L'homelie du dimanche

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9 octobre 2014

Tenue de soirée exigée…

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

Tenue de soirée exigée…

Homélie du 28° Dimanche du temps ordinaire Année A
12/10/2014

 

Tenue de soirée exigée… dans Communauté spirituelle menu

         Reines de l’océan en Belle-Vue
         Turbot au chablis
         Veau braisé soubise
         Poulardes truffées
         Salade mimosa
         Fromages
         Bavaroise
         Fruits – Café                 

Ça vous met l’eau à la bouche !

 

J’avais retrouvé ce menu d’un repas de noces dans ma famille, d’un mariage célébré en 1945 ! À écouter un tel menu de noces, on se demande pourquoi il y en a qui refuseraient de s’asseoir à la table ! Et pourtant, la parabole de ce Dimanche nous rappelle que ce refus est toujours possible, et que Jésus s’y est exposé, jusqu’à la Croix.

« Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ».

Quand Jésus évoque le Royaume des cieux, il prend l’une des plus vieilles réalités humaines : les noces.

C’est lui le Fils qui célèbre ses épousailles avec l’humanité.

Et chacun de nous est demandé en mariage aujourd’hui par le Fils de Dieu lui-même !

C’est la grandeur et la dignité du mariage, et c’est pour cela que le mariage est pour nous un sacrement. En regardant vivre les gens mariés, on devrait pouvoir deviner combien le Christ désire épouser chacun. D’où la responsabilité particulière des couples mariés à l’église : témoigner des noces que Dieu célèbre pour son fils avec tout être humain, toute l’humanité. Heureux les invités à ce repas de noces où le Christ lui-même dresse la table de l’eucharistie, nouvelle Alliance !

Or certains refusent de venir.

1nouve12 César dans Communauté spirituelle

La violence meurtrière

Et nous sommes parfois de ceux-là qui ne tiennent aucun compte de cette invitation, à cause de fausses bonnes raisons : un champ à cultiver, un commerce à faire tourner – comme dans la parabole -, c’est-à-dire une vie professionnelle qui devient envahissante, une vie trop remplie de choses à faire pour entendre l’invitation. Pire encore, le Christ sait qu’il s’expose à la violence, alors même qu’il est porteur d’une invitation d’amour. L’homme est ainsi fait qu’il peut choisir de répondre par la violence à une invitation d’amour.

Il peut saccager ce qu’il a de plus cher.

Là encore, reprenez l’image-sacrement du couple : la violence peut répondre à l’amour ; c’est un constat, malheureusement.

Dieu, lui, envoie son invitation sans se lasser. Dans un couple, on se lasse vite de la violence de l’autre, et on n’accepte que difficilement d’être la bête grasse égorgée pour lui ou pour elle ! Dieu dénonce cette violence, qui se retourne d’ailleurs contre ceux qui la commettent : ils s’y détruisent, en refusant d’être aimés…

La violence peut répondre à l’amour. La Croix en est le signe.

L’indifférence suicidaire

La violence ou, pire encore, l’indifférence.
« Ils n’en tirent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce. »
Regardez les dégâts que peut provoquer l’indifférence dans un couple : lorsque s’installe silencieusement la juxtaposition et non la communion, lorsque chacun s’investit dans son champ, son commerce – comme dit la parabole – sans tenir compte de l’autre. L’indifférence est peut-être le plus grand péché contre l’Amour. C’est elle qui nous rend imperméable aux appels de nos frères, aux appels de Dieu.

 

Le silence incompréhensible

Un dernier mot enfin sur les pleurs et les grincements de dents qui attendent l’invité qui n’a pas revêtu son vêtement de noces. Cela fait penser aux bristols très officiels à la carte d’invitation précise : « Tenue de soirée exigée ! ».

Que signifie ce vêtement de noces ?

On peut penser à la robe de baptême. Il ne suffit pas d’être invité, encore faut-il se laisser revêtir de cette robe baptismale.

Le plus dur dans l’amour, ce n’est pas aimer, c’est d’accepter d’être aimé, et d’accepter que cet amour nous change. « Dépouillez-vous du vieil homme et revêtez l’homme nouveau » disait St Paul en évoquant lui aussi ce vêtement de noces.

Reprenez l’image-sacrement de l’amour humain : revêtir la robe de l’amour mutuel, c’est laisser l’être aimé me dépouiller de mon égoïsme, faire tomber mes blocages, mes défenses, mes forteresses intérieures…

En cela, le mariage est dans le droit fil du baptême, et la mariée a raison d’être en blanc ! Car se marier est un chemin pour mourir à soi-même et renaître à l’autre, comme le Christ est mort et ressuscité pour nous. Alors, celui qui est dans la salle de noces, dans l’Église, et fait semblant d’être chrétien alors que sa vie n’est pas en accord avec ce qu’il croit, celui-là abîme le témoignage de l’Église. Dieu l’interroge : « Mon ami – car il est toujours son ami à ce stade – comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce ? »

Mais le silence répond à l’amour. « L’autre garda le silence ».

