AdopteUnChrist.com !
AdopteUnChrist.com !
Homélie pour le 4° Dimanche de l’Avent / Année A
21/12/25
Cf. également :
Joseph, l’homme aux songes, priait, travaillait et aimait
Deux prénoms pour une naissance
L’annonce faite à Joseph, ou l’anti Cablegate de Wikileaks
1. Le meilleur site de rencontre
Connaissez-vous AdopteUnMec.com ? C’est une success story française depuis fin 2007. Ce site de rencontre en ligne se propose de redonner aux femmes la liberté de choisir l’homme avec qui elles veulent échanger (ou plus si affinité !). Pour cela, l’inscription des femmes est gratuite (29,90 € par mois pour les hommes !). Ce site connut un succès fulgurant, et comptait en 2015 plus de 10 millions d’abonnés (à parité égale hommes-femmes), symptôme de la difficulté de se faire adopter comme partenaire dans notre société pourtant ultra connectée…
Dans l’évangile de ce dimanche (Mt 1,18-24), c’est Dieu lui-même qui cherche à se faire adopter en la personne de Jésus, fils de Marie. Il n’a même pas besoin d’un site de rencontre pour trouver son père adoptif : Joseph, sur la base de l’engagement de ses fiançailles avec Marie, va accepter l’enfant avec sa mère, nous ouvrant ainsi la voie à une adoption spirituelle dont l’adoption physique de Nazareth était la figure.
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2. La réticence de Joseph et la nôtre
Certains textes apocryphes font de Joseph un veuf âgé, sans doute pour rendre plus crédible le fait de vivre « comme frères et sœurs » avec Marie après leur mariage. Mais cela n’explique pas pourquoi Joseph envisage la rupture de ses fiançailles : « il décida de la renvoyer en secret ». Pourquoi refuser dans un premier temps de jouer la carte de l’adoption ?
La plupart des commentateurs essaient d’expliquer la rupture des fiançailles par une infidélité supposée de Marie : si Joseph ignorait d’où venait l’enfant – sinon que ce n’était pas de lui – il pouvait logiquement en conclure que Marie avait trahi sa promesse de fiançailles, et donc qu’il lui fallait rompre avec elle.
Problème : Joseph « était un homme juste » ; et à ce titre il connaissait et appliquait la Torah. Or, que commande la Loi juive lorsqu’une jeune fille vierge fiancée à un homme couche avec un autre homme ? : « Vous les amènerez tous les deux à la porte de la ville et vous les lapiderez jusqu’à ce que mort s’ensuive » (Dt 22,23-24). Si Marie était adultère, il aurait été « juste » pour Joseph de la faire lapider. Alors que si Marie est innocente, il faut la sauver à tout prix.
Saint Jérôme concluait que la réticence de Joseph ne venait pas d’une supposée faute de Marie, mais de la grandeur du mystère qui le dépassait :
« Comment Joseph est-il déclaré juste, si l’on suppose qu’il cache la faute de son épouse ? Loin de là : c’est un témoignage en faveur de Marie. Joseph, connaissant sa chasteté, et bouleversé par ce qui arrive, cache, par son silence, l’évènement dont il [perçoit le grand] mystère » (sur Mt 1. 1, PL 26, 24).
Et saint Bernard renchérissait :
« Pourquoi Joseph voulut-il renvoyer Marie ? Prends cette interprétation, qui n’est pas la mienne mais celle des Pères : Joseph voulut la renvoyer pour la même raison qui faisait dire à Pierre : ‘Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur’ ; et au Centurion : ‘Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit’. Pierre trembla devant la puissance divine et le Centurion trembla en présence de la Majesté. Joseph fut saisi de crainte – comme il était humainement normal – devant la profondeur du mystère ; c’est pourquoi il voulait renvoyer Marie secrètement » (Homélie 2 sur le Missus est, PL 183, 68).
Aujourd’hui, en langage de coach, on dirait que Joseph souffre du syndrome de l’imposteur : il ne veut pas faire d’ombre à la paternité divine de Jésus en laissant croire aux autres que c’est lui le père de l’enfant. Les professionnels du coaching définissent ainsi ce syndrome de l’imposteur qui nous guette tous, à l’instar de Joseph, dans notre vie spirituelle :
« Mécanisme psychologique qui consiste à mettre en doute, de façon permanente ses capacités et à entraîner un profond sentiment d’illégitimité. Il combine autodénigrement, peur de l’échec et doute de soi. Lorsque des individus souffrent de ce complexe, ils font preuve d’une grande modestie car ils ont tendance à être dans le déni de leur propre valeur, s’estiment incompétents et de fait, ne s’approprient pas leurs réussites ou succès qu’ils soient d’ordre professionnel ou personnel. Ils attribuent le mérite de ces derniers, à des facteurs extérieurs tels que le hasard, la chance, les opportunités, etc. Persuadés de tromper leur entourage comme leur hiérarchie, leurs collègues, leurs amis, leur famille… sur leurs compétences/qualités et se considérant comme des imposteurs, ils mettent en place des stratégies de défense comme l’auto-sabotage, de peur d’être démasqués » [1].
