L'homelie du dimanche

14 mai 2015

Conjuguer le « oui » et le « non » de Dieu à notre monde

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 14 h 00 min

Conjuguer le « oui » et le « non » de Dieu à notre monde

Homélie du 7° Dimanche de Pâques / Année B
17/05/2015

 

Le rapport de l’Église au monde

« Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. » (Jn 17, 18-19)

 

Il y a dans l’évangile de Jean une dialectique de la situation des chrétiens dans le monde : à la fois dedans et dehors, immergés dans la vie sociale de leurs contemporains, et témoignant d’une autre vie qui vient d’en-haut ; solidaires des combats pour la dignité humaine et contestant la prétention de ce monde à être l’horizon ultime de l’homme.

L’Église est sacrement parce qu’elle est dans le monde sans être du monde. Cette double appartenance (au monde de l’homme et au monde de Dieu) se traduit dans Vatican II par la présence des deux documents sur l’Église, Lumen Gentium (LG) et Gaudium et Spes (GS). Regardons comment.

 

Lien de solidarité Église-monde

Dès le départ, le Concile définit le public auquel il veut s’adresser: non pas les seuls catholiques, mais le monde entier, « toutes les créatures », « tous les hommes » « tout le genre humain » (LG 1). C’est en effet qu’il y a un lien de solidarité entre Église et monde: même si l’Église est  antérieure au monde dans le dessein de Dieu, car elle est « annoncée en figures dès l’origine du monde » (LG 2), l’Église sait qu’elle vit et agit  dans le monde (LG 3), dont elle fait elle-même partie, et où s’y opère sa croissance (LG 3). L’Église, destinée à s’étendre à toutes les parties du monde, prend place dans l’histoire humaine (LG 9) et non pas en-dehors. Parce que Dieu a aimé ce monde (LG 41), tel qu’il est, au point de laisser le Christ donner sa vie pour le salut de ce monde (LG 17), l’Église veut porter sur ce monde le même regard d’amour, cherchant à être signe de l’action continuelle du Christ au milieu du monde, Lui qui en est la lumière véritable (LG 3; 28; 48). C’est donc d’emblée un regard d’amour qui prévaut, et non une attitude de défiance et de dénégation du monde dans lequel l’Église est plongée.

 

Lien de contestation Église-monde

Conjuguer le « oui » et le « non » de Dieu à notre monde dans Communauté spirituelleAu service de la croissance du monde vers plus d’humanité en Dieu, l’Église ne peut pourtant être réduite à une réalité du monde. Les élus sont choisis par le Christ dès avant la création du monde (LG 3), et l’Église est antérieure au monde (LG 2). C’est pourquoi elle est aussi un vis-à-vis, un guide, qui, par son existence même, conteste et se différencie d’une vision trop humaine de l’évolution du monde, que ce soit le mythe du « progrès » ou celui de l’autonomie absolue de l’homme. Blessé par le péché, le monde a besoin d’un salut, d’une rédemption qu’il ne peut se donner à lui-même (LG 9;52). Plus encore, « la figure de ce monde passe » (LG 42;48), et « le renouvellement du monde est irrévocablement acquis et, en toute réalité, anticipé dès maintenant: en effet, déjà sur la terre l’Église est parée d’une sainteté encore imparfaite mais véritable » (LG 48). Nous attendons le renouvellement définitif du monde (LG 6) où, avec le genre humain tout l’univers trouvera sa perfection définitive dans le Christ (LG 48). L’Église ne doit donc pas avoir peur de se différencier de ce monde lorsque celui-ci refuse sa vocation divine; et cela au prix même de persécutions pendant ce « pèlerinage sur la terre » (LG 7). C’est pourquoi le témoignage du martyre reste l’horizon réel de tout disciple du Christ, « acceptant librement la mort pour le salut du monde » afin de « le suivre sur le chemin de la Croix, à travers les persécutions qui ne manquent jamais à l’Église » (LG 42).