 

Après l’indifférence ou la violence, voilà maintenant le silence, la non communication, le non-dit, ce que l’on cache, le refus d’entrer en dialogue.

Demandez aux couples en difficulté combien cette non-communication est la pire des épreuves ! Se taire alors qu’il y a des contradictions à lever, fuir alors que Dieu nous propose la confiance et le dialogue, c’est finalement suicidaire. Cela n’engendre que des pleurs et des grincements de dents.

Heureusement, l’invitation au repas des noces reste la plus forte : Dieu fait le nécessaire pour remplir la salle des noces avec les mauvais et les bons que nous sommes tous. À nous de nous laisser transformer de fond en comble par notre présence ici, pour revêtir « la tenue de soirée » qui va avec.

Que ce banquet de l’eucharistie nous rappelle la grandeur et l’exigence de notre baptême.
Que ce festin des noces renouvelle pour les époux la grâce de leur mariage.
Que cette invitation à nous laisser aimer par le Christ ne rencontre en nous ni indifférence, ni violence, ni silence coupable.

 

 

1ère lecture : Le festin messianique (Is 25, 6-9)

Lecture du livre d’Isaïe

Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l’univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple ; c’est lui qui l’a promis.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

 R/ Près de toi, Seigneur, sans fin nous vivrons.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

2ème lecture : La vraie richesse dans le Christ (Ph 4, 12-14.19-20)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, je sais vivre de peu, je sais aussi avoir tout ce qu’il me faut. Être rassasié et avoir faim, avoir tout ce qu’il me faut et manquer de tout, j’ai appris cela de toutes les façons. Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de m’aider tous ensemble quand j’étais dans la gêne. Et mon Dieu subviendra magnifiquement à tous vos besoins selon sa richesse, dans le Christ Jésus.
Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.

Evangile : Parabole des invités au festin (brève : 1-10) (Mt 22, 1-14)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici la Pâque du Seigneur au milieu de son peuple. Heureux les invités au festin du Royaume ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.’
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »
Patrick BRAUD

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2 octobre 2014

Les sans-dents, pierre angulaire

Classé sous Communauté spirituelle — lhomeliedudimanche @ 0 h 01 min

Les sans-dents, pierre angulaire

Homélie du 27° dimanche du temps ordinaire / Année A
05/10/14

Une émotion rassurante

Valérie Trierweiler écrit dans son livre choc ‘Merci pour ce moment’ que François Hollande « s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches. En réalité, le président n’aime pas les pauvres ». Elle poursuit : « Lui, l’homme de gauche, dit en privé: “les sans-dents” très fier de son trait d’humour. »

En écrivant que François Hollande se moquait des sans-dents, Valérie Trierweiler a suscité une énorme émotion, qui allait de l’indignation à la méfiance devant une telle outrance.

Que ses propos soient vrais ou non, la réaction générale fut plutôt rassurante. Traiter de sans-dents les pauvres, les exclus de Les sans-dents, pierre angulaire dans Communauté spirituellenotre société qui n’ont – c’est vrai - pas les moyens de soigner leur dentition est proprement insupportable. Le mépris ordinaire se change là en insulte dégradante. La gêne quotidienne devant les mendiants, SDF et autres silhouettes fantomatiques des couloirs du métro et des cartons-pour-dormir se transforme là on attaque déshumanisante. Que les laissés-pour-compte engendrent un certain malaise quand on les croise, chacun s’y habitue, hélas. Mais là, trop c’est trop ! On sent bien que c’est tout le lien social qui risque de se déchirer si un minimum de respect et de considération n’est pas accordé aux damnés de la terre.

Remarquez au passage combien est exacte malheureusement la description cinglante des sans-dents. Effectivement, les plus pauvres se reconnaissent à une dentition effroyable, à un sourire qui n’a rien d’étincelant. La survie dans la rue ou les squats est peu compatible avec l’hygiène et les soins dentaires. Rajoutez la chevelure qui la plupart du temps est devenue clairsemée et filasse, le visage portant la trace de la galère à travers bien des rides, cicatrices et autres crevasses où la peau n’a plus guère de fleur, et vous aurez un portrait réaliste de la misère, instinctivement repoussante.

 

Jésus et les sans-dents

Pourquoi rappeler cette charge (juste ou injuste, seuls eux le savent) d’une femme trahie et jalouse envers son ex-compagnon ?

