L'homelie du dimanche

29 décembre 2012

La Sainte Famille : le mariage homosexuel en débat

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La Sainte Famille : le mariage homosexuel en débat

Homélie pour la fête de la Sainte Famille, Année C
30/12/12

Chaque année, juste après Noël, l’Église nous invite à contempler cette famille atypique formée de Marie, Joseph et leur enfant à nul autre pareil.

Au même moment, le débat fait rage en France sur le mariage homosexuel. Beaucoup de catholiques préparent activement la manifestation du 13 Janvier 2013 à Paris pour protester contre le projet de loi appelé « mariage pour tous ».

L’Église catholique s’est clairement prononcée contre, ainsi que les responsables juifs et musulmans.

L’analyse la plus pertinente est sans doute celle du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui a développé sa critique dans un texte [1] fortement argumenté dans  la philosophie, l’anthropologie et la Bible.

Déjà, en tant que Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Joseph Ratzinger avait signé en Juin 2003 le texte « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles » dont la conclusion est la suivante :

« L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société. » [2]

Récemment, au cours de la visite des évêques français ad limina (Septembre 2012), il avait réaffirmé nettement son opposition au projet de loi, en citant longuement le grand rabbin de France Gilles Bernheim, et l’intérêt de l’enfant : 

« L’enfant a perdu la place qui lui revenait »

Si jusqu’ici nous avons vu comme cause de la crise de la famille un malentendu sur l’essence de la liberté humaine, il devient clair maintenant qu’ici est en jeu la vision de l’être même, de ce que signifie en réalité le fait d’être une personne humaine ».

« L’enfant, a poursuivi le pape, a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre. Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. » Dans ce discours traditionnellement important où il expose les préoccupations principales de l’Église, le pape a aussi dénoncé la « profonde fausseté de la théorie et de la révolution anthropologique » du « gender », qui estime que la société et l’éducation déterminent le vrai sexe d’une personne. [3]

Même Lionel Jospin, lorsqu’il était premier ministre en 2004, déclarait avec justesse :

« Nous sommes dans un temps où l’on souligne en permanence la crise des institutions - l’État, l’école, les Églises, la famille – et la perte des repères qu’elle entraînerait. De fait, les institutions ont été créées pour fonder et étayer les sociétés. On peut les défendre, on peut les contester – c’est aussi une façon de se structurer – on peut les réformer. Je ne crois pas qu’il soit pertinent d’en dénier le sens. Le mariage est, dans son principe et comme institution, « l’union d’un homme et d’une femme ». Cette définition n’est pas due au hasard. Elle renvoie non pas d’abord à une inclination sexuelle, mais à la dualité des sexes qui caractérise notre existence et qui est la condition de la procréation et donc de la continuation de l’humanité. [...] Quant à l’enfant, il n’est pas un bien que peut se procurer un couple hétérosexuel ou homosexuel, il est une personne née de l’union – quelle que soit la modalité – d’un homme et d’une femme. Et c’est à cela que renvoient le mariage et aussi l’adoption. Aux caractères du mariage, on peut préférer le célibat, le concubinage et désormais le pacte civil de solidarité (Pacs), que mon gouvernement a instauré. On peut respecter la préférence amoureuse de chacun, sans automatiquement institutionnaliser les m?urs ».

Pour aller chercher un peu de profondeur supplémentaire, et nourrir ce débat d’arguments mesurés, il n’est  pas inutile de revenir à celui qui fut le moraliste chrétien le plus éclairé de sa génération, Xavier Thévenot (+ 2004).

 Citons in extenso un interview de lui en 2002, particulièrement équilibré, qui ose aborder la question pas seulement à partir du « droit à l’enfant », mais à partir de la relation elle-même entre deux conjoints.

Entretien avec Xavier Lacroix, docteur en théologie et doyen de la faculté de Théologie de Lyon [4].

Une réflexion éthique sur l’homosexualité en particulier
et la sexualité en général.

Comment aborder la question de l’homosexualité ?

Xavier Lacroix : Le terme homosexualité est un terme vaste qui amalgame des choses La Sainte Famille : le mariage homosexuel en débat dans Communauté spirituelle 9782204081009différentes. Il peut s’agir d’attirances, de gestes corporels qui peuvent être eux-mêmes très variés, de véritables conduites à long terme, de structures profondes quasi définitives ou au contraire de désirs passagers. On parle même d’homosexualité apparente. Par exemple, il faut distinguer  » l’homo-affectivité  » de  » l’homo-érotisme  » et de  » l’homo-sociabilité « .

On a souvent vite fait de cataloguer telle ou telle personne.