 

Distinction et différence Église-monde

Cette double appartenance de l’Église (au monde et au Royaume de Dieu) lui donne une responsabilité particulière dans l’achèvement de l’histoire humaine en Dieu. Elle doit travailler à la consécration et la sanctification du monde (LG 31), sans se confondre avec lui, sans non plus n’être que la mauvaise conscience du monde… En fait, c’est un triple mouvement d’accomplissement / redressement / dénonciation qui marque les rapports Église-monde. L’image du sel de la terre et de la lumière du monde reprise en LG 9, ou l’image des chrétiens « âme du monde », tirée de la Lettre à Diognète et citée en LG 38, essaient de maintenir cette tension, sans la résoudre dans la seule logique de l’enfouissement (sel de la terre) ou de la visibilité à tout prix (lumière du monde). Il faut donc sans cesse conjuguer le « oui » et le « non » sur notre monde, avec la liberté intérieure de ceux qui discernent la venue du Royaume de Dieu relativisant toute réalisation humaine, et pour laquelle toute réalisation humaine est pourtant d’un prix inestimable.

 attestation dans Communauté spirituelle Au cours de l’histoire

Cette double appartenance, cette tension entre le « oui » et le « non », cette double logique d’attestation-contestation du monde, le Chapitre III sur l’histoire en montrera la complexité et la diversité de réalisations historiques. Essayons simplement ici de caractériser à grands traits les principaux types historiques du rapport Église-monde.

 

Aux premiers siècles: la contestation du monde, jusqu’au martyre.

Le christianisme s’est affirmé peu à peu dans son originalité, en se dégageant du judaïsme et en se différenciant de lui. A partir de là, la rencontre avec la culture et le monde gréco-romains, avec le paganisme, provoque l’affrontement des deux cultes : le culte dû à l’empereur, à Rome et à ses dieux; le culte au Dieu de Jésus-Christ. Il faut choisir : l’Église refuse de concilier les deux, au prix des persécutions et des martyres. L’Empire voit alors dans l’Église une menace pour sa propre cohésion. La contestation du monde ne peut cependant être absolue, comme si il fallait être un « pur », un « parfait » héroïque pour être chrétien, ce qui contredirait l’aspiration universelle du message chrétien, et notamment de sa prédilection pour les faibles, les petits et les foules [1]. Le refus de l’idolâtrie ne se fait pas sans mal, ni sans quelques concessions (viandes immolées aux idoles). La question des « lapsi » déchire un moment l’Église. Finalement, contre la position des intransigeants qui n’admettaient pas de faiblesse dans la contestation du monde païen, les modérés firent admettre la discipline pénitentielle et la réintégration dans la communauté.

 contestationCertains chrétiens veulent durcir cette opposition à l’Empire (Tertullien par exemple), mais la plupart des évêques ont le souci (pastoral) de ne pas trop provoquer les autorités pour que le christianisme puisse prendre sa place dans la vie de la cité. Mais les uns et les autres demeurent dans une logique première de contestation du monde païen, dans l’affirmation notamment du seul culte à Dieu.


De Constantin à la Renaissance: attestation (du monde par l’Église) plus que contestation

Avec la paix constantinienne, le christianisme devient un élément constitutif de la société, et même une force de cohésion. L’appartenance à la société et l’Église devient de plus en plus une seule et même réalité. Seuls des ermites et des moines vont résister à cette fusion Eglise-monde : en partant au désert, ou en constituant des ‘contre-sociétés’ monastiques.
L’impact culturel du christianisme va devenir plus prégnant encore après les invasions barbares: force de résistance, puis de victoire sur les barbares, la « chrétienté » se forme et s’organise, palliant les déficiences d’un Empire déliquescent en Occident. « Chrétienté » englobante et très fortement structurée. De là vont naître des situations conflictuelles entre le « sacerdoce » et le « pouvoir civil », entre le « spirituel » et le « temporel » (cf. la « théorie des deux glaives » de Boniface VIII). Cette sorte de confusion entre Église et société provoque une certaine méfiance envers ce qui est extérieur, envers les cultures non-occidentales également (cf. le schisme de 1054, ou le problème des rites chinois avec Mattéo Ricci), et tend à la transplantation ailleurs du modèle culturel occidental. Dans les pays de « rois très chrétiens », l’alliance du trône et de l’autel va marquer pour longtemps les relations Église-État: les « convenances » théologiques trouvées à la monarchie témoignent de l’appui sans faille que l’Église donne alors au régime en place.

 

De la Renaissance à la modernité: contestation de l’Église par le monde ; réactions ecclésiales.