Tout se passe comme si Joseph craignait de ne pas être légitime dans son rôle de père de Jésus, en se disant en lui-même : ‘Les gens vont croire que c’est moi le vrai père, et donc que Jésus n’est pas le fils de Dieu. Je risque de faire échec à la volonté de Dieu qui est de manifester son fils à Israël et au monde. Je ne serai pas à la hauteur du rôle qu’on veut me faire jouer. Je dois donc m’effacer…’ Il ne veut pas s’approprier l’œuvre du Christ en laissant croire que cela vient de lui.
Voilà bien notre réticence à nous aussi : nous avons du mal à imaginer que Dieu veut à ce point avoir besoin de nous que nous puissions l’adopter comme notre enfant. Nous nous persuadons ne pas être à la hauteur d’une telle demande : appeler Dieu « mon enfant » !
Comme le remarquait saint Bernard, c’est ce syndrome de l’imposteur qui fait dire à Pierre à genoux devant Jésus : « éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur » (Lc 5,8 après la pêche étonnante dans les eaux du lac de Génésareth). Il a conscience d’une telle disproportion entre la grandeur de Jésus et sa propre petitesse de pêcheur-pécheur qu’il ne se croit pas légitime à être le proche, l’ami.
C’est ce syndrome de l’imposteur qui fait reconnaître au centurion romain : « Je ne suis pas digne de de te recevoir… » (Mt 8,8). Il n’ose pas croire qu’un prophète juif puisse avoir pitié de lui, incarnation de l’oppression militaire de l’occupant romain.
C’est ce même syndrome de l’imposteur qui nous paralyse à notre tour pour adopter le Christ « en le prenant chez nous », en le faisant grandir en nous comme notre enfant bien-aimé : qui pourrait se croire à la hauteur d’une telle paternité ?
3. Qu’est-ce qu’adopter ?
Ce qui est en jeu, c’est bien d’adopter Jésus. Nous le savons avec les enfants nés de père inconnu : adopter, c’est donner un nom qui enracine dans une lignée familiale, dans une histoire, une généalogie, une culture, un pays. Dieu a besoin de Joseph pour que Jésus soit reconnu « fils de David » (Mt 1,1), donc de la descendance messianique annoncée par les prophètes d’Israël et de Juda.
Adopter le Christ, c’est l’inscrire dans notre famille, dans notre histoire personnelle et collective, en faire l’égal et le parent de ceux qui portent le même patronyme que le mien.
Adopter, c’est également donner des droits à cet enfant, et notamment le droit d’hériter de ses parents. Jésus hérite de Joseph le droit d’être de la descendance de David : il hérite de moi le droit de recueillir mon patrimoine, mes œuvres et mes réalisations, ma richesse et mes succès. Si j’accumule, c’est pour lui transmettre. Si je porte du fruit, c’est pour qu’il récolte.
Adopter, c’est encore « prendre chez soi », c’est-à-dire établir avec lui une intimité pleine d’affection et de respect, d’amour et de proximité, comme seul un père peut en avoir avec son fils.
Laisser le Christ habiter « chez moi » ; le laisser patiemment grandir en moi ; l’accoutumer à mes manières tout en le laissant prendre toute sa place ; l’éduquer à ma personnalité tout en acceptant qu’il soit autre : l’adoption est une aventure de compagnonnage mutuel, où rien n’est garanti par avance (il y a tant d’adoptions qui se passent mal à l’adolescence ou après !).
En un sens, tout père est adoptif.
« Un ami m’avouait un jour : « J’ai toujours eu pitié de saint Joseph qui me semblait un personnage falot chargé d’un mauvais rôle. Il n’était pas tout à fait un mari ni tout à fait un père. Mais j’ai découvert la force de sa mission quand je suis moi-même devenu père. À la naissance de mon premier enfant, j’ai été saisi d’un sentiment étrange. Ma femme tenait dans ses bras le bébé qui venait de sortir de son sein. Il faisait partie d’elle-même. Ce n’était pas mon cas. Le bébé s’interposait maintenant entre la femme que j’aimais et moi. Recouvert de sang, ses cris ne me le rendaient pas attirant. Je me suis dit intérieurement qu’il me fallait l’accepter, l’ « adopter » et le reconnaître comme mon enfant. Et, à ce moment-là, j’ai pensé à saint Joseph. Me voilà en train de vivre sa propre démarche d’ « adoption ». Quand mon deuxième enfant est arrivé, j’ai été de nouveau habité par les mêmes sentiments, et par la nécessité d’accomplir « l’adoption », même si je n’avais aucun doute sur ma paternité. »
Au fond, toute personne se trouve face au dilemme de l’adoption d’une manière ou d’une autre. Pas d’adoption, pas d’engagement, pas d’amour. Il me semble possible de parler d’adoption dans les différentes situations de l’existence : notre corps, notre famille, notre histoire, notre pays, notre sexe, nos travaux et missions … Nous avons à les adopter, sous peine de vivre en contradiction stérile avec nous-mêmes. À quoi bon rêver d’un autre corps, d’une autre famille et d’un autre pays ou d’une autre Église que la nôtre ? » [2]