X. L. : Il faut éviter d’enfermer. Quelqu’un disait :  » Nommer, c’est enfermer « . Dire quelqu’un est homosexuel, c’est trop rapidement l’enfermer dans une catégorie et une catégorie qui est trop rapidement jugée comme définitive. Si l’homosexualité peut être définitive – et l’est dans un grand nombre de cas ce que l’on appelle l’homosexualité structurelle -, il faut savoir aussi que parfois ces troubles, ces comportements sont passagers. Ne pas trop vite considérer que quelqu’un, qui a eu des émotions ou des désirs homosexuels, soit définitivement pour toute sa vie une personne homosexuelle. Comme le disait un psychologue, la première question à poser à quelqu’un qui vous dit  » je suis homosexuel « , est  » Êtes-vous bien ce que vous croyez être ? « . Parce que des troubles, des fantasmes, des rêves, des désirs même des passages à l’acte, passagers, ne sont pas suffisants pour déterminer une structure homosexuelle.

Avec cette condition, comment peut-on, entre adultes, parler de l’homosexualité ?

X. L. : Il faut se demander quel est l’objet de la parole. Il me semble qu’il y a trois niveaux d’objet d’attention à propos de l’homosexualité.

- Il y a donc les tendances elles-mêmes ou la structure affective, ce que certains appellent parfois la condition homosexuelle, c’est-à-dire le fait d’être attiré par les personnes du même sexe.

- Il y a les conduites, les actes qui posent des questions différentes car une conduite, un acte est toujours susceptible d’une évaluation éthique alors qu’une attirance, qu’une tendance en tant que telle, n’est pas éthique ou non-éthique en elle-même.

- Et en troisième lieu, réfléchir sur le discours que l’on tient sur l’homosexualité, discours dont on est encore plus responsable que les conduites. Il s’agit de ne pas confondre ces trois niveaux.

Il n’est pas aisé de cerner les enjeux de cette responsabilité par rapport au discours que l’on peut tenir sur l’homosexualité.

X. L. : Deux écueils sont à éviter : soit le langage de rejet, d’ostracisme, d’exclusion, soit la banalisation, l’assimilation, l’indifférence même c’est-à-dire l’affirmation que les tendances, les conduites homosexuelles sont équivalentes aux conduites hétérosexuelles. Il s’agirait d’une simple alternative, d’un choix comme on dit parfois, ce que je contesterai. Voilà le cadre général de la parole.

Pourtant, c’est ce que l’on aurait spontanément tendance à répondre à quelqu’un qui confie son homosexualité :  » Chacun est libre de choisir « .

X. L. : Ce qui me paraît trompeur. Dans la mesure où il peut apparaître que son orientation n’est pas définitive, ou dans la mesure où il n’est pas encore sûr que son orientation est définitive. On peut lui laisser entendre qu’il est appelé à mieux, à plus, qu’il y a plus dans l’hétérosexualité que dans l’homosexualité, que la sexualité humaine trouve son sens plénier dans ce que j’appelle le passage à l’autre sexe, le franchissement de la différence entre les sexes qui oblige à dépasser le narcissisme. Toutes les analyses psychologiques le confirment, la relation homosexuelle est fortement imprégnée de narcissisme. Un psychanalyste disait :  » Le désir homosexuel, c’est vouloir être ce que l’autre est  ». Vouloir être ce que l’autre est. Non seulement le posséder, ce qui est le cas dans le désir hétérosexuel, mais s’identifier à lui, c’est un désir qui est à base d’identification.

Un désir d’identification qui n’existe pas dans la relation hétérosexuelle ?

X. L. : Si, mais il ne peut en être la clé. Dans l’accès à l’hétérosexualité, il y a un plus, le franchissement de la différence des sexes qui est la principale marque de l’altérité. Marc Oraison disait :  » La femme est pour l’homme l’autre le plus autre « . Et on peut inverser l’homme est pour la femme l’autre le plus autre. Celui de l’autre sexe est deux fois autre pour moi, premièrement en étant autre, deuxièmement en appartenant à l’autre sexe. C’est un signe de maturité de l’affectivité que d’accéder à l’hétérosexualité.

Et si la personne a des raisons de penser que son homosexualité est irréversible ?

X. L. : S’il s’avère que son homosexualité est définitive ou que son orientation sexuelle est exclusive, parce qu’il y a aussi la bisexualité, voir avec elle si elle ne peut pas vivre les valeurs de  » l’homo-affectivité  » sans passer à  » l’homo-érotisme « . Les tendances sexuelles peuvent être sublimées dans une relation plus spirituelle, et la continence cela existe. Et même si la moitié environ des sujets homosexuels ne peut pas vivre la continence ou la vit très mal, cela signifie que l’autre moitié peut la vivre ; cette voie n’est pas à exclure d’emblée. Des relations d’amitié chastes sont donc une voie qui est la plus claire, la moins trouble. Le problème est que le passage à l’acte érotique est particulièrement trouble quant à son sens.