0eff19e9 angulaire dans Communauté spirituelleParce que l’indignation suscitée nous rappelle qu’il y a des limites à fixer au mépris des pauvres.
Parce que notre évangile de ce dimanche (Mt 21, 33-43) nous demande d’aller encore plus loin. Non seulement ne méprisons pas les exclus que nous engendrons, mais bien plus reconstruisons le lien social à partir d’eux. « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenu la pierre d’angle. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux. »

En faisant corps avec les sans-dents de son époque et de sa Palestine, Jésus est devenu lui-même un de ces rejetés devant lesquels on se bouche le nez pour ne pas subir leur déchéance. « Il n’avait plus apparence humaine » (Is 52,14) disait Isaïe en annonçant le Messie défiguré sous l’opprobre de la croix. « Je suis un ver, non pas un homme »  (Ps 22,7) gémissait le psaume que Jésus crucifié a su prier dans sa détresse.

 

Une bonne nouvelle pour les moins-que-rien

Pierre rejetée, pierre angulaire : d’habitude, on commente ce genre d’images en se plaçant du côté des bâtisseurs. Avec une conclusion fort logique : réintégrez les rejetés dans vos projets, vos constructions, si vous voulez que ce que vous construisez ne soit pas vain, promis à la destruction.

Et c’est déjà un message d’une extraordinaire portée sociale. « Si Dieu ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps 127,1). Or la manière dont Dieu bâtit l’humanité nouvelle, c’est en partant des exclus pour en faire le pivot, le critère de réussite de la construction globale. Si donc nous voulons bâtir comme Dieu et avec lui, c’est en intégrant les exclus en amont, au fondement de nos projets que nous pourrons réussir.

Mais plaçons-nous maintenant du côté de ceux qui sont rejetés par les bâtisseurs, et le message est encore plus puissant :

Vous qui êtes humiliés aujourd’hui, Dieu vous remettra au centre.

Vous qu’on regarde à la dérobée, un jour dans le face-à-face avec Dieu vous retrouverez l’attention de vos frères.

Vous devant qui on se bouche le nez imperceptiblement lorsqu’on est obligé de vous frôler, vous êtes appelés à répandre autour de vous l’odeur même de la sainteté de Dieu !

Si vous êtes de ces invisibles qui n’apparaissent nulle part si ce n’est dans les statistiques du chômage ou de l’aide sociale, cet évangile est pour vous.

Si vous faites partie des 150 000 SDF qui en France sont à la charge des autres, ou bien des milliers d’immigrants sans existence légale, ou bien de la foule des anonymes que justement personne ne remarque parce que vous êtes en dehors des cercles qui comptent dans la société, alors réjouissez-vous : Dieu lui-même reconstruit l’humanité à partir de vous, dès maintenant.

Comment ? Vous seuls pouvez raconter.
Vous seuls pouvez témoigner de la façon dont Dieu s’y prend, à travers des rencontres, des événements, pour reconstruire des espérances autrefois ruinées.
Votre responsabilité est grande :
- proclamer à la face de tous ceux qui ont réussi que le rejet et l’exclusion n’auront pas le dernier mot.
- incarner la promesse qui a permis au Christ de traverser sa Passion : « la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

Pourquoi ? Parce que votre expérience d’être « jeté dehors », « à l’extérieur de la vigne », peut aider les autres à devenir plus humains, si vous savez raconter et transmettre tout ce que vous apprenez de l’épreuve.

Et si vous ne faites pas partie de ce peuple de l’ombre, parce que vous avez à peu près réussi les grandes étapes de votre existence, alors prêtez l’oreille à ceux qui ont un message salutaire à vous transmettre.

40013_diaconia_440x260 exclusEt donnez-leur la parole.
Dans vos assemblées de prière, vos associations, vos  entreprises, vos quartiers, arrêtez de parler d’eux, de parler sur eux, de prier pour eux ; redonnez-leur la place qui est la leur dans votre prière, votre travail, votre vie sociale : au centre, pierre angulaire d’une nouvelle manière de vivre plus humaine et plus vraie.

L’Église est par nature le peuple des sans-dents, des invisibles, des pierres rejetées par les bâtisseurs.

Aux paroisses, communautés religieuses et diocèses de laisser les exclus occuper le centre de nos assemblées, et non pas la périphérie.

Arrêtons de parler sur la pauvreté ; laissons les plus pauvres prendre la parole au milieu de nous (cf. le rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes) …

 

Lectures du 27° dimanche du temps ordinaire Année A 

Livre d’Isaïe 5,1-7.

Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux. Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais. Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée. J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie. La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l’iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse.

Psaume 80(79), 9-10.13-14.15-16a.19-20. 

La vigne que tu as prise à l’Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
Tu déblaies le sol devant elle,
tu l’enracines pour qu’elle emplisse le pays.

Pourquoi as-tu percé sa clôture ?
Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l’univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils. ‘ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l’héritage ! ‘ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.
Patrick Braud

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