4. Avec Marie, nous engendrons le Verbe en nous. Avec Joseph, nous l’adoptons chez nous.
Le plus difficile pour nous est sans doute d’inverser (sans la répudier pour autant !) la spiritualité de la filiation à laquelle nous sommes tant habitués. « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu » (1Jn 3,2), comme ne cesse d’en témoigner, émerveillés, les compagnons du Christ.
« Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi » (Ga 3,26).
« Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie “Abba !”, c’est-à-dire : Père ! » (Ga 4,6)
« Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté » (Ep 1,5).
Cette filiation adoptive est non seulement personnelle – par le baptême notamment – mais également communautaire, comme YHWH le rappelle sans cesse à son peuple : « N’est-ce pas lui, ton père, qui t’a créé, lui qui t’a fait et affermi ? » (Dt 32,6).
Joseph, en cet ultime dimanche avant Noël, nous invite à inverser cette symbolique de la filiation : nous pouvons devenir le père adoptif du Christ, chacun et chacune !
Les mystiques nous avaient déjà familiarisé avec la symétrique : avec Marie, nous pouvons devenir la mère de Dieu, chacun et chacune, selon la parole de Jésus : « Qui est ma mère ? Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » (Mt 12,50).
Saint Augustin (IV° siècle) s’écriait : « Que cette naissance se produise toujours, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? »
Maître Eckhart (XIV° siècle) prêchait que l’enjeu véritable de Noël est « la naissance du Verbe dans l’âme » : « Voici que nous entrons dans le temps de la naissance éternelle, par laquelle Dieu le Père a engendré dans l’éternité et ne cesse d’engendrer, afin que cette même naissance se produise aujourd’hui, dans le temps, dans la nature humaine » (sermon 101).
Angélus Silésius (XVII° siècle) affirmait : « C’est en toi que Dieu doit naître. Que Christ naisse mille fois à Bethléem, et non en toi, tu restes perdu pour jamais ».
Avec Marie, nous engendrons le Verbe en nous.
Ces deux expériences sont spirituelles et symétriques.
Spirituelles, car c’est l’œuvre de l’Esprit en nous, comme dans la chair de Marie et dans le songe de Joseph.
Symétriques, car c’est dans la mesure où je me réjouis, où je me reçois tout entier de Dieu comme son enfant que je peux en réponse le « prendre chez moi », l’adopter, lui donner mon nom, l’inscrire dans mon histoire, ma famille, en faire mon héritier.
Oui, la filiation et la paternité s’impliquent mutuellement : je suis réellement enfant de Dieu ; il est à son tour réellement mon enfant !
L’adoption en Jésus fait de nous les enfants adoptifs de Dieu.
L’adoption de Jésus fait de nous les pères adoptifs du Verbe de Dieu.
Chacun et chacune de nous peut faire cette double expérience spirituelle. Elle n’est pas réservée aux hommes, ni aux femmes. Elle n’est pas une entreprise héroïque (sinon nous serions des imposteurs) mais l’œuvre de l’amour gratuit de Dieu en nous.
Tu peux devenir la mère du Christ.
Tu peux également l’adopter comme ton enfant, avec Joseph.
C’est l’Esprit qui fait cela en toi, souvent sans que tu t’en rendes compte, sans que tu le saches, parce que tu te laisses faire, sans calcul ni intérêt.
Si tu es à l’écoute de tes songes – comme Joseph à Nazareth ou son patriarche homonyme en Égypte (Gn 37,5) – tu prendras le Christ chez toi, avec Marie sa mère, c’est-à-dire l’Église, et tu le feras grandir en toi, comme un père éduque et prend soin de son enfant.
Qu’à cela l’Esprit de Dieu nous aide tous !
____________________________
[1]. Cf. https://revue-europeenne-coaching.com/numeros/numero-16-09-2023/le-coaching-et-le-syndrome-de-limposteur-dans-la-prise-de-poste-du-middle-manager/
[2]. https://jevismafoi.com/saintjoseph-2/
LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)
Lecture du livre du prophète Isaïe
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon. »
PSAUME
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Qu’il vienne, le Seigneur : c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !
DEUXIÈME LECTURE
Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
ÉVANGILE
Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)
Alléluia. Alléluia. Voici que la Vierge concevra : elle enfantera un fils, on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ». Alléluia. (Mt 1, 23)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.
Patrick BRAUD
Mots-clés : adoption, Joseph, songe