Il apparaît que rien n’est plus difficile que d’oser une parole sur l’homosexualité.

X. L. : Une parole sur l’homosexualité doit se faire en trois temps.

- Premièrement, l’affirmation de l’égalité de toutes les personnes et donc la reconnaissance de leurs pleins droits en matière de logement et de travail par exemple. Refuser tout ostracisme.

- Deuxièmement, l’affirmation globale d’une non-équivalence entre homosexualité et hétérosexualité, que la société a des raisons de préférer la valorisation de l’hétérosexualité. D’une part, parce que c’est une forme d’affectivité qui est plus mûre, plus mature et qui intègre mieux la différence. D’autre part, parce qu’elle débouche sur la fécondité et que du point de vue de l’enfant, être éduqué par un père et une mère, par deux êtres de sexes différents est non seulement un bienfait, mais un droit.

- Troisièmement, une parole éducatrice, une parole éthique – car c’est en tant qu’éthicien que je parle ici – se doit de proposer des valeurs, des repères éthiques aux personnes hétérosexuelles comme aux personnes homosexuelles.

Mariage pour tous: pas une priorité pour les Français 

Et dans  » L’amour du semblable  », vous dites que les valeurs éthiques sont les mêmes pour les personnes homosexuelles que pour les personnes hétérosexuelles.

X. L. : Je les résume en trois grandes rubriques : les vertus de l’amour et de l’amitié. Et il y aurait beaucoup à dire sur toutes les valeurs éthiques interpersonnelles que l’amour et l’amitié peuvent développer, en insistant plus sur le pôle amitié pour les personnes homosexuelles. La valeur chasteté, qui est «  la maîtrise libérante des pulsions  », est une valeur très globale plus large que la continence et l’humilité, à ne pas confondre avec l’humiliation. Reconnaître ses manques, ses carences. Personnellement, l’homosexualité me paraît moins poser de problèmes quand elle est vécue sur la base de la reconnaissance du manque, du manque du désir de l’autre sexe.

Inversement, en tant qu’éthicien, le moment où elle me pose le plus problème, c’est quand elle s’accompagne de revendications et de justifications, quand il n’y a pas la reconnaissance de l’importance de la différence sexuelle.

La parole du moraliste dérange et rassure.

X. L. : Le  » b, a, ba  » de la morale sexuelle, c’est que chacun se débrouille comme il peut dans la vie. Cela doit aller de paire avec l’affirmation d’une normativité, c’est-à-dire l’affirmation que le meilleur pour le couple, c’est l’alliance de l’homme et de la femme. Chacun ne vit pas le meilleur, chacun est apte à reconnaître qu’il ne vit pas le meilleur, qu’il ne vit pas la sexualité la plus parfaite. Chacun est renvoyé à ses fragilités, à ses faiblesses en matière de sexualité. L’homosexualité en est une, même si peuvent y être vécues des valeurs comme celles que j’ai évoquées.

____________________________________________

[1]Mariage homosexuel, Homoparentalité et adoption : ce que l’on oublie souvent de dire. Essai de Gilles Bernheim, grand rabbin de France, 2012-12-21
http://www.grandrabbindefrance.com/mariage-homosexuel-homoparentalit%C3%A9-et-adoption-ce-que-l%E2%80%99-oublie-souvent-de-dire-essai-de-gilles-bern

[2]. Cf. http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20030731_homosexual-unions_fr.html

[3]. Cf. http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Discours-de-Benoit-XVI-lors-des-vaeux-de-la-Curie-romaine-_NG_-2012-12-21-890542

[4] Cf. http://www.aep.cef.fr/spip.php?article306

Lectures de la Fête de la Sainte Famille

1ère lecture : L’enfant donné par le Seigneur (1 S 1, 20-22.24-28)

Lecture du premier livre de Samuel

Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »
Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice habituel et celui du v?u pour la naissance de l’enfant.
Anne, elle, n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. »
Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Psaume : 83, 3, 4, 5-6, 9-10

R/ Seigneur, en ta demeure, toute paix, toute joie !

Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon c?ur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant ! 

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur c?ur !

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

2ème lecture : Dieu fait de nous ses enfants (1 Jn 3, 1-2.21-24)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ? et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est.

Mes bien-aimés, si notre c?ur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu.
Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l’accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît.
Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné son Esprit.

Evangile : Les parents de Jésus le retrouvent chez son Père (Lc 2, 41-52)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu parmi les hommes, Jésus, Sauveur ! Alléluia. (cf. Is 45, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent.
Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.
Patrick Braud

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