignorance apophatisme dans Communauté spirituelle
– le nuage d’inconnaissance (entre moi et Dieu)
– le nuage d’oubli (entre moi et le monde).
Le premier symbolise la transcendance absolue de Dieu, la possibilité pour l’intellect de franchir cette distance par ses seules forces : on ne « voit » Dieu qu’en perdant la vision !
Le second symbolise la nécessaire purification intérieure de la mémoire, de l’imagination, de la sensibilité. C’est la voie du détachement, que la mystique rhénane (Maître Eckhart, Suso, Tauler) porte au plus haut point en ce même XIV° siècle. Eckhart parle de Abgelassenheit = consentir à laisser les choses et les êtres devenir eux-mêmes sans les posséder ni les abandonner.

L’espace entre ces deux nuages est celui où se déploie le pur amour (cf. Fénelon, Madame Guyon), l’amour qui reconnaît et promeut la grandeur de l’autre, du tout autre, avec gratuité et désintéressement.

3. La tête dans les nuages
Jean-Baptiste a bien la tête dans ces deux nuages lorsqu’il s’efface devant Jésus en confessant ne pas le connaître. Il ne répond pas d’abord à la question « Qui es-tu ? », mais à la question plus profonde : Qu’est-ce que tu n’es pas ?
Le texte dit : « Il confessa, il ne nia point, il confessa : Je ne suis pas le Christ » (Jn 1,20).
Ce triple mouvement (confesser / ne pas nier / confesser) crée une sorte d’insistance liturgique : la vérité commence par la négation de ce que l’on n’est pas.
C’est exactement la méthode du Nuage : avant toute affirmation sur Dieu, il faut un dépouillement, un renoncement à toute prétention. « Abandonne tout ce que tu crois savoir… et recouvre-le du nuage d’oubli » (chap. 5).
Comme Jean-Baptiste, l’âme contemplative commence par un acte de non-être : elle laisse tomber ses images, ses concepts, ses identités spirituelles.
Jean-Baptiste est donc le prototype de la théologie négative : il avance par ce qu’il refuse d’être.
C’était un homme religieux, prophète, ascète, maître. Il aurait pu se laisser définir par ses œuvres, son ascèse ou son influence, comme aujourd’hui encore bon nombre de personnages importants se définissent en énumérant leurs œuvres et leurs titres… Pourtant il prononce une parole qui brûle tout rôle : « Je ne suis pas ».

Il refuse tout titre, toute fonction, toute projection que les autres poseraient sur lui.
Le Nuage d’inconnaissance demande exactement le même geste : lâcher toutes les identités intérieures, même saintes : « Ne t’attache pas à ce que tu es, encore moins à ce que tu veux être. Laisse tout cela sous le nuage d’oubli » (chap. 13). La voie apophatique ne commence pas par l’élévation spirituelle, mais par l’effacement. Ainsi Jean-Baptiste anticipe la voie contemplative : il vide l’espace pour que Dieu soit tout.

Après les trois négations (je ne suis pas le Messie / Élie / le Prophète), Jean-Baptiste finit par s’identifier seulement à une voix : « Moi, la voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1,23).
Une voix n’existe que pour laisser passer une parole qui n’est pas la sienne. Elle n’a pas de contenu propre. Elle est purement relationnelle, dépourvue d’identité substantielle.
C’est exactement l’anthropologie du Nuage d’inconnnaissance : l’âme ne doit pas être un “être plein”, mais une capacité vide, une ouverture pure, un espace offert, « un rien aimant plus que toute chose » (chap. 4).

Maitre-Eckhart BaptisteLa parole de Jean-Baptiste — « Je ne suis pas / je ne le connaissais pas » — n’est pas une tristesse, mais une libération, une vacuité qui permet la venue du Christ.
« Tu dois être prêt à devenir rien, afin que Dieu soit ton tout » (chap. 16).
Jean-Baptiste accomplit ce principe de façon quasi parfaite : plus il s’efface, plus le Christ apparaît.
Jean-Baptiste est ainsi une figure biblique du priant qui s’avance vers Dieu dans l’obscurité, la pauvreté, l’attente et l’amour : un véritable maître apophatique.

Comme Jean-Baptiste, il nous est proposé de progresser dans cette docte ignorance qui nous rend libres et détachés, la tête dans les nuages : « Et moi, je ne le connaissais pas… »

« Donc, apprête-toi à demeurer dans cette obscurité tant que tu le pourras, toujours plus soupirant après Celui que tu aimes. Car si jamais ton sentiment vient à Le connaître ou si tu dois Le voir, autant qu’il se peut ici-bas, toujours ce sera dans le nuage de cette obscurité. Et si tu as volonté de t’efforcer activement ainsi que je t’en prie, j’ai toute confiance en Sa miséricorde que tu y parviendras » (ch. 3)

« Tu t’avanceras vaillamment, mais prudemment, dans un pieux et joyeux élan d’amour, essayant de percer l’obscurité au-dessus de toi. Et frappe à coups redoublés sur cet épais nuage d’inconnaissance avec la lance aiguë de l’amour impatient ; et ne t’en va de là pour chose qui arrive » (ch. 6).

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[1] Téléchargeable ici : https://www.cheminsmystiques.fr/PDFediteurs2/Nuage.pdf 

 

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE
« Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe
Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

PSAUME
(Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)

D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi
Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens. »

Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles.

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

DEUXIÈME LECTURE
« À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

ÉVANGILE
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)
Alléluia. Alléluia. « Le Verbe s’est fait chair, il a établi parmi nous sa demeure. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. » Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Patrick Braud

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