Avec la Renaissance, et plus encore à partir du siècle des Lumières (XVIIIème siècle), un processus de sécularisation s’amorce. L’Église, dénoncée comme oppressive et castratrice par les penseurs et les politiques est amenée à se défendre, à définir sa place et son rôle dans la société. Au XV-XVIème siècles, la découverte du Nouveau Monde et les colonisations font rencontrer l’Église avec la pluralité des cultures, alors qu’elle-même (l’Église catholique en tous cas, identifiée à l’époque à l’Église occidentale) reste très liée à une culture, qui est ainsi remise en cause.

De là diverses attitudes ecclésiales en réaction :

- l’affirmation apologétique de la supériorité du christianisme pour ce qui concerne la vérité et le bien suprême de la société; de même que la supériorité du christianisme sur les autres religions rencontrées dans le monde.

- le combat contre le rationalisme, le modernisme: le Syllabus (1864), l’encyclique Pascendi  en 1908 contre les erreurs modernistes…

- mais aussi le dialogue avec la science (malgré la « bavure » Galilée!), dialogue rendu possible grâce à la longue tradition universitaire de l’Église, sans laquelle la pensée moderne n’aurait pu se développer. Peu à peu, les déviations du syncrétisme, du concordisme ou au contraire de l’opposition farouche vont s’atténuer. Les crises de l’affrontement au modernisme et au positivisme sont cependant révélatrices de la façon dont le sujet moderne s’est pensé contre la religion chrétienne, en émancipation de l’Église et de sa tutelle sur la société.

- plus récemment, la volonté d’affirmer l’identité chrétienne et d’évangéliser les cultures et toutes les zones de l’activité humaine (Evangelii Nuntiandi, Action Catholique…), en un temps où les idéologies marxistes et libérales tendent à privatiser l’expression de la foi.

- la volonté d’ »ouverture au monde », qui a succédé à l’attitude de défense d’une  forteresse assiégée: recherche d’une participation à la construction du monde, recherche de nouveaux langages de foi. À côté de cette ouverture au monde, l’évangélisation retrouve aujourd’hui une annonce de type kérygmatique (nouveaux mouvements religieux), comme la nécessité d’un dialogue avec toutes les autres religions (rencontre inter-religieuse d’Assise…).

 

Bref, depuis la Renaissance, le fragile équilibre médiéval est rompu, et l’Église est amenée à repenser son rapport au monde, sans le limiter au rapport Église-État.

Des éléments ont permis de repenser ce rapport:

- la redécouverte, grâce au renouveau biblique, de l’histoire, comme un lieu où s’exprime l’action de Dieu. Non pas seulement comme un passé mort ou idéalisé, mais comme une dynamique où l’Esprit Saint conduit l’Église. L’Église est une part d’humanité qui vit l’histoire comme habitée par la Promesse divine, et ouverte à l’avenir de Dieu.

- l’intérêt ainsi porté à l’eschatologie, non réduite aux « fins dernières », permet d’envisager le rapport de l’Église au monde, non comme un rapport entre ces deux termes seulement, mais en référence à un troisième: le Royaume, qui les englobe tous deux, qui est la « fin » des deux, leur avenir absolu, que l’Église espère et fait advenir pour elle comme pour le monde.

« On parle d’attention au monde… mais l’Église serait-elle autre que le monde ?  N’est-elle pas le monde, elle aussi ? et nous chrétiens aussi ? Alors vers quoi nous tournons-nous quand nous nous tournons vers le monde ? L’Église n’est pas tout simplement « non-monde », elle n’existe pas « à côté » ou « au-dessus » de la société sécularisée, mais en elle, comme une communauté qui lui appartient et qui essaie de vivre des promesses de Dieu annoncées et définitivement confirmées en Jésus-Christ, et qui donc tente à nouveau de faire pénétrer cette espérance dans la société contemporaine dont elle critique les exclusives et les prétentions totalitaires. Elle annonce, non son espérance, mais celle du Royaume de Dieu comme avenir du monde. » [2]

L’Église n’est pas seulement un « non-monde », mais une part d’humanité, ce qui permet de dépasser tout dualisme dans les relations. Il serait cependant dangereux de refuser toute altérité et toute différence, toute rupture, comme si l’Église trouvait son principe d’existence dans le monde seulement, et non de Jésus-Christ et du don de l’Esprit. Mais, de fait, l’Église n’est pas « à côté » du monde, se désintéressant de l’histoire pour ne regarder que vers le ciel. Elle n’est pas « au-dessus », seule habilitée à juger le monde, les actions et les comportements des hommes.  Elle est dans le monde comme son lieu d’existence; elle est  le monde devenant déjà Corps du Christ, elle est le « monde réconcilié » en puissance. Mais elle n’est pas purement et simplement le « déjà-là », dans un monde qui serait tout entier dans le « pas encore ». Elle est appelée à annoncer ce « pas encore » qui est la vérité ultime du monde comme d’elle-même, et donc à s’ouvrir et à ouvrir le monde à l’avenir de Dieu, en dénonçant les situations humaines étrangères ou hostiles à la vraie dignité de l’homme en Dieu.  Elle doit aussi accueillir, recevoir, de ce monde où Dieu continue d’être en dialogue avec toute l’humanité, et d’agir par le souffle de son Esprit, que nul ne peut enfermer, pour que son Règne arrive.

Entre l’Église et le monde, le rapport doit se vivre en termes de solidarité, de dialogue, de service (du dessein de Dieu pour le monde), de critique également au titre de la mission prophétique de l’Église à discerner la venue du Règne, et les obstacles à cette venue, dans le présent des hommes.

 

On peut résumer cette dialectique Église-monde dans le tableau suivant  [3] :

 

ARGUMENTS THÉOLOGIQUES

 

 

Dire « OUI » au monde

 

Dire « Non » au monde

 

  

 

POUR

  • Création
  • Incarnation
  • Discerner l’action invisible de l’Esprit (de Dieu) dans le monde
  • Croire en l’homme
  • Tradition d’un rapport critique à la Tradition
  • Rédemption (Croix, jugement du monde, salut…)
  • Le « oui » sincère au monde ne va plus de soi (désillusions du Progrès)
  • Affirmer l’identité visible de l’Esprit (du Fils) par  et  dans  l’Église.
  • Croire en Dieu
  • Nécessité de la Tradition (mémoire croyante; points de repères…)

 

 

 

 CONTRE

  • « Naïveté optimiste »
    => risque de complicité avec le péché du monde
  • Risque de la disparition de la médiation ecclésiale (enfouissement, sel de la terre…)
  • Lien Église-salut compromis
  • Tradition minimisée
  • Faire de Dieu (de l’Église) le « bouche-trou de nos insuffisances »
  • Survalorisation  de la médiation ecclésiale
  • Logique du tout ou rien
    => risque de sectarisme, de fermeture
  • Nostalgie du passé (idéalisé)

 

Notons que Vatican II a désamorcé le conflit potentiel entre l’Église et le monde en réintroduisant le troisième terme dont Jésus lui-même faisait l’essentiel de sa mission : le Royaume de Dieu, irréductible à l’Église comme au monde…

 

Apprenons donc de l’Esprit du Christ ce que veut dire : être dans le monde sans être du monde

 


[1]. Le fondateur d’ATD Quart-Monde a de très belles pages sur l’amour des foules par Jésus dans l’Évangile; Cf. WRESINSKI J., Heureux vous les pauvres, Cana, Paris, 1984 et Les pauvres sont l’Église, Le Centurion, Paris, 1983.

[2]. METZ J.B., Pour une théologie du monde, Cerf, Coll. Cogitatio Fidei n° 57, Paris, 1971, p 107.

[3]d’après GAGEY P. H.-J., Le « oui » et le « non » de Dieu sur notre monde, Documents Épiscopat n° 14, Septembre 1993.

 

 

1ère lecture : « Il faut que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de la résurrection de Jésus » (Ac 1, 15-17.20a.20c-26)
Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus : ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Il est écrit au livre des Psaumes : Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. » On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias. Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. » On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres. 

Psaume : 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab

R/ Le Seigneur a son trône dans les cieux. ou : Alléluia ! (102, 19a)

 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s’étend sur l’univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

2ème lecture : « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 11-16)
Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.

 Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Evangile : « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (Jn 14, 18 ; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »
Patrick BRAUD

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